en nous
turelle soit unie nécessairement à la prière de notre divin Médiateur ; mais cette union serait plus parfaite, plus aimante, plus puissante, si on savait mieux cette grande loi qu'il faut prier avec Jésus. Jamais l'Église ne prie autrement. Qu'est sa liturgie, sinon l'expression enthousiaste, très ée et très pénétrante, de son union à la prière et à la vie de son Époux ? Toujours, partout, dans a pensée, Jésus est là priant. De là sa joie, de là onfiance, de là ses espérances, ses désii Il e insi de l'âme, surtout de l'âme
sacerdotale. Initia mieux que personne à la vie de l'Église, à sa prière, par là même le prêtre doit s; i voir mieux que les autres s'unir i ' vivanl et priant \>\r< de nous, e1 venant en nous, par lui-même ou par son Espril qui demande pour nous ;• mente inénarrable*
Quand je vois tant de mal en moi et dans le monde, tant de pauvreté des biens divins, je voudrais pouvoir traduire mon désir et ma prière par un cri ; je voudrais que ce cri fût si fort qu'on l'entendît jusqu'au sommet des cieux, et de tous les bouts du monde : cri pour moi, pour ma vie et pour ma mort ; cri pour les âmes dont le salut ou la perfection m'intéresse particulièrement, pour l'Église, pour la conversion des nations hérétiques, des infidèles, des juifs... du monde entier... Je voudrais pouvoir mettre dans ce cri toute l'énergie des anges, toute la tendresse des mères... Mais, ô Jésus, une union douce, humble, simple et confiante, à votre prière toute-puissante est plus efficace que ces cris dont parfois je rêve.