JESUS DONNE AU PRETRE SON CŒUR. 2 I
pas des sollicitations très particulières a Famour ?
« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes ! » Comprendre
1 le sens
C'est l'Amour même. Les flammes qui l'envi- du ' r" ronnent m'avertissent, — comme le symbolisme du Cœur, — que je suis devant la Charité même. Le culte, la fête du Sacré Cœur, je le crois, c'est le culte, la fête de l'Amour divin, de l'Amitié divine. Le prêtre doit plus que les autres chérir ce culte car Jésus l'invite le premier à l'amitié : « Toi du moins, mon prêtre, mon ami choisi entre mille, lui dit-il, réponds à mon amour. »
Voilà ce Cœur blessé ! Jésus se montre à moi D" Cœur
blesse.
le Cœur transpercé. Et sa Transfixion m'invite à l'imiter par le support aimant, courageux, des blessures. A elle seule, voilà ce que me demande cette plaie. Mais elle n'est pas seule, elle rappelle toutes les blessures de mon divin Ami, surtout les blessures des pieds et des mains ; elle me rappelle la Croix, non pas seulement la Croix de bois sur laquelle il fut cloué, mais la Croix que l'on traça vivante sur son Corps en perçant ses mains et ses pieds, la Croix qu'il garde à jamais dans les cieux. Voilà la vraie Croix, la Croix par elle-même adorable et souverainement aimable, le divin Signe de victoire : Jésus en personne, avec ses stigmates de crucifié à jamais glorieux.
Mais, du reste, n'oublions pas que, au tond, f n
2l6 LE PRÊTRE INTIME.
veutqu'iiyait Jésus se donne lui-même, et que notre culte du
don mutuel ' x
de laper- Sacré Cœur, le don de notre cœur, est un don
sonne entre 7 7
'prêtre.6 de n°tre personne à sa Personne. « Tout honneur, tout hommage et piété envers le Sacré * lko>- xni, Cœur s'adresse en réalité au Christ lui-même*. »
ibul., p. 31.
Tout ce qui me vient de lui implique un don de sa personne, et tout ce que je lui rends doit impliquer un don de la mienne.
Si je lui sacrifie, selon la pensée dé Y Imitation, tous mes biens de la terre, ce n'est rien. Si je lui sacrifie tout mon corps par une grande pénitence, c'est peu... Si je lui offre la science... si je lui offre de grandes vertus, une dévotion très ardente... il reste encore un grand sacrifice et souverainement nécessaire à lui offrir, et que je dois lui renouveler dans tous mes autres dons, c'est de lui donner ma personne*.
Que c'est honorable et que c'est doux : un don réciproque des personnes entre Jésus et moi, entre la Personne infiniment sainte et riche de mon Sauveur et ma personne bien pauvre ! Et ce don réciproque, je le veux ; mais je suis sûr qu'il le veut plus encore que moi.
Vous désirez souverainement, ô Jésus, que votre Personne et la mienne soient, en tout et à jamais, unies d'une union à part ; que nous offrions à deux le saint Sacrifice, que nous donnions à deux votre Eucharistie et tous les Sacrements, que nous enseignions à deux votre doc-
•Ct.Imit.Xi