‹ Le prêtre intimeChapitre 87 sur 191 · PI · texte numérisé non relu

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Ainsi l'amour du prêtre, en embrassanl Jésus, T2*u. s'élève-t-il, avec lui, tout d'abord vers Dieu, vers les perfections infinies : vérité, beauté, bonté,

amour... infiniment plus aimables que toutes les perfections rêvées par notre imagination, ou soupçonnées par notre intelligence.

Il s'élève, avec le Cœur de Jésus, vers le Père de qui vient tout don parfait pour Jésus dans l'éternité et dans le temps, vers la Source première et suprême de tout bien, de toute joie pour nous. Voilà, avec Jésus lui-même, dans le Tabernacle de nos églises, et dans le Tabernacle de notre âme, le premier objectif de nos adorations, de notre reconnaissance, de notre prière, de notre amour, cet amour esi Dira-t-on que c'est là quelque chose de bien

élevé, il est x L *■

pourtant bien élevé ? Je réponds que c'est en même temps

élémentaire L L -i

leprêtre. quelque chose de très simple. Il n'est, pour le comprendre et le pratiquer, que d'entrer dans la direction de l'Église, de se livrer à son culte. Méditez, par exemple, les oraisons de la sainte Messe : presque toutes s'adressent, — et avec quelle vénération, quelle tendresse, quelle confiance ! — à Dieu le Père de Jésus, même quand, à première vue, on pourrait s'y méprendre. La preuve en est dans la terminaison presque universelle : Per Dominum nostrum... qui tecum '!iL^r"/'" vwù et régnât in unitate Spiritus Sancti*.

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Celui qu'on prie, on le prie par Jésus son Fils : c'est donc Dieu le Père.

Nous consacrerions très utilement quelques méditations à étudier, à goûter au point de vue

du Père les oraisons de la sainte Messe. Ces oraisons sont assurément le cœur de la prière liturgique : on y trouve, avec la préoccupation dominante de l'Église et du Cœur de Jésus, la connaissance du Père par bien des traits lumineux et pénétrants, le colloque avec lui, la confiance filiale en sa miséricorde, en sa bonté toutepuissante, — qui nous manquent peut-être beaucoup.

Est-il difficile de nous pénétrer de ces prières, de ces lumières, de ces effusions, de ces résolutions ? Est-il difficile de s'unir, j'oserais dire de se laisser aller, à cette confiance/ à ce respect, à cet amour que l'Église sans cesse témoigne au Père ?

Si nous étions plus attentifs à des choses qui nous sont familières ; si d'autre part nous savions nourrir davantage notre âme de la doctrine souverainement importante sur le Père et l'Esprit - Saint, comme sur le Fils, ces choses nous paraîtraient bien simples.

Ce qu'on regarde souvent comme ce qu'il y a de plus élevé est en réalité ce qu'il y a de plus élémentaire.

Et je dis encore : c'est ce qui est tout premier dans le Cœur de Notre Seigneur : avant tout je dois admirer dans votre très sainte Ame, ô mon Sauveur et divin Ami, le culte du Père et de l'Esprit-Saint.

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