LE PRETRE AIME, EN UNION AVEC JÉSUS, L ESPRIT- SAINT DANS LES AMES
rLprï^saint L'Esprit-Saint, Consommation de l'amitié du echedenoPurs0" Père et du Fils, de leur joie... Terme de la vie de la Divinité, est la Personne la plus rapprochée, si l'on ose dire, des créatures. Il est leur voisin autant qu'il lui est possible à moins de s'incarner. Aussi faudrait-il beaucoup songer à l'intimité qu'il veut avoir avec nous, et dont il a pris l'initiative, bien que nous soyons si peu pressés de nous ouvrir à lui. Il entre continuellement en nous sans nous le dire : « Je me suis représenté ce divin Esprit comme l'air invisible que je respire et qui est ma vie ; il me semblait être cet air qui entre en moi et qui en sort, lui, Personne divine, suavement envieuse de la Personne du Fils, dont il convoite, pour ainsi dire, la Sainte' Humanité préparée par ses pro- •p. pabbb: près soins.* »
Œuvres pos- A
^iïTfrarii' ^e ^ois aimer à Ie v°ir remplissant ce rôle
UthieUeux.) d'ûitime pénétration dans la Sainte Humanité
de Jésus, habitant en elle, d'une habitation si
LE PRÊTRE, AVEC JESUS, AIME l'eSPRIT-SAIXT. 24<">
sainte, si aimante, si active, la faisant vivre, la conduisant, l'animant en tout : dans ses actions, dans ses souffrances immenses... dans ses joies.
Vous aimez d'un amour indicible, ô Jésus, votre divin Esprit, résidant ainsi dans votre Ame, dans votre Cœur. Et je veux l'aimer en vous, avec vous, de tout mon amour.
Vous l'aimez résidant et travaillant si merveilleusement dans l'âme de Marie : et quel charme sanctifiant je trouve à l'aimer là, moi-même, avec vous !
Vous l'aimez convertissant Madeleine ; peu à peu travaillant et perfectionnant l'âme de vos Apôtres, convertissant le bon Larron...
Vous l'aimez remplissant de joie l'âme des disciples dans le mystère de la Résurrection, les transfigurant à la Pentecôte, et je veux l'aimer avec vous dans ces mystères...
Les péchés que vous voyiez commettre contre l'Esprit-Saint provoquaient vos actes d'amour immense peur lui. Ces péchés, qui ne ^manquent pas non plus de notre temps, doivent m'inspirer envers lui d'autant plus d'amour.
I)u ciel ou du Tabernacle, votre Ame contemple dans l'Église, avec d'ineffables comptai- Ban ces, son œuvre d'illumination e1 de sanctification incessantes. Je veux, avec vous, Buivre cette œuvre, travailler, — par mes humbles et ardentes prières à l'accélérer dans les cœurs
déjà fervents, dans les pauvres pécheurs, dans les mourants... Je veux, en ceux qui me sont confiés, y collaborer avec zèle.
Ce travail de Y Esprit-Saint dans les créatures intéresse d'autant plus votre amour et doit d'autant mieux toucher le mien que l'immense œuvre surnaturelle en dépend : il prépare et aide toute action de purification et de sanctification par les sacrements... toute componction vraie, toute conversion, tout progrès dans la charité, dans les vertus divines, toute prière, toute louange sainte... tout enseignement du Souverain Pontife et du ■ Corps épiscopal uni au Souverain Pontife... tout degré d'intuition de Dieu au ciel, toute joie, tout transport dans l'éternité bienheureuse.
Quand l'Esprit-Saint prépare la conversion d'une âme, que son travail est déjà merveilleux ! Quelles relations multipliées, complexes, persévérantes ! Que l'âme est loin de s'en rendre compte ! ■
Dans l'âme en état de grâce c'est bien plus merveilleux encore : car outre les grâces actuelles de lumière, d'impulsion, elle reçoit mille et mille fois l'augmentation, — plus précieuse à son moindre degré que tous les mondes : — de la grâce sanctifiante, des vertus infuses théologales et morales et des dons infus de l'Esprit-Saint.
LE PRÊTRE, AVEC JÉSUS, AIME l'eSPRIT-SAI N T. 2l\-j
Et toute augmentation de la grâce sanctifiante est accompagnée d'une mission des Personnes divines : de Y Esprit-Saint envoyé par le Père, et le Verbe, du Verbe envoyé par le Père, du Père non envoyé, et qui vient de luimême spontanément, appelé seulement par son amour. Quelles visites multipliées et libérales, dont la multiplicité semblerait indigne de la majesté de Dieu, mais est digne de son amour !
Et que dirons-nous du travail éternel, — que parlé-je de travail ? — de la venue définitive des Personnes divines qui sont la Béatitude infinie !
En somme, un culte profond de l'Esprit-Saint En s°emmene se rencontre pas très souvent. Il est vrai, cuite profond disions-nous, qu'on répète volontiers son nom, ''iTrarf.3!"1 mais on sait peu les magnifiques choses qu'il SI tùns!0" exgrime.
On admire la vie, le zèle, les luttes, les victoires quand même de l'Église, on admire de belles âmes chrétiennes, surtout les âmes des saints... mais on songe peu à admirer, à aimer l'Ame divine do l'Église, de toutes les âmes saintes : l'Esprit-Saint.
On ne sait pas ! Et moi, prêtre, le. premier, je ne sais pas ! Je ne sais pas, malgré l'Évangile, le profond amour de .l<sus pour son Esprit, Esprit du Père aussi ; je ne sais pas, commeje
devrais le savoir, ce qu'est ce souffle infiniment puissant que Notre Seigneur donnait à ses Apôtres en soufflant sur eux, . qui transformait en quelques moments leurs âmes de la manière la plus miraculeuse, et depuis a converti le monde et voudrait nous changer.
Si nous nous décidons enfin à répondre aux désirs les plus profonds du Cœur de Jésus, nous étudierons cette physionomie infiniment suave, et puissante... de la troisième Personne. Nous donnerons un tout autre essor à son culte, très doux et très sanctifiant, dans notre âme et autour de nous.
Les fidèles, instruits par nous, ne se contenteront pas d'un culte verbal ; mais ils seront saisis par l'immensité d'amour, de paix, de joie divine, que signifie le nom de Saint-Esprit. Ils se laisseront embraser par ce torrent de flammes. Et combien notre ministère sera plus richement béni, plus consolé, plus efficace !
DIX-NEUVIÈME ELEVAT!) >N
LE PRETRE, EX UNION
AVEC SON AMI ADORÉ, JÉSUS
« Seigneur, Jésus-Christ, qui soumis a Marie et à Joseph, avez consa< rv la vie domestique par (Tinefî;il>les vertus : faites que, par Pinion de lun et de l'autre nous soyons instruits \>.\r les exemples de votn 3 mill-', el que nous jouis-iMi,de son éternelle m»
Met •< ■'•■ ; ; & iù te Famil: m.)
Le prêtre, en union avec Jésus son Ami adoré,
aime Marie, Joseph*. ™:£8ï
Séante Vierge et te
Prêtre.
Sous le Père et l'Esprit-Saint, Jésus aime, iP»^A^t) parmi les créatures, Marie et Joseph, d'un ^utet3 incomparable amour. comparable
De cet amour incomparable on peut donner c Sie1™ de savantes preuves. Mais il suffit pour s'en i"n fait aUSSi
, * sublime que
convaincre de se reporter à un fait aussi éloquent simpieprouve
et sublime que simple.
La Liturgie encore va nous le fournir : c'est la fête de la Sainte Famille. Ce fait très simple: la Sainte Famille, célébrée par la Liturgie Romaine, si l'on entend bien, nous révèle le fond des pensées de l'Église sur Marie et Joseph, et le fond de sa vie et de son culte à leur égard. Et par là même aussi, il nous dit la pensée intime de Jésus sur leurs grandeurs, et son amour à part envers eux. Ne pouvant ici rappeler la place de Marie et de Joseph dans le cycle liturgique, songeons seulement que l'Église a consacré par une fête très significative le culte rendu à la Sainte Famille toujours, au moins implicitement, depuis la visite des Bergers el des Mages, Entendons bien qu'elle n'honore pas seulement un mystère passé, mais un mystère qui dure toujours et durera éternellemenl dans sa substance, dans
cet amour.
• i:c Oraison
de la Messe
de la S .i rite
l'.imille.
<. « un bien letude théologique est
nécessaire
pour
voir la portée
de
la Liturgie.
les relations sublimes qu'il implique entre Jésus, Marie et Joseph. Si l'Église voulait seulement célébrer le passé, elle ne rendrait pas un hommage agréable à la Très Sainte Vierge et à saint Joseph. Ce serait leur dire : Voilà ce que vous avez été pendant qulques années, maintenant tout cela est fini, sauf le souvenir ; et elle ne demanderait pas à Dieu pour nous la grâce de partager le bonheur de la Sainte Famille dans le ciel : Fac nos... consortium consequi sempiternum *.
Il me semble que, si on analysait bien ce fait, sa portée, on aurait de Marie et de Joseph l'idée la plus vraie et la plus profonde.
Mais pour parfaitement saisir ici, comme ailleurs, les pensées de la Liturgie, il faut se faire une forte doctrine théologique sur Marie et Joseph '. Autrement leur fête est seulement un tableau qui repasse chaque année sous nos yeux, mais dont les sublimes et éternelles^perspectives ne nous saisissent pas ; et devant ce tableau silencieux de Bethléem ou de Nazareth, l'amour sans pareil de Jésus ne transparaît guère.
1. Dans Marie Intime et dans Saint Joseph Intime, nous avons apporté beaucoup d'autorités traditionnelles sur Marie et Joseph.
LE PRÊTRE, EN UNION AVEC JESUS, AIME MARIE* 'Ci. notre!»
appendice, On
rolame,
sur les Pré)
éternité.
Il faut, pour apprécier l'amour de Jésus, et de Marie. s'y unir moins imparfaitement, réfléchir au plan de Dieu avec lequel nous savons que cet amour sera toujours en complète harmonie.
Nous pouvons, comme FÉglise dans sa Litur- l» sainte*.
1 ' ° mille, et.Mari.
gie, remonter jusqu'avant le temps où naquirent ,«° p*fn'scule les abîmes, les montagnes, les sources des eaux. piaSed^H
Dès Féternité, Dieu conçoit et aime d'un amour à part, entre les familles ou chœurs angéliques, et au centre des familles humaines, une Famille incomparable ou le Fils de Dieu sera FEnfant, où une Vierge immaculée, miraculeusement féconde, sera la Mère, et un pauvre ouvrier, le Père virginal, le Chef.
C'est depuis toujours, évidemment, grand Dieu, que vous avez vu et aimé les choses surnaturelles telles que nous les voyons se dérouler. Si humbles, si contradictoires à nos vues humaines qu'elles nous apparaissent, elles sont telles que votre Sagesse infinie les a voulu< préférées de toute éternité. El ce Boni ces préférences divines qui nous disenl La grandeur VTaie des choses e1 des personi
grand dans votre pensée éternelle, ce n'est pas Babylone ou Rome... ce n'est pas Nabuchodonosor..., ou César, c'est Bethléem, c'est l'Étable : qui doit abriter un Enfant Dieu, avec sa MèreT et l'Époux virginal de Marie. Jamais rien ne sera si grand, si beau, si aimable que ce groupe. Dès l'éternité, ô Verbe, vous vous êtes dit : Cette humble femme, ma Mère, ce pauvre ouvrier r que j'appellerai mon père, me seront plus chers et plus précieux que les grands de ce monde, que les rois et les conquérants. Les richesses et les grandeurs terrestres ne compteront pas pour moi, au prix de leur pauvreté riche de vertus sans pareilles, de leur humilité grande de toutes les noblesses divines.
au cours des Et si je m'en vais suivant le plan divin au
siècles. l
cours des siècles, les préférences du Père, du Fils et du Saint-Esprit ne changent pas et vont toujours au même objet. A travers les familles d'astres dont la création leur plaît : Vidit Deus quod esset bonnm, au-dessus des familles ou chœurs des anges qui leur sont bien plus chersr parmi les familles humaines, parmi les familles du peuple choisi figures ou ombres prophétiques, Dieu chérit déjà d'un amour unique la Famille par excellence qui doit se réfugier un jour dans l'Étable de Bethléem ou vivra cachée dans une pauvre maison de Nazareth.
Ma,tn?re.Ca1' Pour revenir ensuite à Bethléem, nos ré-
flexions peuvent se transporter tout de suite au Calvaire.
J'aime d'y adorer, autant que le peut mon cœur trop pauvre, l'amour de Jésus descendant de la Croix sur Marie, comme sur la Femme par excellence, sur l'Eve du second Adam, qui, non seulement compatit à ses souffrances, mais veut les partager avec lui, et en les partageant enfante à l'Adam nouveau tous les hommes perdus par la coopération de la première Eve au péché du premier Adam.
J'essaye encore de pénétrer dans le ciel et d'y Mark an «et voir le Fils de Dieu assis triomphalement à la droite de son Père et faisant asseoir près de lui, dans une gloire sans rivale, Marie sa Mère, et, près d'elle, un peu au-dessous, mais au-dessus des autres saints et des anges, Joseph, son Père virginal, qu'il a pu laisser dans l'ombre, mais qu'il n'a pas dégradé de sa dignité unique, après celle de Marie.
Et de tous ces points de vue si beaux, si Marie *Bé«k-
-. a r • • • • • léem. — Ce
glorieux pour Marie... ie reviens avec 101e à qui ressort du
r J J mystère de
celui de Bethléem et de Nazareth. Là, je vois lifM^m. mieux, ou, du moins, plus suavement, que Jésus inden>hrrieble est Fils de Marie. Même alors que le Verbe éternel, le Fils de Dieu, ne peut pas dire encore, en termes articulés, à Marie : « Ma Mère », sa faiblesse, ses bégaiements qui tardent à devenir des paroles, ses pleurs, l'allaitement qui les apaise, tout en lui le crie.
Jésus, Fils de Dieu, Jésus Verbe incarné, Jésus passible, qui sera bientôt Jésus mourant, Jésus doit sa vie humaine à Marie, à Marie seule, à Marie, Vierge ineffablement pure en l'enfantant comme en le concevant.
com°arabîê. ^t Jésus, qui lui a donné ce rôle incomparable dans le monde créé, l'aime aussi d'un amour qu'il ne saurait concevoir pour d'autres créatures, et qui honore plus Marie que tous les honneurs possibles de la Création.
Quand Marie serait la Mère de milliards de
• a. Marie mondes immenses *, quand ces milliards de
Intime, p. ». x
mondes l'entoureraient d'hommages et d'amour en la saluant comme leur Mère, cela ne serait rien auprès d'un baiser filial que lui donne le divin Enfant : car ce divin Enfant est le Fils éternel de Dieu, infiniment plus grand et plus saint que tous les mondes, et Marie est sa Mère, et c'est cette vérité prodigieuse que redisent les regards aimants, les sourires, les larmes môme du divin Enfant.
L'Enfant Jésus reposant dans les bras de sa Mère qui l'offre au Père céleste, ou doucement bercé, ou nourri par elle, et répétant souvent un mot qui ravit Marie et le ciel: Ma Mère!... il y a là comme une liturgie divine plus honorable pour Marie que toutes les liturgies de la terre et du ciel.
Chez les hérétiques, des préjugés, chez nous
des irréflexions expliquent seuls que l'on pense si peu à ce fait très simple et en même temps prodigieusement grand et fécond : la Sainte Famille nous montrant, entre autres mystères, Jésus vraiment Fils de Marie, Jésus l'aimant d'un amour filial tel que doit être l'amour d'un Homme-Dieu.
Et moi, son prêtre, son ami, qu'il daigne Leprètredoit
. . . partager cet
choisir comme un autre lui-même, je veux par- amour, tager cet amour filial.
Je veux aimer Marie, sa Mère à Bethléem, et bientôt la mienne au Calvaire, d'un amour dont je n'aimerai jamais tous les hommes ensemble, tous les saints et tous les anges ensemble, d'un amour qui la contemple et la vénère comme transcendante sur toute la Création par la grandeur, par la bonté, par la miséricorde, par la tendresse.
LE PRÊTRE, EX UNION AVEC JESUS, AIME, APRÈS MARIE, SAIXT JOSEPH d'L'X AMOUR INCOMPA- RABLE.
J'aime particulièrement, ô Jésus, de vous adorer à Bethléem, à Nazareth, dans votre amour envers Marie.
Mais là aussi j'ai l'avantage et [a joi»1 <l«i vous ; ; .
vrai mariage entre elle et Joseph.
Dieu. Joseph voir dans votre amour envers Joseph. 0 Fils
vrai Epoux . .
- éternel de Dieu, vous 1 aimez comme le vrai Époux virginal de votre Mère, choisi par vous pour elle, de préférence à toutes les autres créatures.
Et puisqu'il est le vrai Époux de votre Mère, vous lui appartenez donc comme fils, de la manière la plus réelle et la plus profonde, au titre le plus sacré : vous êtes né, non pas selon la chair, mais véritablement, de son mariage virginal avec elle1, vraie filiation Le mariage, en effet, dit le Docteur Angé-
de Jésus o 7 . 7 o
àivsrardde ]ique* a deux manières d'être fécond : la ma-
saint Joseph , x
nière naturelle et ordinaire. Et c'est là quelque chose de prodigieux, quoique nous ne le remar-
non selon chair, mais virginale.
"" In IV ^nt.
v - quions guère.
Mais Dieu l'a honoré en lui donnant une autre
St ■!■
Jntimt
manière d'être fécond, si extraordinaire, qu'elle est unique, que nous n'y aurions jamais pensé : c'est l'Œuvre des œuvres divines.
Par le plus grand des prodiges, l'Épouse vraie, légitime au premier chef, de saint Joseph conçoit et enfante, par la voie la plus légitime aussi, un fils pour son Époux en même temps que pour elle-même.
Quoique Joseph soit étranger à sa génération
1. Nous avons exposé et développé avec complaisance cette doctrine traditionnelle dans notre « Culte de saint Joseph ».
matérielle, il se trouve, par le droit du plus vrai mariage, le père miraculeux de Jésus.
Et mille et mille fois le divin Enfant lui redira : « Mon Père ! » comme il dit à Marie a Ma Mère. ! »
Fils de Marie : Jésus Test plus véritablement que nous ne sommes l'enfant de notre mère, car Marie est son unique auteur humain, tandis que nous, nous avons un père et une mère ensemble pour auteurs de notre vie.
Fils de Joseph, Jésus Test aussi véritablement, parce que Joseph, Époux véritable de Marie, a droit sur son Enfant divinement légitime. Jésus est miraculeusement le fruit de son mariage, il est son fils.
Aussi Jésus aime-t-il Joseph d'un amour qu'il Amour à part
1 x de Jésus
ne peut avoir pour aucun homme : car aucune !-ji,r JosePhcréature n'est l'Époux de Marie, ni donc le Père virginal du Verbe fait homme.
Et nous, prêtres, nous devons entrer de grand '-e^;; eœur dans cette estime sans pareille, dans cet amour à part.
Mais peut-être sainl Joseph ne recueille-t-il dans notre vie qu'un amour et des hommages bien pâles et bien intermittents, inspirés par . plus que par la docl rine.
-i que nous n'avons pas couru la Sainti Famille telle qu'elle et dire comme le
centre des chœurs angéliques, «1rs familles
^inigjosedh humaines, des sociétés humaines, pour laquelle tout a été fait, autour de laquelle gravitent toutes les créatures matérielles, et doivent graviter tous les cœurs.
Je vous le demande, est-ce que Dieu n'a pas créé le ciel et la terre, les armées des anges, les armées des astres, et tous les hommes, pour son divin Fils, Dieu comme lui, pour ce petit Enfant qui naît à Bethléem dans une crèche, qui fuit en Egypte, ou travaille à Nazareth ?...
Et je vous le demande encore, est-ce que Dieu n'a pas, de toute éternité, voulu et aimé ce petit Enfant tel que je le vois, c'est-à-dire, avec Marie et Joseph ? Est-ce qu'il a jamais pensé à son Fils incarné, comme isolé, séparé de sa Mère et de saint Jospeh ?
Est-ce que saint Joseph s'est introduit là par surprise, usurpant les complaisances et l'amour à part du Père, et les tendresses, et l'amour et le dévouement filials de l'Enfant Dieu ?
0 prêtre, ami de Dieu, ami intime de Jésus, que la Sainte Famille, centre du monde, centre du ciel et de la terre, centre des âmes, soit d'abord le centre de votre vie; que, par l'amour, Marie et Joseph aient dans votre cœur la même place que dans le Cœur du divin Enfant, c'està-dire une place dont n'approche pas le reste des créatures.
LE PRÊTRE AIME MARTE ET JOSEPH. 2Ôl
Mais, du reste, le prêtre honorera avec fer- cuit* fervent
1 du protre en-
veur les autres saints et les anges. versiesanps
<-> et les saints :
Ils n'ont pas l'honneur incomparable comme ~ jy^Jf*
parce
saint Joseph d' « appartenir à l'ordre hyposta- î^iJurX tique* . Mais ils gravitent autour de la Sainte de Mainte Trinité, des Trois du ciel, et des Trois de la terre . dmi qui forment la Sainte Famille.
Et c'est précisément de graviter de plus près autour de la Sainte Trinité et de la Sainte Famille qui les rend particulièrement dignes de nos hommages et de notre amour. C'est de leur être plus intimement unis qui les rend plus sainl s.
Aussi comme le prêtre doit entrer dans l'amour de Jésus pour eux, et comme il doit les piicr de le rendre toujours davantage ce qu'ils sont eux-mêmes ; un satellite ardent d'amour envers Jésus, Marie, Joseph !
El ce satellite ardent ne se contentera pas de graviter avec amour autour d'eux. Il éclairera, il échauffera les âmes du même amour. Puisqu'il <•-( ami très particulier de Jésus, il le Bera nussi «le Marie et de Joseph : il voudra les faire <-<>n- Fi.nl re dans toute leur grandeur, dans leur beauté et leurs vertus admirables.
!l 1rs contemplera, les étudiera, surtoul dans la 1 héologie el la lit urgie, h il les élucide] avec la plus tendre piété devant les ii<lr|r<.