ÊTRE
bien-aire? Est- > Je ress avoir envers acerdo- [on sur -C., est de parlu ces : DIS pour o- > repréquer de ant que r NS.
Mais, dira quelqu'un, je respecterais bien tous les prêtres s'ils n’avaient parfois des défauts, et 81
Je comprends votre pensée, mon bien cher frère, vous voudriez peut-être, ce qui conviendrait fort bien du reste à la dignité du sacerdoce, que le Bon Dieu ait pris des anges du ciel pour en faire des prêtres? Ah!
que vous comprenez peu la bonté de Dieu pour vous.
Si le Bon jieu prenait un ange du ciel et vous le donnait pour curé de votre paroisse, vous ne pourriez seulement en supporter la vue, car les yeux du corps sont trop faibles pour voir la gloire, même du dernier des anges. Vous vous tiendriez tremblant et sans parole devant lui. N.-S. J.-C. lui-même n’a pu accomplir sa mission sur la terre et prêcher aux hommes qu’à la condition de cacher sa divinité et même d’apparaître comme un pécheur.
Mais supposez encore que l’ange que Dieu
vous donnerait pour curé,
reetnese montrerait à vous que comme
role de Dieu, ce
> € Qu'ainsi 11 vous expliquerait la pa-
Ile-ci par Exemple: 4 Zoites
de dignes fruits de Pénitence. ”(Ss Luc, III, 8) Vous vous “Mpresseriez d’aller Je trouver à-
Persévérance Des hommes qui trouveraient
le salut de
lérait la pale: 6e Faîtes Luc, III, 8) trouver àest bien fatence et de eu le male, et vous ir se releis ne pou- Mortifier, tes du pé- OUS faire :s efforts, us faire, vaise na- US a-t-il Comme Mortifi- 1ts à ré- )uronne
o et la eralent alut de
la nôtre. Nous les verrions à l'œuvre, et leur exemple joint à leurs paroles nous entraîne.
rait. Nous serions aussi moins gènés pour aller à confesse, car ils comprendraient mieux nos infirmités et sauraient COmpatir à nos faiblesses.
Voilà, mon bien cher frère, ce que vous ne manquerlez pas de dire, et c’est précisement ce que le Bon Dieu a fait par amour pour vous. La gloire de Dieu eût peut-être brillé davantage aux yeux des hommes, et la dignité des sacrements eût moins souffert si le sacerdoce eût été confié à des anges; mais de méme qu’en instituant la sainte eucharistie, N.- S. a oublié sa gloire et n’a écouté que son 2mour Pour nous, s’exposant à l'indifférence des chrétiens, aux Outrages des impies et à mille irrévérences, pour demeurer auprès de nous et s'unir à nous par la sainte communion; de même en instituant le sacerdoce, N..- S. n’a eu en vue que notre plus grand bien, notre plus grande facilité de faire notre Salut, et -ela à cause de l'amour prodigieux qu'un Dieu a pour sa pauvre, petite, chétive,
rame …
BAD AN ARS 66 anoaer re
Fa
D Sc
méchante créature. Voilà pourquoi il vous a donné pour prêtre un homme qui combat les mêmes combats que vous, qui aspire à la même récompense, qui est pour vous un charitable compagnon d’armes sur le champ de bataille de cette vie, toujours prêt à vous tendre une main secourable.
N'est-ce pas que le vénérable curé d’Ars avait bien raison de dire que “ le saccrdoce est l'amour du Cœur de Jésus;” et de s’écrier en parlant du prêtre : O mon Dieu! mon Dieu ! que vous nous avez aimés ! ” J'ajouterai encore cette raison, que Dieu permet que le sacerdoce soit confié à des hommes qui ont des défauts, pour mieux nous faire voir que la valeur des actes de leur ministère sacré, ne vient pas de leur sainteté personnelle, si grande qu’elle puisse être; mais que cette valeur découle des mérites de Jésus-Christ, au nom duquel ils accomplissent ces mêmes actes. Il faut voir sans cesse Notre-Seigneur Jésus-Christ au travers du prêtre, comme au travers d'un cristal, ce cristal fût-il parfois un peu obscurci.
vous a ombat re à la in champ de à vous
d'Ars doce s'écri- | mon jouteet que ui ont que la ré, ne Ile, si cette “hnist, nêmes gneur me au arfois
Avec le respect, la reconnaissance et l'o- ‘“béissance, vous avez encore, bien-aimés frères* deux autres devoirs à remplir envers le prêtre.
L'un de ces devoirs est de pourvoir, d’une manière honnête et raisonnable, le prêtre qui est chargé du soin de vos àmes, des choses nécessaires à l'entretien de la vie.
Le prêtre pourvoit à la vie de vos âmes, et vous, vous devez pourvoir à la vie de son corps. Ce n'est là qu'un devoir de stricte justice, et quand vous payez chaque année votre dîme ou votre support, vous ne faites pas là simplement un acte de générosité, mais vous accomplissez un devoir auquel vous ne pourriez pas plus vous soustraire, sauf le cas de réelle pauvreté, que vous ne pourriez négliger de payer vos dettes, ou de fournir à votre famille la nourriture et le vêtement. Dieu lui-même l’a voulu ainsi, et a dicté cette loi, que “ Z prêtre doit vivre de l'autel.” - Le précepte de la dîme.exis.ait dans l’ancien Testament, et N. S. qui est venu “ non pour détruire la loi, mais pour
Hu. Dir d'u LS "
ds
ANT MAN OUR Cet DSC
l’accomplir ” a voulu que sa sainte mère et st son père adoptif se soumissent à cette loi. P: Quand il fut présenté au temple, Marie of- Pi frit pour lui l’offrande exigée par la loi mo- re saïque. Lui-même, prêchant son Evangile, di payait le tribut à César; à bien plus forte
raison, donnait-il au temple ce que chaque pl fils d'Abraham devait donner chaque an- ti née, lui qui était si zélé pour la maison de tu son Père. N’est-1il pas juste en effet que le re prêtre qui a quitté sa famille, qui a fait de longues et pénibles études, qui a renoncé à tr toute position lucrative dans le monde, b pour se consacrer entièrement au service n des âmes, se mettant à leur disposition à toute heure du jour et de la nuit, et expo- P sant souvent sa vie au chevet des mou- S rants; n'est-il pas juste qu’il reçoive de :
quoi subvenir aux nécessités, de la vie, L sans préoccupation du lendemain, de la e main de ceux à qui il prodigue si généreu- c sement les bienfaits spirituels avec ses -tra- \ vaux et ses sueurs? t si votre générosi i
in 1 Un 666 Lit D VV
té, frères bien-aimés, lui donn
nère et tte loi.
rie ofloi moangile, s forte chaque ue anson de que le fait de Ooncé à nonde, service tion à EXDO-
mouve de la vie, de la néreues fra
Ps nerOosi
que le
strict nécessaire, n "est-il pas le père des pauvres; la veuve et l’orphelin ne vont- ils pas frapper d’abord à la porte du presbytère, et même le prêtre attend-il qu'on lui demande pour secourir l’indigent ?
Il est inutile, frères bien-aimés, d’eni dire plus long sur ce point, car votre esprit de justice et votre cœur généreux vous portent naturellement à l’accomplissement de ce devoir religieux.
I] n’en est peut-être pas de même de l’autre devoir dont il me reste à vous parler, car beaucoup de chrétiens semblent ne pas le connaître du tout. Je veux parler de la prière pour le prêtre. Oui ,bien-aimés frères, il faut prier pour les prêtres; car ils sont vos pères spirituels, les pères de vos âmes auxquelles ils ont donné la seule véritable vie, la vie de la grâce par le baptême et les autres sacrements. “Si le quatrième commandement vous ordonne d'assister votre père et votre mère de vos prières même durant leur vie; à bien plus
forte raison devez-vous prier pour les prêtres qui sont vos pères dans la vie surnaturelle.
Un prêtre saint, instruit, dévoué, pieux, est la plus grande faveur que Dieu puisse faire à une paroisse. Or, Dieu nous accorde généreusement ses dons, mais il veut que nous les lui demandions. C'est lui-même qui nous a enseigné à dire chaque jour: « Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien,” pour obtenir de sa bonté la nourriture qui soutient notre vie corporelle. A bien plus forte raison, devons-nous lui demander ce don inestimable d’un saint prêtre. Ce que nous obtenons de Dieu est en proportion de ce que nous lui demandons, et de la Foi et dela persévérance avec lesquelles nous le demandons. Si l’on prie peu pour les prêtres, Dieu ne leur donne généralement que des grâces ordinaires, et il réserve ses grâces de choix, celles qui font les grands saints, pour les époques, où, les fidéles, mieux instruits, honorent leurs prêtres, et font monter pour eux vers lL iel d’abondantes prières.
C'est N-S. J.-C. qui, le premier nous donne l’exemple de la prière pour le prêtre.
Pendant sa vie cachée de Nazareth, il prie
AL a |
OS. SO nn he mp
)ieux, est
sse faire rde génénous les li nous a NEZ-NOUS pour obsoutient e raison, stima ble nons de s lui derance a- ’on prie nne géet :] réfont les es fidèprêtres, d'abon-
Tr nous prêtre.
il prie
so sans cesse pour l'Eglise qu'il vient établir, et pour.les pasteurs qui doivent.la gouverner. Avant de choisir ses apôtres, il passe la nuit en prière; et lorsqu'il confère à St Pierre le titre de chef de toute l'Eglise, il l’assure qu’il a prié pour lui. Enfin il nous fait un précepte de la prière pour les prêtres en nous disant: “ Priez donc le maître de la moisson
qu'il envoie des ouvriers dans sa moisson.
(S. Math. IX, 38)
Cet exemple et ce précepte du Seigneur, l'Eglise les a toujours compris et pratiqués. Les apôtres n’imposaient les mains à ceux qu’ils associaient à leur ministère, qu'après avoir longuement prié et jeûné; et c’est à cette pratique des apôtres qu’il faut faire remonter l'établissement des Quatre-temps, jours pendant lesquels les fidèles doivent offrir leurs mortifications et leurs prières pour ceux qui vont prendre part aux ordinations, afin .que les évêques n’imposent les mains qu’à ceux qui en sont dignes, et que ceux-ci deviennent de fidèles ministres des autels.
Nous lisons dans les Actes des Apôtres
que lorsque St Le mis En prison pour la- Foi, l'Eglise toute entière priait pôur lui, Dans les épîtres que St Paul adresse aux fi. dèles des différentes églises il leur recom:
mande souvent de prier pour lui.
Si vous voulez bien réfléchir un instant, frères bien-aimés, sur la lourde responsabili- # qui pèse sur les épaules du prêtre, et sur les difficultés qu’il rencontre dans son saint ministère, vous comprendrez facilement que c'est une grande œuvre de charité, de prier pour le prêtre. Les prêtres en effet, devront rendre compte à Dieu de tout ce qu’ils auront fait où auront négligé de faire pour chacune des âmes confiées à leur sollicitude, Le jugement des prêtres, au jour de la mort, sera beaucoup plus sévère que celui des sim:
ples fidèles, précisement à cause des pouvoirs prodigieux que Dieu met entre leurs mains et des grâces singulières qu’il leur prodigue. C'est aussi pour cela que Dieu ne veut pas que les fidèles se permettent de juger,’ cri: tiquer, blâmer, censurer ieurs prêtres: c’est une chose qui est réservée aux évêques et au
n pour ur lui, aux firecom-
nstant, sabiliet Sur 1 saint nt que > prier evront ils au- Ir Chaje, Le Ft, se s Sim- UvOirs
mains digue.
IL pas Fr," Eh : c'est et au
pape sur la terre et à Dieu en tout temps; et
si les-fidèles ont des plaintes sérieuses ‘4 formuler contre un prêtre, ce qu’à Dieu ne plaise, au lieu d’en parler à tort et à travers, ils doivent après avoir prié pour ce prêtre, en informer l’évêque, qui, croyez-le, frères bienaimés, tient encore bien plus que vous à ce que tous ses prêtres remplissent bien leur devoir.
Loin d'agir avec cette sagesse, bien des chrétiens entravent sans cesse le ministère du prêtre par leurs plaintes et leurs récriminations, la plupart du temps injustes, et l’'empè chent de faire aux âmes tout le bien que lu inspire son zèle. Ne serait-il pas plus sage d'aider votre prêtre du secours de vos prières, afin que le bon Dieu féconde son ministère pour le plus grand bien de la paroisse et de votre âme en particulier ? Et s’il vous semble remarquer en votre prêtre un défaut qui fait obstacle au bien, au lieu de le faire remarquer à votre prochain et de nuire à la.réputation de ce prêtre, ce qui est beaucoup plus grave que de médire d’un simple fidèle,
priez pour lui afin que le bon Dieu, lui faisant apercevoir ce défaut, lui donne la grâce nécessaire pour s’en corriger. Imitez la charitable conduite des deux bons fils de Noé Sem et Japhet, qui couvrirent de leur manteau une inconvenance involontaire de leur père et méritèrent par leur piété filiale, la bénédiction de Dieu, pour eux et leurs descendants; tandis que leur frère Cham, pour avoir ri de son père, fut maudit avec toute sa race
Que pourriez-vous répondre, mon frère, lorsque, au jour du jugement, Dieu vous rendra responsable de ce que telle personne ne s’est pas convertie ou de ce que tel scandale n’a pas été éloigné de la paroisse? Vous croyez sans doute pouvoir dire: “ Mais, ‘“ Seigneur, je n’avais pas charge d’âmes; “ c'était à notre curé à voir à cela. ” Mais le bon Dieu vous répondrait: “ Oui, sans dou- ‘te, c'est votre prêtre qui devait avertir ce pé- “ cheur, éloigner ce scandale; mais c’est vous ‘qui, par vos critiques et votre manque de ‘ soumission, avez empêché ses sermons etses ‘ avertissements de porter leurs fruits. ” Enco-
chi re une fois, mon frère, qu’auriez-vous- à ré-
pondre à une telle accusation? et ne sentiriez vous pas alors toute la justice de la sentence de condamnation que Dieu porterait contre vous; la sentence portée contre Cham? Efforcez-vous donc désormais de mériter la bénédiction de Sem et de. Japhet, par votre obéissance, votre respect et la prière pour le prêétre.
Pour vous confirmer dans ces bonnes résolutions, je vais vous dire la plainte et les recommandations formelles que Jésus-Christ lui-même adressait à une sainte âme qu’ilfavorisait de communications extraordinaires :
(Marie Lataste ) ‘“ Ma fille, priez beaucoup, “ priez pour mes prêtres; on ne prie point “ assez pour eux. Les fidèles oublient trop “ qu'il y a des jours choisis par mon Eglise, “ pour demander les grâces qui sont néces- « saires à ceux qui doivent être initiés au sa- «“ cerdoce. Les fidèles oublient trop que c’est “ une obligation pour eux deprier pour.les « prêtres, qui sont leurs pères dans l’ordre du “ salut. Les fidèles oublient trop que c’est une
“ obligation pour eux de prier pour les prêé- “ tres, qui leur donne la vie de la grâce au bap- “ tême, la vie et l'entretien de la vie par les ‘ autres sacrements, et par le sacrement de ‘“ pénitence, la réparation de la vie, ou la ré- “ surrection à la vie qu’ils avaient perdue « par le péché. Les fidèles oublient trop de «“ prier pour les prêtres, qui ont toujours des “ bénédictions pour eux, au jour de leur nais- “ sance comme à celui de leur trépas; au ‘ jour de leur mariage, comme au jour où la mort vient les séparer. Oui, les fidèles « oublient trop de prier pour les prêtres, qui ‘“ consolent, qui soutiennent, qui relèvent, «“ qui encouragent ceux qui leur sont confiés; “ qui se dévouent chaque jour et à chaque ins- “ tant du jour pour eux; et qui dans le salut ‘ (les âmes,cherchent leur propre salut. Le ‘ prêtre épuise ses forces, en les appliquant “ constamment aux besoins des fidèles; il “ faut que les fidèles se le rappellent, et qu'ils “ rendent aux prêtres les forces qu'ils” dé- “ pensent pour eux, en demandant à Dieu “ de ne point laisser au dépourvu, ceux qu’il
lut
“ a choisi pour ses ministres sur la terre. Ma
«« fille, prnez beaucoup pour ceux qui’ prient ‘“ constamment pour vous, et quise donnent “ pour vous, comme je me suis donné moi- “ même sur la terre. ”
Ah ! que de bénédictions le bon Dieu répandrait sur une paroisse où la prière pour le pape, pour l’évêque, pour les prêtres serait en honneur! Comme la parole du prêtre se revêtirait de la grâce divine devant un tel auditoire et comme elle pénétrerait bien avant dans ces âmes pour y jeter de profondes racines de piété, d'amour de Dieu et du prochain. Comme cette parole, accompagnée des prières du peuple serait terrible pour le néché et miséricordieuse pour le pécheur.
Quelle effusion du St Esprit sur le pasteur et sur le troupeau ! Quels doux liens s’établiraient entre l’âme du prêtre et celle des fidè. les, par cet échange continuel de prières; car le prêtre, lui, par les devoirs mêmes de sa charge, doit prier chaque jour pour ses paroissiens.
Pour vous faciliter l’accomplissement de
ce devoir, trères bien-aimés, je vous présente ici quelques modèles de prières que vous ferez bien de réciter de temps à autre; au moins le Dimanche. Voici encore une pratique très facile et que le bon Dieu bénira, soyez en certains : lorsque vous voyez un prêtre monter à l'autel, ou se préparer à prêcher, dites. une prière pour lui. C’est un excellent moyen de se préparer à entendre la sainte messe: et à profiter du sermon.
Mère du divin Pasteur, priez pour nous.
gr eV DR À de RE UE