iV. Ùaurier, août iG
8. A\ 7io//é?/ paraît le aa juillet 1686 et le 2 mars 1G89. A^ Arthaiid, son vicaire, signe les registres depuis le mois d'août iG85 jusqu'en septembre 1688.
{). Louis Jamon. — D'abord vicaire de la paroisse, il signe en celte qualité les registres et administre les sacrements du a() avril 1689, jusqu'à la fin de cette année oii il signe comme curé. 11 reste à la tête de la paroisse jusqu'au 5 octobre 1700. François Gibert, prêtre, paraît pour la première fois le 3o août 1C92. Il est vicaire de Saint-André-de-Chalencon le 26 novembre 1698. Il signe comme vicaire de Chamalières à partir du /» décembre 1700 jusqu'au 9 novembre 1701.
10. N. Rome. — D'abord vicaire à dater du 17 novembre 1701, il apparaît comme curé du 28 août 1702 au 2 novembre 1707.
iT. N. Condy, du 28 novembre 1707 au 3 mars 1709. Il a pour vicaire, le 9 mars 1709, un prêtre du nom de GoUteyron, qui prend aussi le titre de chanoine de Retournac.
12. Jean Visconte signe pour la première fois les registres le 17 juillet 1709.
Avant d'occuper la cure de Chamalières, M. Visconte avait été vicaire de Saint-Marcel, près le Puy ; il avait aussi passé deux ans au séminaire Saint-Sulpice, à Paris. Nous avons pour preuve de ce double fait la lettre suivante adressée par lui à M. Pichot, procureur au Puy.
Ce 4 septembre 1711.
« Je vous prie. Monsieur, de dresser une requête à mon « nom à M. Girardin, sindic du clergé, par laquelle vous (( exposerez que l'on me demande mal à propos la capitation (( de 1707 et 1708, en qualité de vicaire de Saint-Marcel, (( attendu que j'étois à Saint-Sulpice à Paris ces deux années « où je payois une capitation bien plus forte que je n'aurois (( fait à Saint-Marcel. Je n'en produis pas la quitance, parce (( que j'étois dans une comunauté et que c'étoit l'oeconome (( qui la prenoit. Que je fus à Paris ces deux années, MM. les « supérieurs en sont informés. Je n'ay pas mon exeat, parce
(( que je Toubliai à Paris, mais s'il faut absolument une « attestation de M. le curé de Saint Sulpice, j'offre à en avoir « une qu'il ne me refusera pas. D'ailleurs, Mgr l'Evêque, qui (( étoità Paris en 1708, faira foy comme j'y étois et que j'y (( avois demeuré plus d'un an auparavant, et je ne crois pas (( qu'on exige que je prouve une chose si évidente, et qu'ainsi « je prie MM. de la Chambre ecclésiastique de me décharger « de la capitation de ces deux années, n'étant ni vicaire ni « même dans le pays, et payant ailleurs. Il n'est pas besoin « de papier timbré ; il n'en faut que de commun et simple- « ment présenter cette requête à M. Girardin, et vous aurez « la bonté de la -donner à M. Girardin le grand vicaire et « sindic du clergé? et vous me fairez réponse de l'effet que « cela aura fait, et ce qu'ils vous diront. Je satisfairai vos u peines et suis très parfaitement, Monsieur, votre très u humble et obéissant serviteur, Visconte, curé de Chama- « lières. »
En 17 18 et 1719, M. Visconte recevait des fermiers du prieuré trois cents livres chaque année de portion congrue.
En 1731, Jean Visconte, curé, et Jean- Antoine Faure, procureur d'office de Chamalières déposent devant le lieutenant général criminel de la sénéchaussée du Puy une plainte relative m aux excès, mauvais traitements, paroles injurieuses et trouble public (1) fait au service divin », dont s'est rendu coupable Dom Philibert La Chambade, aumônier. En conséquence, le lieutenant criminel prononce, le 19 juin, un arrêt de prise de corps contre le délinquant qui réussit à échapper à la justice et à intéresser en sa faveur Dom Jean-Antoine Delolme, promoteur de l'abbaye du Monastier, de manière à faire porter le litige devant lui. Nous ne connaissons pas la suite du procès.
Sous M. Visconte, il y avait à Pieyres, en 17A5, un clerc
(1) Il avait donné un soufïlet au procureur d'office au moment où celui'Ci chantait l'épître; il > avait traité le curé de f... gueux et l'avait menacé du poing.
minoré, Jean Gibert, sur le point de recevoir le sous-diaconat. Jean Gibert et Anne-Marie Ramousse, ses père et mère,, lui constituent le 26 janvier, comme titre clérical, une pension annuelle et viagère de cent livres (1).
Jean Visconte résigne sa cure, le 3 des nones de mai 1747, en faveur de Jean Hilaire, de la paroisse de Saint-For tu nat, du Monastier, vicaire de Saint-Georges-l'Agricol. Ayant obtenu ses provisions de Rome et le visa des vicaires généraux du Puy, le 18 juin 1748, il prend possession de la cure le 26 du même mois, assisté d'Etienne Laniel, prêtre de Ghamalières, en présence de Dom Antoine- Ennemond Odde de Triors, sacristain, Toussaint Gallice, Alexis Layes et Pierre Domaizel, religieux (2). Evincé par le curé suivant, il dut rester vicaire de Saint-Georges, où nous le trouvons le 9 septembre 1767. Quant à Jean Visconte, il mourut le 26 juin 1748.
i3. Joseph-Hilaire Faure, chanoine de Saint-Paulien, nommé à la cure de Ghamalières par le prieur de Lamée, fait viser sa nomination par Mgr Lefranc de Pompignan, le 28 juin 1748. Il en prend possession le 3o, assisté de Messire Jean Sabatier, chanoine et vicaire de Retournac, en présence de Messires Pierre de Soulages de Lamée, prieur de Ghamalières, de dom Antoine-Ennemond Odde de Triors, sacristain, et Pierre Domaizel, religieux' (3).
J.-H. Faure signe les registres comme curé de Ghamalières du 16 août 1748 au 11 mai 1751. A cette époque, nous trouvons au chef-lieu un prêtre du nom d'Etienne Laniel. Né le 10 août 17 14, il est prêtre en 1745. 11 signe les registres du 10 juillet 1748 au i3 mars 1762. Il fait son testament le 26 septembre 1747 : il donne -vingt livres au curé et trente livres aux religieux pour messes. Le 20 août 1749, il passe reconnaissance au prieur de Lamée de diverses propriétés: ce qui prouve qu'il était dans une certaine aisance. Il mourut vers 1755.
Au temps de M. Faure, un autre prêtre nommé N. Gheva-
(1) Minutes de Bernard, notaire à Rosières.
(2) Minutes de Saby, notaire de Roche-en-Régnier, 13J ibid.
lier, signe les registres en qualité de curé-commis, le 7 juin 1751. Joseph-Hilaire Faure derient à la fin de septembre de cette année, curé de Rosières ; à la fin de septembre 1754, il passe à la cure de Saint-Pierre-Duchamp.
14. Jean Hedde, d'abord curé-commis du 19 juin au 29 septembre 1751. Il devient dès lors et reste curé en titre jusqu'au 27 décembre 1754. A cette époque, il passe à la tête de la paroisse de Rosières.
i5. Jean-Pierre Guzin Couder t, originaire de Saint-Georgesl'Agricol. 11 signe les registres de catholicité de cette paroisse le i4 mai 1749. Il signe pour la première fois comme curé ceux de Ghamalières, le 10 octobre 1754. Voici une note laissée par lui dans les registres : i L'an 1761, M. le curé de Ghamalières a fait bâtir l'écurie, la chambre qui est au-dessus, dont la porte donne dans le jardin et le galetas aussi dessus ladite chambre dans le jardin de la maison curiale, le lout à ses propres dépens ». Il signe pour la dernière fois les registres le 29 mai 1768 et devient à cette époque curé de Rosières. Il avait fait, pendant son passage à Ghamalières, au questionnaire à lui adressé par les auteurs de VHistoire du Languedoc une réponse que nous ayons transcrite en son entier (^). Jean- Pierre Guzin Goudert résigne sa cure en faveur du suivant, le ,i4mars 1768.
i6. Jean-Louis Vigouroux, prêtre du diocèse du Puy, prend possession de la cure de Ghamalières le 26 mai 1768, assisté de Jean Hedde, curé d'Yssingeaux, selon le cérémonial accoutumé, en présence de noble Glande Jourda de Vaux de Ghabanoles, sieur du Rhulier, de Messire Alexis Pons, prieur de Saint-Maurice. Il signe pour la première fois les registres le 7 juin 1768.
Les 17 mars 1769 et Si mars 1770, agissant en vertu d'une procuration à lui passée par André Gortial, gradué de l'université de Valence, chanoine de la collégiale Saint-Georges, de Saint-Paulien, il notifie au prieur de Lamée les grades de celui-ci. Le 3i mars 1 784» il prête à Eymard et Jean-Pierre
(i) Voir ci-dessus, p, îil,
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Gibert, de Pieyres, une somme de huit cent vingt livres. Le 3 1 décembre de la même année, Marie Soulier, fille dévote dé Ghamalières, lui vend un petit jardin contenant un tiers de boisseau, sur le chemin de Ventressac, au prix de vingt-quatre livres. Enfin, le 20 avril 1785, André Avinent et Claudine Liogier, de Ventressac, lui vendent aussi un petit jardin, joignant le précédent, d'un tiers de boisseau, au prix de trente livres (1). Il signe pour la dernière fois les registres le i5 avril 1792. C'est de lui que M. A. Boudon a écrit dans son excellent ouvrage. Les Manicipalités da Puy pendant la période l'évolutionnaire iV : « Jean-Louis Vigouroux, ex-curé de Chamalières, figure sur la liste des Emigrés de la Haute-Loire en 1798 et sur celle des prêtres déportés. »
11 avait eu pour vicaire Toussaint Montagnac, né au Puy, inscrit sur la liste des Emigrés en 1793. 11 fut déporté à Bordeaux le 17 mars 1799, transféré à Saint-Martin-de-Ré le 7 mai de la même année, libéré enfin le i" mars 1800 (3).
Jean-André Sollier, prêtre originaire de Chamalières, paraît dans divers actes du 20 mars 1792 au 19 avril 1795. Il figure aussi sur la liste des Emigrés de la Haute-Loire en 1798 et sur céUe des prêtres déportés.
i7. Jean-Guillaume Avit, né au Puy le 10 mars 1767. Il signe les registres du 10 mai au 26 décembre 1792. Le 7 janvier 1793, il figure comme membre du Conseil général de la commune. 11 signe dès lors en cette qualité les actes de naissances, de mariages et de décès jusqu'au 28 pluviôse, an IL Un décret de la Convention du 3o mai 1796 obligeait les prêtres qui désiraient remplir du ministère dans les églises ouvertes au culte à faire une déclaration devant la municipalité du lieu. Le curé Avit fait, en conséquence, la déclaration suivante devant la municipalité du Puy :
« Aujourd'hui, 26 messidor an III de l'ère républicaine.
(1) Minutes de Piagnieu, notaire de Chamalières.
(2) Tom. il, p. 410.
(3) A. Boudon, ouvrage cité, II, p. 380, — Semaine religieuse du Pwî/, I, p. 301.
Jean-Guillaume Avit P% curé de Chamalières, habitant au Puy, a déclaré qu'il se propose d'exercer le culte connu sous le nom de culte catholique, apostolique et romain, dans l'étendue de cette commune, et qu'il lui soit donné acte de sa soumission aux lois de la République, conformément à la loi du II prairial an 111 ». — Le même fait une déclaration semblable le 26 octobre 1796 W.
A la fin de 1797, on exige de nouveau la prestation du serment des prêtres , qui veulent rester inscrits sur la liste des pensionnaires ecclésiastiques du trésor public. A cette occasion, Jean-Guillaume Avit, domicilié au Puy, qui recevait une pension annuelle de 800 livres, prête encore une fois serment (î).
(1) A. BocDON, Les Municipalités du Puy pendant la période révolutionnaire, IV, p. 12.
(2)/6/rf,, p.317.