‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 95 sur 132 · III. — Curés et Vicaires · texte numérisé non relu

III. — Curés et Vicaires

I . Robert Lacoiirt ou Lascours est pourvu par le Souverain Pontife, le 9 des calendes d'avril i538, de l'église paroissiale de Saint-André-de-Chalencon, par suite de la résignation en sa faveur du précédent curé (-). Il était sans doute encore à la tête de la paroisse le 10 septembre i5/fi3. En tout cas, à celte date, Antoine Sagne, de Chamblas, reconnaît devoir à Jacques Gravel, à Antoine Sicard et à André Despins prêlres (sociétaires) la somme de vingt livres tournois ou la pension annuelle de vingt sols pour fondation de messes. Acte reçu Valicon, notaire royal.

2.. Benoît Philippon {?). — Le 9 janvier i547, Pierre Vàssel, de Malcros, paroisse de Solignac, déclare devoir aux prêtres et serviteurs de l'église de Saint-André, recevant pour eux Benoît Philippon, prieur ou curé, et Claude Gervais, vicaire, la somme de trois livres tournois ou trois sols de pension annuelle pour fondation de messes. Acte reçu Fournier.

3. Jean Pic, ves 1570. — La 20 octobre 1691, peut-être sous l'administration de ce curé, Jean Tabart, de Chalencon, lègue aux prêtres de Saint-André une somme de neuf livres ou neuf sols de reate, à charge par eux de dire deux messes chaque année pour le repos de son âme.

4. Jean-Pierre Perhet reçoit, le 17 octobre 1601, au nom des prêtres de Saint-André, l'engagement pris par noble Antoine de Veyrines, sieur dudit lieu et de Lherm, de leur payer une somme de vingt écus ou trois livres de rente annuelle, à charge par eux de dire a une messe à haute voix

(1) Archives nationales, G^l, fol. 443, verso.

(2) Abbé DE Sdrrel de Saint-Juuen, La Collation des bénéfices du diocèse du Puy, page 59.

de l'office des morts n chaque premier lundi du mois, et de prier pour noble Jacques de Veyrines, son père, Anne de Corbière, sa mère, Catherine de Laroux, sa femme et pour ses autres parents.

5. Jean Pic (?) curé, Vital Maisonseule et Vital Lafont, prêtres, reçoivent en leur nom et au nom des autres prêtres de la paroisse, le i" mai 1608, l'engagement que prend Claude Faure, de Prades, de leur fournir une somme de six livres ou six sols de rente pour obits. A la même date, Pierre Chapelle, de Montpreyt, leur donne une rente de quinze sols annuels pour la môme raison. — Actes reçus Valicon, notaire royal .

6. Jean Montagne, curé, et Vital Maisonseule, prêtre, reçoivent, le 20 juin 16 ro, en leur nom et au nom des autres prêtres de Saint- André, la déclaration par laquelle Jacques Jarrel, de la Gazelle, reconnaît leur devoir une somme de dix livres ou dix sols de pension annuelle pour cinq messes des morts à dire à certains jours déterminés. Le i5 décembre i6i4, Mathieu Salibon, du Meynis, reconnaît leur êlre redevable de vingt livres tournois pour arrérages de cens. Le 20 mai 1616, Vital Lafont, de Veyrines, leur lègue une somme totale de trente-six livres ou trente-six sols de rente annuelle pour douze messes à dire chaque année le premier mercredi de chaque mois, en l'honneur du Saint-Esprit, de Notre-Dame, du Saint-Sacrement, de saint André, de saint Vital, de saint Antoine et des trépassés. Le 7 juillet 1626, cette fondation est à la charge de Jean et Pierre Ribeyron, laboureurs de Montager, qui en passent reconnaissance à Jean et à Jacques Montagne, frères, curé et vicaire de Saint-André. — Acies reçus Valicon, notaire royal.

, Le 4 novembre 1625, Jean Montagne, de Gounon, reconnaît leur devoir une somme de cinq livres ou cinq sols de pension annuelle pour une messe annuelle. Le 3 avril i633, Françoise Fournier, épouse du précédent, fonde une messe en l'honneur de Notre-Dame de septembre, pour laquelle elle lègue une rente de cinq sols. Le 2 octobre i635, François Ribeyron fonde six messes annuelles moyennant une rente de trente sols. Le

24 février t638, Jean Gibert, du Pédible, paroisse de Retour^ nac, déclare devoir à Jean Montagne, curé de Saint-André, et à Jacques Montagne, vicaire, une somme de six livres ou une rente de six sols, qu'il hypothèque sur un pré à la Madeleine.

Jean et Jacques Montagne, frères, curé et vicaire de Saint- André, paraissent pour la dernière fois dans les actes que nous avons compulsés, le 3o avril i645. A cette date, Claude Sicard, de Longefont, paroisse de Saint-Julien-d'Ance, recon-. naît leur devoir une somme de douze livres en principal ou douze sols de rente pour trois messes annuelles.

Nous insérons ici deux actes que nous ne savons à quel curé rattacher. Le 5 septembre 16/19, ^ital Rosier, procureur d'office de Ghalencon, fait son testament. Il donne aux prêtres de Saint- And ré et au vicaire de Ghalencon trente sols de pension annuelle pour six messes à dire chaque année, savoir, à la Saint-André, les jours de Sainte-Gatherine, de la Nativité de Notre- Seigneur et des Morts ; à Ghalencon, aux fêles de Saint- Michel, de Notre-Dame de Février et de Saint-Vital. L'acte est passé en présence de messire Gibert Petit, Aicaire de Ghalencon.

Le i'' mai i65i, Jean Boudet, de Veyrines, paroisse de Saint- André, s'engage à payer aux prêtres de ce lieu pour acquitter une fondation faite en leur faveur, en i64o, par Marie de Maison seule, dudit lieu de Veyrines, une somme de vingt-qualre livres une fois ou une rente de vingt-quatre sols. La fondation consiste en six messes chaque année, savoir cinq aux fêtes de Notre-Dame et une à la fête de sainte Marie- Madeleine. Elle est hypothéquée sur une terre et un pré appelé Le Mont. Actes reçus Valicon, notaire.

7. Claude Dumas, docteur en théologie, curé de Saint- André, était originaire de Grazac. Il apparaît pour la première fois le 16 mai 1669.

A cette date, Barthélémy Ribeyron, notaire royal de Ghalencon, voulant corriger les manquements qu'il pourrait avoir commis touchant les fondations faites par ses prédécesseurs en l'église paroissiale de Saint-André, lègue aux prêtres

de cette église la somme de quatre-vingts livres en principal ou quatre livres de pension annuelle à prendre sur Jean Bernard, de la Garde. Les prêtres devront dire en retour trois messes le jour de Saint-Benoit, de Saint-Barthélémy et de Saint-François. Fait à Prades, en présence entre autres de Claude Dumas, curé de S t- André. Acte reçu Valicon, notaire.

Claude Dumas signe pour la première fois les registres le 7 janvier 1670, et pour la dernière fois le 20 août 1689. 11 fait son testament le 6 septembre suivant. Il demande à être enterré dans l'église paroissiale ; il veut que l'on invite à ses funérailles les prêtres des paroisses voisines, que l'on donne aux pauvres six setiers de seigle le jour de son enterrement, quatre à sa quarantaine, six à son anniversaire ; de plus, à chaque office, du'potage assaisonné de pois en quantité suffisante. Il donne cent messes de six sols chacune aux prêtres de Grazac et de Saint-André. Il nomme Pierre Pontvianne, son vicaire, en qui il a toute confiance, son exécuteur testamentaire. Il lègue une rente de cinq livres à ses successeurs pour l'église de Saint-André et le reste de ses biens à ses neveux. Il fait enfin dresser un état sommaire des effets appartenant à l'église, qui se trouvent dans les armoires de la cure. Les voici : un soleil (ostensoir), un calice, une croix, deux ciboires, un plus grand, l'autre plus petit pour porter le bon Dieu, le tout d'argent ; une chape de damas blanc, une chasuble blanche, deux de satin rouge, une violette et une noire. Acte reçu Jean Théoleyre, notaire royal.

Claude Dumas mourut peu de temps après avoir fait son testament. « Le 11 septembre 1689, lisons-nous dans les registres, a esté enterré messire Claude Dumas jadis curé de l'église de Saint-André, décédé le 10° dudit mois entour les trois heures du matin après avoir receu tous les sacrements. Ont assisté au convoy messire Anthoine Girard, prebtre de Chalancon, et messire André Bienfait, prebtre et vicaire de Saint Maurice soussignés, et autres ses parens et amis. Signés : Pontvianne, curé, Géraud, prebtre, Benfayt, prebtre » .

N* Gibert, prêtre (vicaire peut-être) administre les sacrements les 20 et 22 août i68t,

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8. pierre Pontvianne signe pour la première fois les regis-^ très le ii septembre 1689. Il figure comme témoin, le 18 juillet 1691, dans l'acte d'association des religieuses de Saint-Joseph de Saint-André. Le 11 septembre 1699, François Dumas, de Grazac, neveu du précédent curé, lui cède tous les arrérages de rentes, lods, dîmes et obits qui peuvent lui être dus comme héritier de son oncle. Acte reçu Dufau, notaire.

Pierre Pontvianne signe pour la dernière fois les registres le i3 octobre 1708 et ne tarde pas de mourir, u Le troisième novembre mil sept cent huit a esté enterré messire Pierre Pontvianne, curé de Saint-André, décédé le premier dudit mois et an, après avoir reçu les sacremens. Ont assisté au convoy M. le curé de Saint-Georges-Lagricol, M. Trioleyre, vicaire de Saint-Julien-d'Anse. Signés : Michel, vicaire, Dupoux, curé de Saint-Georges, ïhéoleyre ».

Pierre Pontvianne avait eu pour vicaires : i. Jean Boyer, 18 juillet 1691-29 juin 1698; 2. François Gibert, originaire de Ghamalières, déjà prêtre le 3o août 1692, vicaire de Saint- André le 26 novembre 1698, puis de Ghamalières du 4 décembre 1700 au 9 novembre 170 1 ; S. N. Michel, 2b octobre i-^o8i4 mai 17 16, vicaire sous trois curés.

9. Louis Condy signe pour la première fois les registres le 27 décembre 1708, et pour la dernière le 4 août 17 10. Tombé malade le lendemain, M. Dales, curé de Solignac, fait un baptême à sa place. 11 mourut le 6 et fut enterré le 7 août. Après la mort de Louis Gondy, un prêtre du nom de Treslemont signe une seule fois les registres en qualité de curé, le 11 novembre 17 10 ; il fut sans doute évincé par le suivant.

10. Jean-Joseph Barbaston administre le sacrement de baptême pour la première fois le 5 janvier 171 1. Le 10 janvier 1720, il assiste à l'enterrement de M. Dales, curé de Solignac-sous-Roche, et le 20 septembre 1729, à celui de M. Brun, autre curé de Solignac. Il signe pour la dernière fois les registres comme curé le i3 décembre 1740. A cette époque, il résigne sans doule sa euro en faveur du suivant. U devint

alors et resta jusqu'à son décès chapelain de Chalencon. Il mourut le i8 mai 1761, à l'âge de 79 ans, après avoir reçu les sacrements avec toute l'édification possible.

Il avait eu de nombreux vicaires : i. N. Michel, que nous connaissons déjà ; 2. Jacques Roux, 18 mai 1717, décédé le ai/septembre 1720, à l'âge de 87 ans ; 3. N.Exhrayat, 9 octobre 1720-12 octobre 1728 ; 4. N. Deluc, i3 janvier-24 novembre 1724; 5. N. Michel, 26 octobre 1725-21 février 1729; 5. N. Montagne, 20 octobre 1729-7 septembre 1731 ; 7. A^. Mamet, i3 novembre i73o-i5 juillet 1787 ; 8. N. Gimbert, 27 septembre 1732-14 mars 1784 ; 9- N. Perbet, 16 août 1787- 12 septembre 1741 ; 10. N. Mosnier, i4 janvier 1788-

7 juillet 1740.

Sous M. Barbaston et jusqu'à la Révolution, la paroisse de Saint-André eut constamment deux vicaires.

II. Antoine Mamet, ancien vicaire de la paroisse, signe pour la première fois" les registres comme curé le 16 janvier 1741» et la dernière, à notre connaissance du moins, le 24 avril 1776.

Il avait eu pour vicaires, outre M. Perbet, dont nous avons parlé : I. N. Badiou, 21 octobre 1741-27 novembre 1742; 2. N. Genestet, 26 janvier 1745-1°'' février 1747 ; 8. N. Champagnac, 18-28 janvier 1745 ; 4- N. Laval, iç) mars 1747- 26 février 1748 ; 5. Joseph Duchamp, 28 mars 1748-

8 mai 1759 ; 6. A^. Vidal, i5 avril 1752-28 décembre 1754; 7. A^. Poty, 18 décembre 1755-21 janvier 1757 ; 8. Claude Gallien, déjà vicaire le 6 mars, 1757 donne par testament du 6 mars 1764 quatre-vingts livres pour réparations à l'église de Saint-Pierre -Duchamp, sa paroisse natale, trente livres pour réparations à celle de Saint-André (acte reçu Saby, notaire à Roche) ; il vivait encore le 28 novembre 1768 ; 9. A^. Thésard, 17 septembre-5 novembre 1761 ; 10. A'^. Besset, 8 janvier 1762-29 novembre 1768; 11. A^. Valicon, 28 décembre 1768-27 février 1768; 12. A^. Hilaire, ^ ]uin 1768-8 décembre 1769 ; i3. N. Delaigue, 21 décembre 1768-25 juin 1769; i4- A^. Pontvianne, 2 août 1769-8 avril 1770 ; i5. A^. Perbet, 17 avril-2 mai 1770.

Sous M. Mamet, il y avait à Saint- André des prêtres ori^i-

naires sans doulc de la paroisse : N. Benoît, 1755-57 ; N. Durand, 1759-61, et N. Pontvianne, n mai 1767-2 février

12. André Cortial. — Nous n'avons pu découvrir les registres tenus par les successeurs de M. Mamet. Nous savons cependant que M. Cortial était curé de Saint-André le 5 septembre 1781. Sous la Révolution, le 4 janvier 1791, le procureur de la commune lui reproche de n'avoir pas voulu lire en chaire les décrets de l'Assemblée nationale. 11 adhère néanmoins, le 6 février suivant, avec Jacques Roland, son vicaire, à la Constitution civile du clergé et prête le serment schismatique.

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