‹ Le prince d'Aurec; comédie en trois actesChapitre 27 sur 85 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

DE HORN

C'est vrai. Seulement mes diamants ne sont pas de famille. Ils me ressemblent, ce sont des bijoux parvenus.

LA DUCHESSE, à Honlrejeaa.

Et vous, Montrejeau ?

MONTREJEAU.

Voilà. J'avais d'abord résolu de paraître en chouan, avec le chapeau, la cocarde, pour rappeler la fin héroïque du grand grand-père !... Vendée... Bocage... Mais, à la réflexion, — on réfléchit, n'est-ce pas? — j'ai pensé: pénible!... et puis les chouans... pas très pavane. Alors, toc, changé mes batteries...

MONTADE.

Et qu'est-ce que c'est ?

MONTREJEAU.

Duc d'Épernon. Simple Épernon.

LA DUCHESSE

Délicieux !

MONTADE.

Ça vous ira comme un gant.

LA PRINCESSE

Mais vous, ma mère, dites à ces messieurs...

DE HORN

Oui, madame la duchesse, nous brûlons de savoir...

MONTREJEAU.

Oui, nous brûlons

LA DUCHESSE

Ah! je n'ai pas cherché midi à quatorze heures... Ma couturière voulait une Catherine de Médicis.

MONTADE.

Oh!

LA DUCHESSE

N'est-ce pas? C'est une figure antipathique. Aussi, je me suis décidée tout de suite pour madame de Maintenon.

DE HORN

Heureux choix.

MONTREJEAU, montrant le portrait de Louis XIV.

A cause de lui ?

LA DUCHESSE

C'est possible.

Page 1