MADEMOISELLE DE SERQUIGNY
Veine!
Allons ! en place ! Bavardera plus tard. Mesdames, messieurs... Mademoiselle... Messieurs les musiciens... Ceux qui n'en sont pas, débarrassez la piste. Là. Rappelez-vous, n'est-ce pas? Qui dit pavane, dit danse noble. Noblesse. Dansons, soit, amusons-nous, grelots de la folie... mais restons nobles. Pas sortir de là. Ah! Et puis n'oubliez pas? A la fin de la pavane, chaque cavalier embrasse sa danseuse. Eh bien, ce baiser... (n imite le bruit du baiser.) léger, léger... Glissez, mortels. Tout le monde m'a saisi?
MONTADE, à Montrejeau.
Un enfant vous comprendrait.
Tout le monde s'est placé, en vis-à-vis, pour la danse. MONTREJEAU.
Suffit, (aux musiciens.) Messieurs, une, deux, trois... Nagez.
La pavane est attaquée Elle est dansée par les huit personnes, les couples ainsi répartis : le comte de Gançay et la baronne de Bertamont. — Le baron de Borlamont et la comtesse de Gançay. — Montrejeau et madame de Saint-Patrice. — Frnysières et mademoiselle de Serquigny. Les propos suivants sont échangés tout eu dansant, et en évoluant, avec des rires.
GANÇAY.
Je vous recommande Bertamont quand il tend le jarret.
MONTREJEAU.
Silence. Monsieur de Bertamont, pas en mesure.
AOTE DEUXIÈME 57
BERTAMONT.
Les musiciens font exprès de me précéder.
MONTREJEAU, à Bertamont.
Rattrapez-les. Madame de Bertamont, vous êtes sur un mauvais pied.
MADAME DE BERTAMONT.
C'est la faute à M. de Gançay.
GANÇAY.
Moil
MADAME DE BERTAMONT.
11 me tient des propos inconvenants.
GANÇAY.
Oh! madame.
MADAME DE GANÇAY, à madame de Bertamont.
Excusez-le. Il en dit plus qu'il n'en fait.
MONTREJEAU, arrêtant tout.
Pas possible de travailler dans ces conditions-là...