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Le prince Eugène à la princesse Auguste.
Mantoue, 16 mars 1814 au soir.
Les dernières lettres de Paris nous donnent quelque espoir de paix, et on m'assure que tout devait être terminé le 18. Espérons qu'avant le l*""^ avril notre sort sera entièrement terminé, car lu ne pourrais pas attendre plus longtemps à le lixer au lieu définitif de tes couches, et si
alors tu peux réellement encore voyager, nous choisirons une petite ville du midi de la France. Mais tout cela dans le cas où rien ne finirait, et cela n'est pas possible.
N" LXl.
Le même à la même,
Mantoue, 19 mars au soir.
Ma bonne Auguste , je te renvoie la lettre de l'Emperenr, et j'y joins celle qu'il m'a adressée sur le même sujet; elles prouvent bien qu'il se repent de ce qu'il nous avait écrit primitivement pour ton départ. LEmpereur m'envoie en chiffres l'autorisation de m'arranger avec le roi de Naples; cela est trop tard , je crois ; il y a trois mois que je la demande; mais enfin j'essayerai. Ne parle de cela à personne, car le traité doit être secret.