‹ Le Prince Eugène en 1814, réponse au Maréchal Marmont, publiéeChapitre 16 sur 30 · N* XVII · texte numérisé non relu

N* XVII

Le prince Eugène à la princesse Auguste.

Vérone, 28 Janvier 1814.

Gifflinga est revenu aujourd’hui de Naples. Le roi est décidément contre nous, et il sera à Bologne d’ici b quelques jours ; je vais donc me préparer b un mouvement sur le Mincio, pour être de lb (dus b portée de passer le Pô, et donner sur le nez des Napolitains, si l’occasion s’en présente,

II faut penser sérieusement b ton voyage, quoique je sois certain de pouvoir toujours te prévenir. Rien ne peut t’empêcher de passer par Turin, le col de Tende et Nice pour aller b Marseille-, la route de Gênes serait peut-être moins sûre, b cause des Anglais, qui sont toujours le long des côtes:

(*) Le général Trlalre, aide de camp du prince et écuyer, devait accompagner la vice-reine en cas de départ.

• Tu feras bien de dire à Triaire de faire partir pour Aix ou pour Marseille mes caisses de livres et de cartes topographiques.

Adieu ma bonne Auguste.

Eugène.

N* XVIU.

Le prince Eugène à la prineesie Auguste.

. Golto, 0 février ISIS.

Encore une bataille de gagnée, ma bonne et chère Auguste ; l’affaire a été chaude et a duré jusqu’à huit heures du soir, en même temps que je passais le Mincio pour attaquer l'ennemi, il passait lui-même sur un autre point. Je l’ai pourtant battu et fait près de 2, oOO prisonniers. Nos troupes se sont bien conduites, surtout l’infanterie Ma santé est bonne ; je suis seulement très-fatigué.

Eugène. .

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