N* VII
Saint-Cloud , 18 novembre 1813.
Mon fils,
J’ai reçu votre lettre sur la situation des esprits en Italie. J’envoie à Gênes le prince d’Essling avec 3,000 hommes tirés de Toulon. Je vous ai envoyé aujourd'hui un ordre pour la formation de plusieurs sixièmes bataillons. Vous y aurez vu que vous pouvez compter sur un renfort de la h 10,000 hommes, et qu’en outre 40.000 hommes seront réunis avant le I" janvier à Turin et a Alexandrie. On fera encore de plus grands efforts. Dans’ ce moment, tout est ici en mouvement. Ne vous laissez point abattre par le mauvais esprit des Italiens. Il ne faut pas compter sur la reconnaissance des peuples. Le sort de l’Italie ne dépend pas des Italiens. J’ai déjà 000.000 hommes en mouvement. Je puis employer là-dessus 100,000 hommes pour l’Italie. De
votre côté, remuez-vous aussi. Écrivez au prince Jîorghèse. Il me semble que la grande-ducbesse et le général Miollis pourraient envoyer des colonnes dans le Rnbicon. J’ai envoyé le duc d’Otrante b Naples pour éclairer le roi et l’engager b se porter sur le Pô. Si ce prince- ne trahit pas ce qu'il doit h la France et b moi , sa marché jtourra être d’uu grand effet.
Votre affectionné père, Napoléon.