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c'est dû à la pitié qui parait vous gagner à mon égard; je dois vous informer que je ne mérite pas cette pitié. Je suis d'âge à avoir le droit d'exprimer mon opinion, et je crois que sous ce rapport nous sommes tous deux de précoces vieillards (sic).
Vous mettez à ma disposition les colonnes de «l'Union Nationale,» avec la prétention un peu hasardée que mes écrits serviront mieux votre cause que la mienne.
Nous laisserons l’avenir décider une question aussi importante. Quant au présent, Je vous laisse la supériorité du style, mais non celle de la cause.
Je vous envoie ma lecture telle qu’elle a été lue. .En cela je ne fais qu’accepter votre invitation. |
Vous y VOrrez :
‘10. Que je n'ai jamais ciétefläu que l'intérêt matériel dût prévaloir sur l'intérêt Rep ea
Que vous vous êtes abusé sur la Ke de.ma thèse : je n'ai pas dit que les distinctions nationales dûssent disparaître, mais seulement qu’une
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nationalité ne doit pas avoir la suprématie sur les autres ; que toutes ces nationalités distinetes doivent se confondre en Canada dans'une nationalité générale, fusionnant les diverses fractions de la nation, pour.ce qui regarde les intérêts généraux de ces nationalités. | Fi 30. Qu'en disant que c'était une absurdité de prétendre que la langue et là religion coustituassent la nationalité, je bâsais mon assertion sur des faits indéniables, puisqu'ils sont historiques : les Etats Unis d’Améri- ‘que, la Confédération Germanique, etc., etc:, forment des nationalités qui n'ont pas pour bâse la langue et la religion. 40: Que je’ n'ai jamais flétri les peuples quine sont pas restés fidèles à leurs tradiions nationales. Prétendrez-vous dire que des canadiens-français forment un peuple, les canadiens-anglais un autre peuple, les canadiens-irlandais un troisième peupleé* qu'il ya autantde peuples que de fractions etd’origines diverses ? Le Canada renfermerait ainsi avec ses:trois pauvres millions d'habitants autant de peuples quele globe en contient, Je
p'ai jamais flétri les peuples, mais j'ai flétri ces fractions de peuples, qui, refusant d'accepter le sort que la Providence leur assigne, savoir, de its des Canadiens une seule pation, cherchent à se séparer, à s'affaiblir, sous le prétexte ridicule qu'elles doivent demeurer telles qu'elles étaient au lieu d'où élles sont parties. mé
-6o. Que ceux qui ont travaillé à empêcher l'émancipation de la raison humaine, ont fait du peuple du Canalu un troupeau de moutons dont on achète la laine sur le mar- &hé de la corruption ; tandis que nous, qui tendons à l'émancipation de la raison humaine, nous nous efforçons de faire de ce peuple un peuple pensant, comprenant ce qu'il veut et ce qu’il fait. Il est réellement peu flatteur pour vos lecteurs de leur faire éroire que vous désirez le statu quo de la raison humaine. |
6o. Que j'aime mon pays ke Canada plus que la France, qui n’est presque “plus rien pour nous. Toutes vos déclamations et vos phrases à sensation n'abouti- Font pas à nous faire aimer la France, qui
DES Tage no PES SENS
hôüs est étrangère, de préférence au Cats:
da, qui est notre pays. Prouvez-nous que la France est notre patrie, alors je conviendrai qu’en la trahissant (dans le sens qué vous donnez à ce mot), je suis aussi lâche que célui qui trohit Sa famille: Sinon, vous
prouvez simplement que vos deux colonnes
à mon adresse ne sont qu’une enfilade de mots aussi vides que sonores.
To. Que celui d’entre nous deux qui ac-.
cuse Dieu et l'ordre établi par sa' divine
Providénte, (sic) n’est certainement pas
moi, puisque je désire voir les habitants du Canada, condamnés par la destinée à vivre sur ce 86l, s'unir entr'eu:: pour aimer et chérir le pays que Dieu leur a assigné.