IV AVERTISSEMENT
je suis convaincu que l'âme qui est en nous est à la fois principe de la vie et principe de la pensée. J'ai tâché de répondre aux objections nouvelles qui m'ont été faites, les unes par des psychologues, les autres par des médecins et des physiologistes . J'ose même, sur certains points, être plus affirmatif et plus hardi ; je ne me contente plus de citer des témoignages, je parle en mon nom quand il s'agit de montrer l'impossibilité d'expliquer la formation des êtres organisés sans un principe unique, directeur et formateur. Je n'admets plus qu'il y ait des phénomènes de la vie absolument inconscients; je crois que la vie est inséparable d'une certaine conscience plus ou moins sourde, suivant l'opinion que j'ai soutenue dans une récente publication l.
Enfin, j'insiste davantage sur le secours que peut donner la physiologie à la psychologie pour la démonstration du spiritualisme, si bien que j'aurais pu prendre pour titre : le Spiritualisme démontré par la physiologie.
\ . De la Conscience en psychologie et en morale, 1872, bibliothèque philosophique de Germer Baillière.