‹ Le prisonnier de HamChapitre 70 sur 70 · VII. Caroline, sœur de TEmpereur, née en 178$ f · texte numérisé non relu

VII. Caroline, sœur de TEmpereur, née en 178$ f

fut reine de Naples. Elle épousa , en 1800 , Joachim Murât. Elle mourut à Florence en 1838. Elle eut deux fils et deux filles.

1 . AchUU, né en 1801, s'est fixé en Amérique , où il épousa une parente de Washington. Sa mère n'ayant pu lui donner une grande fortune , il se créa lui-même une

dans les Florides , où il se fit planteur et même Il mourut sans enfants en 1847.

2. Lucien, second fils de Mural, né en 1803, ressemble au contraire beaucoup à son père par sa Utile et son caractère. C'est un homme de près de six pieds, d'une grande corpulence, intrépide cavalier, infatigable chasseur , et portant dans la mauvaise fortune un caractère toujours serein et toujours satisfait. Il a épousé une Américaine dont les qualités sérieuses et l'esprit cultivé seraient remarqués partout. Il est aujourd'hui représentant du peuple. Il a plusieurs enfants.

\OTES.

3. Lœtitia, née en 1802, a épousé le comte Pepoli de Bologne. Elle a trois enfants.

il, Louise- Car w line , née en 1805, a épousé le comte Rasponi de Ravenne. Elle a deux enfants.

Vin. Pauline, sœur de l'Empereur, née en 1780, fui remarquable par son extrême beauté. Elle dédaigna les grandeurs , préférant à l'autorité le pouvoir qu'exercent la grâce et l'amabilité. Elle épousa en premières noces le général Leclerc. Elle raccompagna à Saint- Domingue. Son mari ayant été atteint de la fièvre jaune, elle le soigna pendant toute sa maladie avec beaucoup de courage, et ramena son corps en Europe. En 1803 elle épousa le prince Borghèse. Elle n'eut pas d'enfants. Elle mourut à Florence en 1825.

Branches collatérales.

I. Eugène Beauharnàis, vice-roi d'Italie , se distingua sous l'Empire par son courage et sa loyauté. Il naquit en 1781. II épousa, en 1805 , la sœur du roi actuel de Bavière. Il mourut à Munich en 1824. Sa femme , la princesse Auguste, ducbesse douairière de Leuchtenberg, est aujourd'hui en Bavière.

Le prince Eugène eut deux fils et quatre filles.

1. Auguste , né en 1810 , jeune homme de la plus haute distinction, épousa la reine Dona Maria en 1835, et mourut subitement , la même année , d'une angine, à

2. Maximiiien , né en 1817, a épousé, en 1839, la grande-duchesse Marie , fille de l'empereur de Russie. II a deux filles.

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3. Joséphine , née en 1807, a épousé, en 1823, le prince Oscar, aujourd'hui roi de Suède, Elle a trois garçons et une fille.

4. Eugénie, née en 1809, a épousé le prince de Hohenzollern-Hechingen.

5. Amélie , née en 1812 , a épousé , en 1829 , don Pédro I er , empereur du Brésil.

6. Théodoîinde , née en 1814 , a épousé , en 1841 , le comte Guillaume de Wurtemberg.

II. Stéphanie Beauharnais , née en 1789 , épousa , en 1806 , le grand-duc de Bade. Elle devint veuve en 1818. Elle demeure à Manhein. Elle eut deux garçons et trois filles. Les deux garçons sont morts en bas âge , les trois filles existent.

1. Louise , née en 1809. Elle épousa le prince Wasa, mais divorça en 1843. Elle a une fille.

2. Joséphine , née en 1815, épousa, en 1834, le prince de Hohenzollern-Sigmaringen. Elle en a trois filles et un garçon.

3. Marie y née en 1847, épousa, en 1843, le marquis de Douglas , fils du duc HamilttHh

NOTES

(Note 2, page 15.)

Pendant que ce livre était à l'impression *, une accusation sérieose a paru contre le prince Napoléon-Louis dans ('Histoire de {'Europe , par M. Capefigue. Quoi-

que nous ayons , aans le cours ae noire récit , reraDii ia vérité à cet égard , nous croyons devoir y reyenir, en mettant sous les yeux du lecteur les pages mêmes de M. Capeûgue, ainsi que la lettre du prince à laquelle elles ont donné lieu. On rendra , nous en sommes assurés, pleine justice à la modération de cette réponse, provoquée par une injustifiable attaque, partie d'un homme que ses tendances connues écartent de toute sympathie pour le gouvernement actuel de la France.

Nous ferons observer, avant tout , que M. Capefigue se conireaii îui-meine lorsque , oans le cours au même chapitre , il établit que « le premier devoir d'un roi est de. respecter son serment, et que celui d'un historien est de respecter la vérité. »

En prenant pour base de son accusation les articles du Moniteur, il a trop facilement oublié que ce journal est un organe passif de la dynastie régnante , et qu'il n'a de valeur historique et sérieuse que dans sa partie officielle.

Extraits de l'Histoire de V Europe depuis Va* vénement du roi Louis-Philippe. Tome IX , chapitre IV. « On lui offrit donc de passer en Amérique » comme les Murât ; un de ses oncles y avait longtemps

NOTES. 161

» demeuré ; son nom le ferait respecter partout Le jeune

• Louis Bonaparte accepta cette condition par une lettre » convenable , en donnant sa parole qu'il ne s'aflrancht- » rail pas de son ban ; puis une décision du conseil an- » nonça que le roi, dans sa clémence, avait commué en

• un exil en Amérique toutes les peines méritées par » Louis-Napoléon. » Même volume, chapitre vu. t À » Test de nos frontières , de nouvelles négociations exi-

• geaient des armements ; la Suisse, depuis une année , » était restée calme, et l'on ne songeait plus à la propa- » gande sévèrement comprimée , lorsque le gouverne- » ment français apprit que le jeune Louis Bonaparte y » avait cherché asile une seconde fois. On se rappelle » qu'après l'arrestation des conjurés de Strasbourg, une

• décision souveraiue avait été prise à l'égard de Louis » Bonaparte , qui consentait à un exil aux États-Unis , » en échange d'pn jugement et d'une longue captivité. » Louis Bomparte avait donné sa parole d'honneur de t ne plus revoir l'Europe ; à peine aux États-Unis, » le jeune homme apprend la grave maladie de sa mère; » il accourt sur-le-champ au chevet de la duchesse de » Saint-Lcu ; il s'inquiète peu de la parole donnée, et le

• motif d'y manquer lui paraît suffisamment légitime. »

Lettre du prince Louis Napoléon à M. Capefigue.

«Londres, \0 novembre 4 846.

d MONSIEUR,

» La grave accusation formulée contre moi dans le

• deuxième %ekiaie de votre Histoire ée t Europe me » force à m'adresser à vous pour réfuter une calomnie

NOTES

» déjà vieille , que je ne m'attendais pas à voir remettre » en lumière par l'historien de Charlemagne à qui je de- » vais le souvenir de quelques mots flatteurs.

o Vous croyez que, lorsqu'en 1836 je fus expulsé de » France, malgré mes protestations, j'ai donné ma pa- » rôle de rester perpétuellement exilé en Amérique , et » que cette parole a été violée par mon retour en Eu- » rope. Je renouvelle ici le démenti formel que j'ai si » souvent donné à cette fausse allégation.

» En 1836 , le gouvernement français n'a pas même » cherché à prendre ses sûretés avec moi , parce qu'il » savait trop bien que je préférais de beaucoup un juge- » ment solennel à ma mise en liberté. Il n'a donc rien » exigé de moi , parce qu'il ne pouvait le faire , et je » n'ai rien promis , parce que je n'ai rien demandé*

» En 1840, veuillez vous en souvenir, M. Franck - » Carré, remplissant les fonctions de procureur général

* près la Cour des Pairs , fut forcé de déclarer lui-même » que j'avais été mis en liberté sans conditions. Vous » trouverez ces propres paroles dans le Moniteur du mois » de septembre. Vous vous en rapporterez , je l'espère 9 » à un homme qui s'exprimait ainsi en lisant mon acte » d'accusation. Je pus donc avec une conscience très- » libre repartir pour l'Europe en 1837, et y venir fer- » mer les yeux de ma mère.

» Si la préoccupation de ce pieux devoir m'avait fait

» oublier une promesse jurée, le gouvernement fran- » çais n'aurait pas eu besoin, après la mort de ma mère, » de réunir un corps d'armée sur la frontière de Suisse

• pour décider mon expulsion ; il n'aurait eu besoin que » de me rappeler ma parole. Si , d'ailleurs, j'y avais man-

NOTES

qué une première fois , on ne me l'eût pas demandée une seconde, comme on Fa fait pendant mon séjour à Ham , lorsque Ton discutait les conditions de mon élargissement Si je m'étais fait, comme vous semblez le croire , un jeu de ma parole , j'aurais souscrit à cette exigence , tandis que j'ai mieux aimé rester six ans captif et courir les risques d'une évasion que de me soumettre à des conditions que mon honneur repoussait.

» Permis à vous , Monsieur, de blâmer ma conduite politique , de torturer mes actes et de fausser mes intentions ; je ne m'en plaindrai pas : vous usez de votre droit de juge ; mais je ne permettrai jamais à personne d'attaquer ma loyauté, que j'ai su , grâce à Dieu, garder intacte au milieu de tant de cruelles épreuves.

■ J'attends avec confiance, Monsieur, que vous donniez à cette lettre une aussi grande publicité qu'à vos propres écrits.

» Recevez l'assurance de ma considération distinguée.

> Napoléon Louis. »

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