LES PRÉCÉDENS, JOHNSTON
JOHNSTON
Tenez -vous prêt, on vient de m'avortir.
i4 LE PRISONNIER DE NEWGATE.
Je sais que l'on me juge.
jo'hnston.
Et vous allez sortir.
Moi , je ne verrai plus souffrir un honnête homme. Heureusement qu'ici jen vois peu ; mais , en somme ? C'est encore pour moi beaucoup trop d'en voir un; Et tout irait bien mieux s'il n'en venait aucun.
PADERBONN.
À me voir délivré votre âme s'intéresse?
JOHNSTON
Beaucoup , et ce n'est pas, monsieur, par politesse Que je vous parle ainsi : je n'ai point de jargon , Et je suis tout-à-fait concierge de prison; .Un peu brusque parfois, mais pourtant un bon diable.
WALFRED.
Johnston, vous êtes bon, honnête, serviable ; Toujours le malheureux ici vous bénira.
JOHNSTON
Johnston à son retour vous félicitera.
WALFRED.
Je cours me préparer. Le Ciel est juste,
PADERBONN.
Ecoute :
L'homme cède à l'erreur, sa justice est un doute; Et , malgré tout l'espoir que tu veux me donner, Mes juges, mal instruits, pourraient me condamner.
Tu crains?
PADERBONN.
J'ai tout prévu pour Clara, pour ma fille; Mais je veux obliger une honnête famille : Au pauvre abandonné nous devons quelques soins. Une mère indigente est livrée aux besoins...