ACTE III, SCENE IX
Le Ciel n'est jamais sourd quand la vertu l'implore. Nous étions malheureux , le sommes-nous encore?
Walfred ! il est absous !
PADERBONN, vivement.
Clara, je te revois!
CLARA
J'ai craint de l'avoir vu pour la dernière fois : Mon bonheur est trop grand, je ne puis le comprendre.
PADERBONN.
(à Murrcvy.)
Je suis auprès de toi... Murray, c'est trop attendre Le prix de ton courage et de ton amitié ; Ce soir, si tu Je veux, tu vas être payé De tes soins vertueux: tu l'aimes?
MURRAY
Ah ! mon père !
PADERBONN.
Ma Jenny, tu consens?
JENNY
J'obéis.
PADERBONN, à Walfred.
Le notaire.
WALFRED.
Je l'ai fait avertir; il viendra cette nuit*
CLARA
Tu pouvais différer, et demain..*
PADERBONN.
Le temps fuit.
Je veux à mon ami donner sa récompense ; Le bonheur qu'on diffère est plus loin qu'on ne pense. Le présent m'appartient , hâtons-nous d'en jouir : Quel homme est un instant maître de l'avenir ?