ACTE IV, SCEtfE III
PADERBONN.
Mon cœur est déchiré...».
JENNY
Tu vois mon désespoir t Mon père !
FITGAM.
Le temps presse et le pur va paraître : Vous suivrez vos eiifans.
PADERBONN.
Je n'en suis pas le maître.
FITGAM.
Encor ?
Murray demain pourra vous éclairer :
Je fuirais avec vous pour vous déshonorer !
FITGAM.
Vous êtes malheureux ; innocent ou coupable t Vos périls sont pressans : je sauve mon semblable r Si mon coeur est sévère , il n'est pas endurci , Et pour mon déshoneur je ne crains rien ici.
PADERBONN.
Ne souillez pas mon nom d'une tache aussi noire; Ah ! je puis sans rougir vous laisser ma mémoire !
FITGAM.
Quel est donc ce secret que je ne conçois pas?
PADERBONN.
C'est trop me retenir.
JENNY
Je m'attache à tes pas*
PADERBONN.
Epargne à ma vertu l'effort qui la surpasse.
MURRAY
Je suis à vos genoux^
JEN.NY. • Ta fille les embrasse.
Eh! bien souffrirez-vous qu'elle meure à vos pieds,
PADERBONN.
Mes enfans , c'est en vain que vous me suppliez.
FITGAM.
îl nous empêchera de lui sauver la vie !
PADERBONN.
L'impérieux honneur tient mon âme asservie. Vous savez , tous les deux , combien vous m'êtes chers; Mais je dois vous quitter et reprendre mes fers. FITGAM.
Vos fers l
PADERBONN.
Johnston m'attend.
. ' FITGAM.
Il suivra notre fuite.
Venez ; n'attendons pas que le fait s'ébruite.
PADERBONN.
Il croit...
FITGAM, vivement.
Que je vous sauve, et que vous avez fui. Pour que je l'abandonne il vous a trop servi.
PADERBONN.
Adieu.
FITGAM.
J'ai tout prévu.
Johnston a ma parole.
(à ses enfans.)
On perd ceux que l'on aime..., on pleure..., on seconsole; Rien ne console plus alors qu'on a gémi