SCÈNE XV
Les MÊMES, LOISA, HERNANDEZ, puis PIONCEUX.
LOlSA, entrant du fond. *
Qu'y a-t-il ?
HERNANHEZ, accourant du fond.
Pourquoi ce bruit? (ils entourent Martin.) AGÉNOR *.
Il se trouve mal ! il demande de l'émétique I HERNANDEZ, s'approchant do Martin.
Eh bien I ça ne va donc pas?
MARTIN
Hernandez!... (Lui indiquant la tasse.) La tasse ! la tasse !
HERNANDEZ, à part.
Il a bul (il prend la tasse et la flaire.) Tiens ! ça sent le bouillon.
* Loïsa, Agénor, Martin, Hernandez.
AGÉNOR
Oui, je m'en suis offert un.
MARTIN et IIERNANDEZ.
Hein?
MARTIN, se levant.
Mais l'autre tasse... la potion?
Ne me gronde pas. Je ne l'ai pas buel
MARTIN, suffoquant de joie et se pâmant de nouveau. Ahl mon Dieu! Pas bue ! pas bue?
AGÉNOR, l'assi-lant..
Bon! voilà que ça le reprend!... de l'émétique!...
MARTIN
Ah! ça va mieux... ça va mieux... ton bouillon... m'a remis.
AGÉNOR
Quelle drôle de maladie !
MARTIN, se levant.
Ah I quelle crise !
AGÉNOR
^Du repos... une bonne nuit et nous pourrons repartir demain pour la Handeck.
MARTIN
La Handeck!... Non ! Je suis encore bien faible. . .
HERNANDEZ, à part.
Il canne !
AGÉNOR
Bah! je te soutiendrai... je te porterai s'il le faut, mon bon Martin, (a Loïsa.) Je le porterai.
LOÏSA, bas à Agénor.
C'est là qu'il me faut votre réponse.
AGÉNOR
Oui. (a part.) L'enlever, jamais! si elle persiste... Eh bien! je la fourre dans le trou! !
HERNANDEZ, bas h Maitin.
Une fois là-bas, j'espère que tu tiendras ta parole?
MARTIN, 1res- froid.
Sans doute... sans doute... puisque c'est convenu.
HERNANDEZ
Lui ou toi, tu m'entends? Si tu hésites, je te fourre dans le trou!
MARTIN, à part.
Il en est capable! Quelle situation !
HERNANDEZ
Maintenant, ayons l'air gai ! (ii somrt à fieJonner.)
PION CEUX, entrant (lu fond avec nno volaille sur un plal *. J'ai pincé un dindon !
* Loïsa, Agénor, Martin, Hernandez, Pionceux.