‹ Le problème canadien-français [microforme]Chapitre 4 sur 25 · LA POLITIQUE ULTRAMONTAINE · texte numérisé non relu

LA POLITIQUE ULTRAMONTAINE

D’aucuns s'imaginent que comme nation, nous n'avons rien à craindre de la section ultramontaine du catholicisme romain, ou du cléricalisme sui a l'audace d’usurper le nom trompeur de ‘‘ nationalisme.” Nous tenons à faire une distinction entre les Catholiques Romains et le cléricalisme intransigeant de la hiérarchie catholique romaine, ;

Nous qui avons étudié toute notre’ vie l’histoire de notre pays, qui avons aussi étudié à fond le catholicisme romain, comprenons à peine l'indifférence ou la lâcheté d’un nombre trop grand de Protestants de langue anglaise, Nonobstant le passé de l'Eglise romaine dans tous les pays du monde qu’elle a réussi à dominer; nonobstant les principes dangereux qui la gouvernent et qu’elle ne peut abandonner à cause du dogme de l’infaillibilité auquel elle se cramponne, nous trouvons un trop grand nombre de ministres protestants, qui se consolent en nourrissant le mythe que l'esprit de l’Eglise a subi de grands changements et que nous n'avons rien à craindre pour l'avenir.

Pour penser et parler ainsi, il faut être resté étranger aux événements que l’histoire des quelques dernières années a eu à enregistrer. Les encycliques papales sur le modernisme et autres questions affectant la liberté de pensée et d'action, nous laissent à juger et ne nous disent que trop clairement que l'esprit de la hiérarchie reste le même, intransigeant et intolérant.

C’est précisément grâce à l’optimisme malsain qui règne au sein ‘lu protestantisme anglais, que l’ultramontanisme réussit à perfectionner ses plans, et à les mettre à exécution. Si tous ses beaux plans ne réussissent pas, ce n’est pas faute d'efforts de la part du clergé et de ses dociles esclaves.

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