‹ Le Problème Cotonnier et l'Afrique Occidentale FrançaiseChapitre 56 sur 69 · ANA ARE · texte numérisé non relu

ANA ARE

surla question économique pouvant déterminer le planteur à se livrer à la culture irriguée.

L'ensemble du terrain de 13.480 mètres, le même que l’année précédente, auquel une parcelle était ajoutée comprenait une partie de sol argileux, 7.000 mètres, une partie de sol argilo-siliceux, 3.750 mètres, une partie de solsilicoargileux, 2.730 mètres.

Le sol fut labouré à o m. 30 de profondeur ; on répandit &o tonnes de fumier. L'absence de pluie obligea à faire les semis fin juillet après une première irrigation. Auparavant, les graines avaient subi un trempage de dix heures. Les graines furent semées en poquets, à environ un mètre de distance, à 5 par poquets. La levée commença six jours après les semis, sauf dans le terrain argileux,où la résistance du sol retarda la levée de trois jours.

L'agent de culture fit procéder avec exactitude aux soins culturaux de buttage, éclaircissage, écimage et pincements.

Les premières eaux d'irrigation puisées dans la Taouey contenaient du sel qui contribua à la mortalité d’un assez grand nombre de jeunes plants. Ce nouvel essai montrait la nécessité de barrer la Taouey pour assurer la permanence de l’eau douce.

Du 26 septembre au 6 avril on procéda à 16 irrigations.

A chaque arrosage on répandait sur le sol une hauteur d'eau de o m. 113 de laquelle il y a lieu de réduire un tiers pour perte par évaporation et infiltration dans les rigoles de conduite de l’eau, ce qui réduit la hauteur utile à o m. 075. Pour les 16 arrosages, la hauteur d'eau utile était de 16 x om.075 —1 m. 20 à laquelle il faut ajouter,pour avoir la quan-

tité d’eau mise à la disposition des cotonniers, la hauteur des

pluies, o m. 331, soit au total 1 m. 531. D’après les observations faites au cours des essais, le nombre des irrigations données était nécessaire pour assurer une bonne végétation des cotonniers.Exprimée en mètres cubes, la quantité totale d’eau apportée par les arrosages était d'environ 18.000 mètres cubes par hectare, dont 12.000 mètres cubes utiles.

À leur période de végétation la plus intensive, c'est-à-dire

dans ies premiers jours de novembre, les trois variétés avaient une hauteur moyenne de o m. go à 1 mètre sur le terrain argileux, une hauteur de 1 m. 95 sur le sol argileuxsiliceux et une hauteur de 1 m. 80 sur la partie silico-argileuse. C’était là une indication utile sur la nature du terrain convenant le mieux au cotonnier.

Les rendements furent les suivants :

Champ A. B. — Sol argileux de 5.000 mètres carrés. Ecartement 1 m X o m. 50. Arrosage tous les douze jours :

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