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des pieds, des lèvres, des oreilles et de nombreuses autres mutilations ethniques sont subies par d’innombrables générations. On n’a cependant jamais constaté la transmission héréditaire de ces mutilations. Seul Darwin a signalé que les Mahométans des îles Célèbes naissent avec un prépuce atrophié. Le caractère limité de cette hérédité permet de supposer qu’il s’agit là d’une particularité raciale et non pas d’un caractère acquis.
Les mutilations de la queue sont très fréquentes chez les animaux domestiques. On coupe couramment la queue des Chats, des Chiens, des Chevaux, etc. et on n’a jamais constaté la transmission héréditaire de ces traumatismes. Le cas des chats de l'Ile de Man étudié par UT ne semble pas probant. Darwin a constaté qu’à l'Ile de Man les chats naissent sans queue et en a conclu que cette particularité congénitale est due à l’hérédité d’une mutilation. Or, rien ne prouve que les individus actuels ne descendent pas d’une race sans queue ou bien s'ils ne résultent pas d’une sélection. Il est en effet possible que dans les portées ou n'ait gardé que lés individus sans queue. D'ailleurs Bonnet a bien montré que la queue constitue chez les Mammifères supérieurs un organe en voie de régression et que l'hérédité de sa mutilation ne peut constituer un argument sérieux.
b) Mutilation unique.
Nous entrons là dans le domaine des faits scientifiquement incontrôlables qui cependant, bien observés, constituent par leur accumulation des arguments pour le moins troublants.
Nous avons déjà cité le cas observé par Aristote de l’hérédité d’une cicatrice. Darwin a réuni un assez grand nombre de cas semblables. Deux hommes avaient reçu une blessure, l’un au genou, l’autre à la joue. Les enfants de l’un et de l’autre ont présenté des cicatrices aux endroits correspondants. [Il y a également le cas d’un médecin qui porte sur la tempe droite une cicatrice dépigmentée de varicelle. Il en a complètement oublié l’existence lorsqu'il a vu chez son enfant la même tache apparaître dès sa naissance. Un homme a subi un traumatisme grave de la main qui lui laisse un doigt consolidé dans une position tordue. Or, tous ses fils naquirent avec le même doigt de la même main dans le même état.
Des observations du même ordre pourraient être multipliées à l'infini. Contentons-nous de citer la plus récente. V. Cathala a observé en 1930 l'absence congénitale de deux doigts chez un enfant