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feu nu. Au cours de cette concentration il sedépose des cristaux de sulfate de PR à partir de 30° le chlorure de sodium commence à cristalliser, on envoie alors les lessives dans des cristallisoirs oùellesabandonnent par refroidissement ‘un mélange de sulfate de soude et de sulfate de potasse.
Les eaux à muriates sont à leur tour concentrées à 35° B° dans les mêmes conditions que les précédentes ; elles abandonnent une grande quantité de chlorure de sodium au coursde cette opération, on les envoie alors dans des cristallisoirs où se dépose du chlorure de potassium. Les eaux mères sont reprises et évaporées à nouveau jusqu’à 45° B°. Tous les sels obtenus sont lavés pour les débarrasser le plus possible des iodures.
L'évaporation de la lessive obtenue dans des batteries de Shanks se fait de la même facon, mais cette lessive est à un maximum de concentration à froid. Sa concentration ultérieure exige donc une quantité moindre de combustible.
Dans certainés usines de la côte bretonne, la concentration de ces lessives se fait encore à feu nu dans des chaudières doubles dites à « bateau ». L'utilisation du combustible y est des plus mauvaises. Malgré toutes les précautions prises il est à peu près impossible d'éviter les coups de feu et les débordements qui entraînent d'importantes pertes de lessive.
Un ouvrier enlève constamment, à l’aide d’une
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pelle spéciale. les sels qui se déposent au fur et à mesure de la concentration, mais les vapeurs déga- . gées au cours de cétte évaporation incommodent gravement le personnel employé à cetravail.
Les eaux mères provenant de la concentration des lessives renferment en outre des iodures et des bromures, des cyanures, sulfures, polysulfures, sulfites, hyposulfites, provenant de la réduction des. sulfates au cours de la calcination en fosses. Ces. derniers corps empécheraient la précipitation ultérieure de l’iode, en s’oxydant à ses dépens, il est donc indispensable de les détruire préalablement. Pour ce faire, on ajoute à la lessive de l’acide sulfurique qui les transforme en sulfates ;ilkse dégage. de l'hydrogène sulfuré et de l’acide sulfureux en même temps que du soufre se dépose. On chasse ces deux gaz par ébullition. Il est donc prudent de ne pas ajouter une trop forte quantité d'acide pour éviter une perte importante d’iode sous forme d’acide iodhydrique.
. Ce traitement se fait dans des cuves ouvertés, quelquefois elles sont munies, comme dans les usines anglaises, d’un couvercle surmonté d’une tuvauterie de grès qui conduitles gaz dans une bonne cheminée d’appel.
La lessive est ensuite décantée pour en séparer le dépôt de soufre.
0 Pet EXTRACTION DE L'IODE