CONCLUSION
« Je conseille que, lorsqu'on voudra sé-
parer les lépreux, on le fasse le plus dou-
| = cement et aimablement qu'il sera pos-
sible, ayant mémoire qu'ils sont sembla-
bles à nous, et où il plairait à Dieu,
nous serions touchés de semblable maladie, voire et encore plus griefve. »
(Ambroise Paré.)
e soit destinée à faire plus de mal que de bien et ne au retour des idées d'autrefois, qui condamnaitent eux à des tortures aussi horribles que la maladie elle-
s ont fait leur temps et ce serait un anachronisme que ir les rétablir.
No PE la ox des lépreux sont A reli-
tradition nous envoûte et nous masque l'erreur sociale s maisons d'isolement consacrent. |
mais le rend hideux et en fait pour chacun un obje reur, inflige par elle seule, à ceux qui en sont attei peine assez grande pour qu'on ne l’aggrave pas d’em nement et de travaux forcés. :
» Les lépreux ne sont pas des parias plus que le culeux; ils sont même moins dangereux que ceuxque les germes possèdent une aptitude moins gra répandre. D
» Pourquoi donc leur infliger un autre traitemen
» Pour les lépreux, des léproseries, des village di ségrégation, loin de leur demeure, de leurs parents, amis. | | Va » Pour les tuberculeux, des hôpitaux, des sanator cès facile. be
» Au lépreux, pas d’autre conseil que celui de se s des siens; à l’indigent, l’internement obligatoire im}
» Pour les tuberculeux, le dispensaire, la vie de l’aide officielle, les conseils de l'infirmière visiteus.
» Les uns sont des pestiférés, des parias; les au malades qui appellent la sympathie et pour le salut tout le monde s'emploie.
» [Il faut traiter les lépreux suivant les méthodes emp pour les tuberculeux; la tuberculose est plus grave dangereuse au point de vue social que la lèpre.
» I n’y a donc pas lieu d'appliquer à celle-ci une ré, tation plus sévère qu’à celle-là, » (Marchoux, HF Con! internationale de la lèpre, Strasbourg, 1923.)
caractère français ne saurait s'adapter à de pareil sures. |
beaucoup se plaisent à considérer comme le centre de lisation moderne, ne saurait accepter cette législati son propre compte.
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faut-il conclure pour cela que nous ne devons rien à-vis de la lèpre ?
certainement, car ce serait là une grave mécon-
> du problème et un manque de prévoyance pour
Tout d’abord, il convient d'interdire plus rigoureu- L et de façon vraiment efficace l'accès de notre pays x étrangers, qui sont un danger pour nos collecune charge pour notre budget.
- Perfectionner les méthodes de diagnostic et agir avec
èpre, « la prophylaxie de la lèpre ne sera efficace ni que nous apprendrons à reconnaître promptement eux NE
jorte donc de reconnaître le plus tôt possible les for-° istes de la maladie, que Gougerot a dénommées « forénuées, localisées et fixées ».
Jistage précoce est, en effet, de la première impor- : pour l'individu atteint, car à ce moment-là l’infecpeut être arrêtée et rétrocède sous l’action d'une théraappropriée et rigoureuse; pour la société, car, dès le e lépreux est parfois un semeur de germes, d’audangereux qu’on ne le craint pas. « Instinctivent, on s'éloigne d’un monstre; si le sujet est apparemormal, on ne s’en méfie pas. » (Marcel Léger, Revue de médecine et de chirurgie, 15 avril 1931.)
is le diagnostic posé, agir avec humanité. Soignons des, visitons-les, répandons chez eux, dans leur en- , les règles d’une bonne hygiène, rendons-leur serpportons-leur du bien-être et des consolations, nous ons mieux que par des mesures draconiennes qui les et se cacher à limiter le développement de cette e affection (Marchoux, IF Congrès international de la Strasbourg, 1923.)
IL. — Enfin, il y a lieu d'envisager la création d’h de dispensaires, de sanatoria pour lépreux, où les us SAT Fe retenus par le oière a aus a
nique nn leur permette d'en sortir et de : ee monde sans être un danger pour personne.
Telles sont, nous semble-t-il, les bases d’une 1 prophylactique vis-à-vis de la lèpre en France. RC.
L'application de semblables mesures assurerait garantie pour notre pays, sans recourir à des riguet patibles avec le tempérament de notre race.
"= Di .)