Fig-. IV. — Differentes formes des corpus
certainement pas des parasi- cules de Guarnieri dans la cornée du
tes, mais il est tout à fait lopin. - Fixation : Nemming; coloration :
rouge de Magenta et picro-indigo-carmi n , remarquable de retrouver les pseudo parasites sont loges dans une
dans les cellules vaccinales vacuole pennucleaire.
des formations intra-cellulaires dont l’origine rappelle de très près celle des formations archoplasmiq ues dans la cellule cancéreuse.
On connaît la petite tumeur microscopique qui se développe sur la cornée du lapin, inoculée de vaccine. Déjà après quelques heures, on constate des figures de karyokinèse autour du point inoculé, les couches épithéliales deviennent plus nombreuses et. dans les cellules de la petite tumeur en formation, on voit apparaître des corpuscules qui, sur les coupes et après
fixation, paraissent logés dans une vacuole périnucléaire ; ils se colorent énergiquement par les couleurs basiques, très variés comme dimensions, tantôt punctiformes, tantôt amœbiformes, tantôt irradiés, et l'on a beaucoup discuté sur leur vraie nature. Guarnieri, Bosc et bien d'autres auteurs les ont considérés comme des stades variés du développement d’un Protozoaire. Pour Salmon, Metchnikoff, le corpuscule vaccinal pouvait être
Fig. V. — Cellules de la cornée obtenues par le procédé d’Ewing et colorées par la méthode de Leishman ; les corpus Jules de Guarnieri sont constitués de deux parties, un réticulum central coloré en violet (origine nucléaire), un réticulum périphérique coloré en bleu et à peine visible sur le dessin (origine archoplasmique) .
La formation entière peut être comparée aux formations décrites dans le cancer.
expliqué par la pénétration de leucocytes à l’intérieur de la cellule épithéliale ; j’avais moi-même jadis accepté cette hypothèse.
De nouvelles recherches m’ont complètement éloigné de cette manière devoir et l’interprétation donnée pour la première fois par Hiickel — d’une réaction cellulaire — nous paraît exacte. Ewing en a donné une démonstration excellente que nous devons confirmer. Ewing a montré, par une technique appro-
priée, sur des préparations de cellules cornéennes isolées (obte-
Fig VI. — Coupe d’une pustule vaccinale au 4-5® jour. — Fixation Flemming-Borrel. Coloration : Rouge Magenta et picro-indigo-carmin. Les pseudo-parasites de Guarnieri sont logés dans des vacuoles péri nucléaires.
Dans les cellules de la couche basale, on voit, dans la vacuole même, à côté de la formation chromidiale, de, s granulations très fines que Ton peut considérer comme l’homologue des granulations signalées dans les cellules du molluscum.
nues par application de la lame porte-objet sur la cornée
malade), que le pseudo-parasite était l'homologue d’une forma-
tig- VIT. — Coupe d’une pustule claveleuse cutanée : les cellules ont le noyau vacuolaire caractéristique et la formation chromidiale périnucléaire, soit dans 1 ectoderme, soit dans le mésoderme (cellules malpighiennes, cell. glandulaires, cell. endothéliales).
tiou chromidiale (v. Revue de F. Mesnil, Bull. Inst. Pasteur , t. III, p. 3 1 4) •
Les préparations montrent que le pseudo-parasite est souvent
constitué de deux parties : l’une centrale, probablement issue du noyau, très chromatique et formée par un réticulum coloré en violet (Giemsa ou Leishinan) ; l’autre périphérique, réticulée aussi et colorée en bleu. La formation tout entière est manifestement située à la limite du protoplasma et du noyau. Souvent le noyau est comme coiffé par le pseudo -parasite.
L’aspect sur coupes est tout différent (v. fig. IV).
Dans les pustules vaccinales cutanées chez le singe, on peut se
Fig1. VIII. — Cellules claveleuses sur frottis. Inclusions chromidiales dans les grandes cellules claveleuses d’origine mésodermique. — Fixation par le Flemming, coloration par Magenta et picro-indigo-carmin.
rendre compte qu’un pareil processus dans la cellule malpighienne aboutit à des formations éléidiniques anormales, comme, dans le cancer, l’évolution arc ho plasmique aboutit à des produits de sécrétion muqueuse. Ni dans l u n, ni dans l’autre cas, il ne sau rait être question de parasite, mais la comparaison des deux processus, très voisins, homologues, dans la cellule vaccinale ou cancéreuse, ne manque pas d’être suggestive au point de vue qui nous intéresse actuellement.