M 8IXIÉ1IB DI8C0CII
la puissance libre forme le caractère essentid, vivre c'est agir. Or, le concours de toutes les forces, chacune agissant à sa place et dans sa direction légitime, doit produire une harmonie dont résulte le progrès, l'amélioration croissante de la société. Lorsque cette pensée a pénétré l'intelligence, le laboureur qui se repose un moment sur sa bêche, l'artisan qui suspend un moment son travail, peuvent se dire, et sans orgueil (l'orgueil ne s'alimente pas à la source de ces hautes pensées), qu'ils sont, dans la marche générale de la société, des agents aussi nécessaires que les hommes qui occupent les positions entourées du plus grand éclat. La loi du travail est alors transfigurée. Il faut, c'est une parole dure; tu doisy c'est une parole qui devient sublime dans la proportion où l'on en pénètre le sens; et cette parole devient douce lorsqu'on a compris que c'est la bonté qui est la base du commandement. Oui, Messieurs, tous, l'un en guidant la charrue dans le sillon, l'autre en maniant la scie ou le rabot, l'autre en tenant la Urne ou l'équerre, l'autre en rendant la justice, l'autre en administrant la chose publique, l'autre dans l'enseignement et l'étude, tous nous devons contribuer à faire les destinées du monde; et tous nous ferons joyeusement notre tâche, quand nous aurons compris que tous nous devons accomplir la loi commune du travail dans la fraternité de l'amour.
Tel est le bien. Le but de chaque volonté ne doit
pas être l'individu qui veut, mais le développement et l'harmonie de la société spirituelle. Quand cela est compris, l'idée de l'égoïsme est remplacée par l'idée de la charité. C'est une découverte morale analogue à celle de l'astronome Kopemik. La terre disait: Je suis le centre du monde, les cieux tournent autour de moi et n'existent que pour moi. La science vient et lui dit : Tu n'es point le centre du monde; c'est toi qui tournes autour du soleil, et le soleil luimême, avec tout son cortège de planètes, tourne peut-être autour de quelque soleil central dans le système immense de l'univers. La terre pour cela est-elle humiliée? Non, Messieurs, elle est remise à sa place; et toute place est bonne quand on trace son cercle comme on le doit et qu'on reste dans son orbite. Substituer l'idée de la charité à l'idée de l'égoïsme : telle est la conversion de l'intelligence; être sérieusement et profondément résolu à faire le devoir : telle est la conversion de la volonté; aimer le devoir qu'on est décidé à faire : telle est la conversion du cœur.
Nous avons déterminé notre point de départ.
Voyons maintenant comment, à partir de là, nous devons prendre notre élan vers le bien.
n. ÉLAN VERS LE BIEN
OÙ trouvons-nous le mal? Partout. Où faut-il faire le bien? Partout. En présence de tout bien
258 SIXIÈME DISGOUBS.
quel qu'il soit, nous devons répéter le cri des anciens Croisés : Dieu le veut! Gardons-nous de cette religion étroite et fausse qui nous permettrait d'isoler la cause de Dieu de la cause du bien. A cette religion égarée qui ferait à Dieu une petite part dans des assemblées de culte, dans des formes extérieures, la religion vraie, celle qui doit être le centre de l'existence, le principe de la vie entière, répondra toujours dans la belle langue de Racine :
La foi qui n'agit point, est-ce une foi sincère ?
Rompez, rompez tout pacte avec Timpiété;
Du milieu de mon peuple exterminez les crimes ;
Et vous viendrez alors mMmmoler des victimes ^
Ne laissons pas parquer le bien en aucun sens; ne permettons pas que l'on veuille constituer des domaines étrangers à son influence, que l'on établisse des clôtures, que l'on élève des murailles pour enfermer des espaces dont on lui interdirait l'entrée. Cette erreur est déplorable et cette erreur est fréquente. Voyez par exemple ce qui se passe en politique. L'injustice est révoltante dans les relations privées de la vie; il ne faut prendre à personne ce qui lui appartient, et rien n'est plus flétri que le vol. N'a -t- on pas vu pourtant ériger en maxime de droit des gens que lorsqu'il s'agit de politique, « la force fait le droit. »
* Athcdie, acte I, scène i.
LE COMBAT DE Lk VIE. 959
Ce soEt là ieaax de priace :
On respecte un moulin, on vole une province*.
Mais combien de bourgeois se permettent des jeux de cette espèce ! Il ne faut pas moins respecter la réputation de son prochain que ses propriétés matérielles. Or, que se passe-t-il dans les préliminaires d'une élection démocratique? S'agit-il d'un candidat? Voyez, dans le parti qui n'est pas le sien, avec quelle légèreté on accueille des bruits fâcheux sur son compte! comment on les reçoit sans élever de doute à leur égard, comment on se hâte de les répandre sans les avoir contrôlés! Mais quoi! c'est de la politique, et la morale doit rester dans son domaine.
Chacune des professions de la vie cherche aussi à établir une clôture pour se préserver de la morale. Il est mauvais de mentir; mais un avocat! La gêne ne serait-elle pas trop forte pour un avocat, s'il fallait toujours dire la vérité? Et dans le commerce! Cette pratique n'est pas marquée au coin d'une exacte probité, mais c'est un usage généralement reçu dans la profession : il s'agit du commerce, £t il faut laisser la morale dans son domaine. Il en est de même pour l'art et la littérature. Voici des peintures décidément sensuelles, une musique énervante, une poésie dont le charme est malsain, une prose qui va laisser dans l'imagination des tra-
* Andrieux, le Meunier Sans-SoucL
260 snuiME discours.
ces fâcheuses. Mais quoi! cela est beau; Fart pour Fart, il faut laisser la morale dans son domaine. C'est ainsi que Fon constitue partout des régions ténébreuses, que Fon creuse des caves dont on interdit Feutrée au soleil. Le soleil se retire en effet; mais qu'arrive-t-il? En politique, on s'écarte de la morale un peu d'abord, puis plus, puis beaucoup, et Fon arrive aux maximes de Machiavel, pratiquées par bien des hommes qui ne sont pas princes. La politique, instituée pour faire le bien des peuples, devient alors un des fléaux majeurs du genre humain. Dans le commerce, si Fon s'écarte un peu d'abord, plus ensuite, et enfin beaucoup des lois de la morale, le commerce se trouve atteint dans ses sources mêmes: la confiance et le crédit. Dans ces grandes crises qui pèsent sur le monde, et qui font tarir d'une manière si funeste les sources du travail, il y a une part qui appartient à des événements politiques, à Fencombrement des marchés, à des causes enfin dans lesquelles le rôle de l'ordre moral n'est pas immédiatement visible. Mais (je le demande. Messieurs, à ceux de vous qui sont, comme on dit, dans les affaires), si vous aviez une parfaite certitude que vos correspondants ne profiteront jamais des circonstances pour faillir un peu à votre égard aux lois de la stricte probité, les affaires n'iraient-elles pas mieux, les circonstances extérieures restant les mêmes? Est-ce que les finances publiques arriveraient à Fétat où elles se trouvent quelquefois, si
Fon avait la confiance d'avoir à faire à des gduver* nements parfaitement probes, à des peuples profondément honnêtes qui s'imposeraient les derniers sacrifices plutôt que de rendre en papier les valeurs qu'ils ont reçues en bonnes espèces métalliques? Pensez-y; vous verrez qu'il n'est pas salutaire de soustraire les transactions commerciales à l'empire de la morale. Et Fart enfin! Je sais bien que les artistes ne sont pas des moralistes de profession; je sais qu'ils ne peuvent atteindre la beauté que sous Fimpulsion d'une inspiration vraiment libre, et qu'en cherchant directement le but moral on manquerait Fart; mais je sais aussi que Finspiration artistique traverse Fâme de l'homme et qu'elle y reçoit une direction particulière. Si Fartiste ne maintient pas son imagination pure, s'il ne veille pas sur luimême, pour éviter que ses passions n'altèrent le sentiment de l'idéal, s'il arrive ainsi à créer des productions mauvaises, ce n'est pas Fart qui en est responsable. Supposez que la morale se retire tout à fait de ce domaine, vous arriverez à ces industriels
Qui s'en vont calculant du fond du cabinet, D'un spectacle hideux le produit brut et net,
et qui, si leur conscience s'éveille, s'ils reconnaissent enfin les germes de corruption qu'ils ont semés autour d'eux, éprouveront un jour
La sanglante torture De se dire, à part soi: Tai fait une œuvre impure;
Î6i SIXIÈME DISCOURS.
Et de voir ses enfants à la face da ciel Baisser Toeil, et rougir du renom patemeP.
Non, Messieurs, ni la politique, hi les diverses professions de la vie, ni Fart et la littérature, rien de ce que fait Thomme, en un mot, ne peut s'isoler de la morale sans se corrompre. Ouvrons toutes ces caves; abattons toutes ces clôtures; et laissons régner le bien, non pas sous la forme d'une règle étroite et mesquine, mais comme une impulsion puissante qui doit faire pénétrer partout la lumière et la chaleur du soleil des esprits.
Où finit le devoir? Là où s'arrête l'activité de l'homme et nulle part ailleurs. Il n'existe, dans la vie humaine, aucune région qui doive rester étrangère au bien. Quand doit-on cesser de combattre le mal? Quand il sera détruit et jamais avant. Tout bien s'impose, tout bien doit être, c'est là sa propre nature. Ou la conscience nous trompe, ou nous sommes chargés de mettre l'ordre dans l'univers et de faire le bonheur du monde. Voilà le but qui nous est marqué, et vers lequel doit nous porter notre élan. Voici maintenant l'écueil.
ra. l'écueil
Notre programme est effrayant; et si nous le considérons dans sa totalité, il est absurde. En effet,
* Auguste Barbier, ïambe xii.
nous voilà lancés en vrais Don Quichottes siir les chemins de la vie, chargés de redresser tous les torts, de réparer toutes les injures, de mettre Tordre partout; et vous savez comment le chevalier de la Manche mettait Tordre dans les affaires. Don Quichotte était fou. C'est un bon fou; il est difficile de ne pas Taimer, mais enfin c'est un fou; et notre programme paraît aussi entaché de folie. Qu'arriverait-il à un navire qui sortirait du port avec la mission de tout voir, sans avoir aucun plan tracé? Par cela même qu'il devrait voir tout, il n'aurait aucune raison d'aller ici plutôt que là. Ouvrant sa voile au vent d'où qu'il soufflât, et n'usant ni du gouvernail ni de la boussole, iL serait pris par le premier courant venu, et ne manquerait pas d'échouer sur quelque écueil. Telle serait aussi notre destinée, si nous nous élancions vaguement à la poursuite de tout bien; nous serions saisis par le courant de la dispersion et nous irions tristement échouer sur Técueil du découragement.
Quelle œuvre en effet! Se convertir et convertir le monde; remplir ses devoirs dans sa famille et dans Texercice de sa profession ; guider Taveugle, secourir le pauvre, visiter le malade; faire son office de citoyen comme électeur, soldat, juré; s'occuper de la réforme des institutions; améliorer ce qui est, créer ce qui doit être; prêter enfin Toreille à tous les appels pour des œuvres bonnes. Ces appels, vous le savez, ne manquent pas; ils ne manquent nulle part,
264 SIXIÈME DISGOUBS.
et ils sont abondants dans notre pays. Voici par exemple, à l'entrée de la saison rigoureuse^ une société alimentaire qui se propose de fournir la nourriture à des prix aussi bas que possible; la chose est excellente, hàtez-vous de vous en occuper. Voici une société qui travaille à répandre l'instruction ; vous en ferez partie, car l'instruction est le pain de l'intelligence. Cette réunion s'occupe à mettre en circulation de bons livres. Quoi de plus utile que de prévenir autant qu'on le peut la circulation des mauvais livres? Cette institution a pour but de réprimer les abus de la mendicité. Qui pourrait ne pas s'y intéresser; qui pourrait ne pas tenir pour une œuvre excellente les efforts tentés pour empêcher l'aumône d'alimenter le vice, et de passer aux mains de ces mauvais pauvres qui sont le fléau des bons? On veut créer à bas prix des logements convenables; oh! que cela est utile! il s'agit d'assurer à tous, autant que possible, l'air et la lumière; nous nous intéresserons à cette œuvre-là. Ailleurs, on cherche à obtenir d'un libre consentement et à rétablir dans les mœurs la suspension du travail par un jour de repos hebdomadaire. Empressons-nous de seconder cette tentative; car autant l'oisiveté est funeste, autant est précieux le loisir nécessaire pour élever chaque individu à la vraie dignité d'homme. A toutes ces œuvres, il nous faut consacrer notre temps, nos démarches, notre argent. Il faut donner une heure là où nous ne pouvons donner un jour;
dix sous, si nous ne pouvons donner dix francs; dix centimes, si nous n'avons pas dix sous à notre disposition. Et toutes ces œuvres prochaines ne doivent pas nous faire oublier des œuvres plus éloignées, y incendie a dévoré un village en Suisse, une bourgade en France; il faut souscrire. Voilà dans une ville manufacturière des ouvriers sans pain; il faut contribuer à leur en fournir. Les nègres d'Amérique ont bien de la peine à traverser la grande crise de leur indépendance; il faut s'intéresser aux nègres d'Amérique. Il ne faut pas oublier les sauvages, auxquels nous devons porter l'aumône de notre foi et de notre civilisation. Quelle œuvre! Que d'œuvres plutôt! Et il y a un certain nombre d'hommes qui s'ennuient parce que, disent-ils, ils n'ont rien à faire! Il y a des hommes qui ne semblent voir dans les progrès de la civilisation moderne que des occasions plus fréquentes et des moyens plus faciles de tuer le temps! Tuer le temps, qui est la monnaie dont on doit acheter le bien de ses semblables ! En présence du mal et des proportions du mal dans le monde, c'est jeter du blé à la rivière dans une ville afifamée; et, comme l'a dit notre compatriote Blanvalet,
Tuer le temps 1 mais c'est tuer la vie, Tuer la foi, l'espoir, le souvenir, La charité de prières suivie, La charité reine de l'avenir *.
* Une Lyre à la mer.
2d6 SIXIÈME DISCOURS.
Mais revenons à notre sujet. On ne saurait trop rappeler à ceux qui se croisent les bras et laissent perdre leur vie, combien d'œuvres réclament leur concours, combien de moissons attendent des ouvriers; mais c'est une autre pensée qui réclame directement notre attention.
Ce qui nous préoccupe, c'est qu'il y a trop à faire. Le champ des œuvres pratiques est immense; et les œuvres pratiques ne sont encore que la moitié de la tâche. Il ne faut pas seulement tout faire, il faut encore tout savoir. Il faut éclairer la conscience, afin que notre intention soit dirigée vers un objet véritablement bon, et que nous ne tombions pas dans l'égarement des consciences faussées. 11 faut ensuite éclairer l'action; car il ne suffit pas que l'intention soit pure, et que l'objet de l'intention soit bon en lui-même, il faut encore connaître les conditions d'une action efficace, afin d'approprier les moyens au but. L'économiste Bastiat signale certains efforts de la philanthropie et du socialisme qui, provoqués par une intention pure et tendant à un but excellent, font pourtant beaucoup de mal, parce qu'on méconnaît l'ordre véritable de l'harmonie sociale, expression de la volonté du Créateur, et qu'on veut lui substituer un ordre factice dont les conséquences seraient désastreuses. Un péril de même nature se rencontre dans tous les domaines de l'activité humaine. Le zèle dépourvu d'intelligence s'égare; pour agir utilement il faut connaître le but
à atteindre, les moyens à .employer, les obstacles à vaincre. L'œuvre de la conscience réclame donc Tœuvre de la raison; il faut joindre toutes les lumières de l'esprit à toutes les ardeurs de la volonté. Garder son cœur; combattre saiis cesse en soi et hors de soi; tout faire et tout apprendre; avoir une opinion sur toutes choses; exercer une influence dans tous les domaines.... Où allons-nous? Nous voilà pris par le courant de la dispersion. Nous ferons tout à moitié; nous abandonnerons une œuvre pour une autre qui viendra s'ofiFrir à nous. Dans le combat contre le mal, nous agirons comme un soldat qui, sur un champ de bataille, lèverait répée sur un ennemi, la détournerait pour en frapper un autre avant d'avoir atteint le premier, et chercherait à en frapper un troisième avant d'avoir touché le second. Nous arriverions de la sorte à une agitation stérile pour le bien, mais qui malheureusement serait féconde pour le mal; carie zèle vague et sans règle devient un zèle indiscret qui apporte le trouble partout et l'ordre nulle part. C'est, comme l'a dit Fénelon, « une ardeur empressée et inquiète, « qui serait plutôt capable de tout brouiller que de « nous éclairer sur nos devoirs *. »
Remarquez bien que la tendance naturelle de la civilisation est d'accroître tous ces dangers. A mesure que se multiplient les relations des hommes et qu'une solidarité générale d'intérêts, de préoccupa-
* Œuvres spirituelles.— De l'emploi du temps.
268 SIXiftME DISCOURS.
tions, d'oeuvres, tend à s'établir; à mesure, et dans la même proportion, le calme risque de s'en aller de nos âmes, car de plus en plus nous sommes informés de tout, nous sommes invités à nous occuper de tout ce qui se passe sur le globe; chaque jour davantage on s'appelle au secours d'un bout du monde à l'autre. Si nous nous livrons au courant, nous serons saisis d'une agitation ardente et inquiète; nous ne tarderons pas à épuiser nos forces, notre temps, nos ressources; la nature criera merci, et atteints tout à la fois par l'épuisement du corps et par la fatigue de l'âme, nous succomberons. Il faut le dire à l'honneur de la nature humaine, à côté des milliers de victimes des sens, de la vanité et de l'ambition, il existe quelques victimes d'un zèle ardent et sans règle pour le bien.
L'état de prostration né de la dispersion des forces se manifeste sous deux formes. Chez les uns, c'est une noble tristesse qui naît du sentiment de l'impuissance, sans détruire la vue ferme et persévérante du bien. Chez les autres, c'est la pensée que ce bien poursuivi avec une ardeur fébrile n'est au fond qu'une illusion. Ceux-là concluent, avec le Philinte de Molière,
Que c'est une folie à nulle autre seconde, De vouloir se mêler de corriger le monde * ;
et ils adoptent pour devise le mot favori d'un homme
^ Le Misanthrope^ acte I, scène l.
LE GOMBilT DE LA VIE. S&9
d'État italien du commencement de ce siècle : il mondo va da se; le monde va tout seul, et il n'est pas besoin de s'en mêler. Voilà l'écueil du décou>ragement. Que faire? Il nous est impossible de renoncer à cette vérité fondamentale que tout bien est obligatoire : ce serait nier l'essence même du bien. Il doit donc y avoir une autre vérité qui complète celle-là, et qui nous permettra de tracer un plan raisonnable pour le combat de la vie. Cette vérité, vous l'avez sans doute déjà vue ou entrevue. Cherchons à l'exposer clairement.