‹ Le problème moral dans l'AntiquitéChapitre 242 sur 259 · Kant, Principes métaphysiques du droit, Tp · texte numérisé non relu

Kant, Principes métaphysiques du droit, Tp

304 UN PROBLÈME MORAL DANS l'ANTIQUITÉ

Kant discute encore la question de la peine de mort et conclut pour l'affirmative sans hésitation et sans pitié : « Il y a plus, dit-il, si la société civile venait à se dissoudre du consentement de tous ses membres, comme si, par exemple, un peuple habitant une île se décidait à la quitter et à se disperser, le dernier meurtrier détenu dans une prison devrait être mis à mort avant cette dissolution, afin que chacun portât la peine de son crime, et que le crime d'homicide ne retombât pas sur le peuple qui négligerait d'infliger ce châtiment; parce que alors il pourrait être considéré comme complice de cette violation publique de la justice *. » — La législation sur le duel lui paraît plus embarrassante ^ Car comment déclarer par les lois vaine et punissable la notion de l'honneur, et comment, d'autre part, laisser un meurtre impuni?

L'idée d'un droit pendant la guerre implique aussi contradiction; car, pour rester dans le droit, il faudrait que la guerre fût là paix. Du moins doit-elle être faite de telle sorte qu'elle la prépare. « Parmi les moyens interdits sont ceux de se servir de ses propres sujets pour

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