‹ Le Procès d'une session [microforme]Chapitre 16 sur 90 · CE QUE NOUS AVOXS PAYÉ · texte numérisé non relu

CE QUE NOUS AVOXS PAYÉ

Sur les 895% sur lesquels on pava des boni en 1901-2, 5,811 venaien d'Autriche-Tongrie, et 1,168 de la Russie.

Des 13,056 «ur lesquels on paya le bonus en 190223, 7,121 venaien d'Autriche-Tongrie, et 1,918 de Russie.

Des 12319 pavés en 19034, 6,225 venaient de Galicie, et 756 de Russic

En 19015 des boni furent Pi sur 12381, deiquels 5,997 venaien d'Autriche-Hongrie, et 1,350 de Russie,

La compagnie fit le chiffre maximum dans chacune de ces années: 5,00 de Galicie, Bukowinie et Pologne,

(Hansard, 1906, page 830-831.)

UE Les IuvicraNts VEXAIENT Tour pe Môve.

Malgré toutes les sommes payées, il apport que les contracteurs non jamais fait venir un seul immigrant au Canada, On ne voyait nulle par dans le contrat que les immigrants pour Lsquels on devait payer devaien! avoir 66 solicités ou obtenus par la compagnie contractante,

Lord Strathcona fit remarquer dès le commencement et à fait remarque depuis, que par les efforts du département et pour d'autres raisons, le nombre des immigrs grandement,

En l’année 1899, avant que le contrat fut en opération, on constatait unc augmentation de 34 pour cent. dans douze mois sur les 12 mois d'immigration de l’année précédente et ce, sans compter les Doukhobors. En aucun temps depuis, l'accroissement n'a ét6 plus rapide que durant la période qui à precédé le contrat.

De plus, il est démontré que durant toute la période pendant laquelle nous versions $5 par tête aux amis de M. Preston pour les émigrants du continent qui venaient dans ce pays, les Etats-Unis en recevaient des centaines de milliers sars payer un centin et même sans encouragement.

ants de l'Europe continentale se serait, dans toris les cas, accru

PAYÉS rour TourEs LES CaArécoRIES p'Imren.

Tandis que les contracteurs étaient paxés pour les immigrants de toutes catégories qui vanaiont des pays dénommés. il parait presque certain qu'ils reçurent un bonus pour beaucoup de gens de la classe agricole qui venaient aient pas au Canada.

par les officiers d'immigration que l’on paya pour des centaines d’inmigrants qui n’appartenaient pas à la classe agricole ct qui wavaient pas l’intention d'aller sur une ferme. On semble avoir accepté comme suflisante le parole de l’immigrant à un agent quelconque du contracteur, au commissaire du bateau ou à officier du département.

des pays mentionnés et qui ne se fi

0 Nov. 1906.

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LE CANADA À PAYÉ, Mars Les E, U LES ON.

I parait que les paiements furent faits pour des immigrants arrivant dans ports Canadiens, qui traversérent la frontière 64 se liérent aux Etats

Ces immigrants étaient à destination du Canada el personne n'avait de les suivre pour S'assurer qu'ils se laissaient colons. Pendant emps, Sinon tout le teinps du contrat, les

immigrants pouvaient atteindre les rats de l'Oucs los

Ua meilleur marché por ts Catulies CPR jusqu'au Manitoba, te par les ports Américains,

A ce sujet, M. Monk produisit à saire Général des Etat Unis prouvant

set Ju

la Chambre un Rapport du Commis.

que pendant Diane finissant en juin 1905, les autorités Américaines lent

10,488 immigrants venant d'Europe De ces immigrants I2SST étaient inscrits comme traversant le Canada pour aller aux Etats-Unis: I inscrits pour le Canada, lesquels dans l'espace d'un an émigrérent aux Etats-Unis, et 20,0:G allérent avoir demeuré un an ou plus au Canada.

à la frontière Canadienne examiné a Canada et s'en allant aux Etats-Unis,

aux Etats-Unis après En retranchant los pars Eure pour lesquels i] n'y avait pas de bonus payé à la North Atlantic Trading Co. 21199 fraversérent PAtlantique à destination du Canad aux Etats-Unis. De ccux-ci 5,328 appartenaient à Ja Cat

teurs et domestiques pour lesqneis |

a, qui passèrent égorie des Auriente a Compagnie avait un bonus.

PAS px PReuves pe Dérrxsus,

I n'y à aucune preuve que la compagnie à dépensé les $20,000 par an qu'elle avait consenti à dépenser d'après le contrat. pièces justificatives pour cette déper ‘on pouvait manipuler de facon à faire face à tout

On n’a pas fourni de 156, excepté les livres de Ja compagnie que S prétentions, Une come Pagnie qui disait avoir une charte lorsqu'elle n'en avait pas, qui se servait [un sceau auquel colle n'avait aucun droit, dont les noms des officiers ct dos “ebres étaient inconnus ct que le public ne

ner un meilleur témoignage d'une ie comptes.

Afin de juger de la valeur de Ja réelamation de North Atlantie Trading Co. Pour son travail on es dépenses du burean principal furent fivéns à 30.599 marks ou environ $8,000. Le caractère du bureau principal peut étre déterminé par Ja prenve donnée par M. Tames A. Smart, qui en février ou mars 1904, alla au bureau Principal pour faire des recherches sur la manière de faire des affaires, Ce

ï suit est la preuve donnée par M, Smart au Comi Barbor était lPexaminateur Cor)

pouvait vérifier, aurait pu telle dépense qu'un “hple rapport

515,000 dépensés par la énéral, on remarquera que

6 des Comptes Publics.

QUARTIERS GÉNÉRAUX DE CETTE Corporariox.

Demande, Etes-vous jamais alé à Amsterdam depuis cet arrangement ? Réponse. Oui.

D. Etes-vous allé à leur bureau ?

R. J'y suis allé.

D. Qu'avez-vons trouvé Jà ?

R. Je n'y ai rien trouvé, le bureau uit fermé.

D. Etait-ce sur nne rue commerciale ?

R. Oui monsieur.

D. Au premier, deuxième on troisième étage?

R. Je ne puis dire, je crois qu'il était au premier étage.

D. Au-dessus du rez-de-chaussée, et qu'est-ce que c'était, une chambre?

R. Un bureau.

D. Y avait-il un nom sur la porte?

R. Oui, la North Atlantic Trading Co.

D. Avez-vous pris des renseignements des voisins ?

R. Oui.

D. Qu'ont-ils dit?

R. Il répondirent que la correspondance arrivait là: que souvent il y avait quelqu'un dans le bureau et que certaines personnes inconnues y allaient.

D. Qui prenaient les lettres

s se.

Rd us 0e N1É PAR LE SURINTENDANT.

Nous avons dejà dit que le Gouvernement n’avait aucune preuve de la dépense de 820,000 par an par la compagnie, mais il est évident qu’elle ne dépensait pas autant d'après ce que disent les officiers eux-mêmes du Département d'Immigretion. M. W. D, Scott, Surintendant de l'Immigration, fit en juin 1903 un rapport dans lequel il appelait l'attention sur une fraude évidente dans les réclamations de la compagnie, M. Scott dit. (Hansard, 1906, page 1984) :

“De la somme de 105,325 marks qui vaut 825,067, je constate que la

Î plus grande partie de ce montant a servi pour les loyers de bureaux, salaires aux employés, timbres, commissions, sous-agences, et que de ce total on a dépensé #4,5%0 pour des annonce Je trouve qu'une grande partie des annonces ne répondent pas aux exigences du département et je crois qu’il les aurait refusées si elles lui avaient été soumises avant leur publication. De fait, la grande partie de ces annonces est une réclame pour les compagnies de navigation qui ne sont pas dirigées par la North Atlantic Trading Co., mais par M. Karlsberg et M. Falck. 11 me semble qu'une forte partie de cet argent servant aux loyers de bureaux, etc., servait aussi pour les bureaux de navigation dont le but est la navigation océanique mondiale et non pour le Canada seul. Conséquemment nous ne pouvons rous attendre à avoir la réclame voulue lorsque nous faisons des arrangements avec la compagnie.

Cela veut dire simplement que la dépense que la Compagnie devait faire pour promouvoir l'immigration, ne servait qu'à des déboursés aux agents de navigation en relations avec la compagnie.

Cest ce M. Karlsberg que l’on mentionne avoir fait des transactions Jouches avec L Arundel Printing Co.

L’auditeur Général du Canada fut examiné et il déclara que son bureau n’avait pas à considérer les comptes de la North Atlantic. Son examinateur pour le Départment d'Immigration dit que tout ce qu’il avait, était un certificat du Surintendant d’Immigration dans lequel certificat il était dit que le contrat avait été observé.

chambre?

uvent il y y allaient.

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Le Surintendant d'Immigration fut appelé, et ce qui suit est le compterendu de son examen. Questionné par M, Foster (pages 24-35) : Demande. Quelles démarches avez-vous faites jour vous assurer qu'ils ont dépensé 815,000 pour l'objet indiqué dans le contrat ? Réponse. Ils nous ont envoyé un rapport avec D. Signé par qui?

R. Je ne puis vous dire que c'était par la North Atlantic Trading Co. D. Vous avez un rapport de la Compagnie qu'elle a dépensée 815,000 ? R. Oui, D. Pas autre chose que la dépense de 815,000 ? R. Ils ont envoyé des échantillons des brochures et copies des réclames, D. Et les pièces justificatives.

R. Des pièces justificatives des imprimeurs avec factures,

les pièces justificatives.

D. Avez-vous fait des démarches pour vous assurer que ces pièces étaient correctes ?

R. Nous les acceptons comme correctes, elles en ont l'apparence.

D. Ne procéderez-vous pas à une enquête à ce sujet ?

R. Nous n’irons pas plus loin,

D. Ne vous assurez-vous pas que ces brochures, qu'ils ont payées ont été distribuées ?

R. Non.

D. Il pourrait se faire que chaque page imprimée qu'ils disent avoir payée puisse se trouver quelque part?

R. Pour ce que j'en sais, Oui.

D. Vous n'avez jamais demandé,

R. Non.

D. Vous n’avez jamais fait l'examen ©

R. Non.

D. En ce qui concerne les pièces justificatives avez-vous déjà correspondu avec les maisons dont Jos reçus donnent les noms pour vous assurer s’ils étaient véritables ou non ?

R. Non.

D. Vous êtes-vous informé du travail acompli en Norvège, en Suède et en Finlande, pour lequel ils disent avoir payé £1,000 7?

R. Non, pas du tout.

LE DÉPUTÉ MINISTRE, M. Sant.

Nous avons démontré que Lord Strathcona n'avait eu rien à faire avec le premier arrangement de 1899. Cet arrangement préliminaire avait été fait par M. Preston et le contrat fut complété par M. Preston et le Député Ministre Smart avec l'autorisation de M. Sifton. Cela vaut maintenant la peir » de retracer les relations de M. Smart avee l'arrangement,

M. Smart, qui avait été l’associé politique de M. Sifton dans l’ouest, devint le député de ce dernier en 1897, Deux ans plus tard M. Preston et lui, firent le contrat de la North Atlantic. Presque immédiatement après, il

changea les termes en enlevant les re

tions, quant à l'âge des immigrants et à la somine d'argent qu'ils devaient pésséder, En 1902 il fit un nouveau con trat: la transaction était meilleure pour ses amis et en 1994 il prépara celui hui a existé ec 1906,

M. Ninart a toujours refusé de donner les noms des personnes av lesquelles il négocia ou celui d, 4 principaux membres de la compagnie, Il

visita l'Europe en plus d'une occasion tandis que les contrats étaient en vigueur; ce fut dans un de ces voyages, étant à Amsterdam. qu'il ne put trouver les bureaux de la comp emps de 1904 et le 28 Novembre 1904, le contrat final avec là inmpagnie fut signé,

Mais si M. Smart avait de la difficulté à trouver le bureau d'Amsterdam il était en bons termes avec quelques-uns des contracteurs. Dans son témoignage devant le comité il dit qu'il rencontra un des membres du syndicat en 1901 ou 1902 ct que plus tard il correspondit avec Ini.

lie, Cela se passait au prit

“Vous refusez-vous à dire qui c'était #* demanda M, Barker, Réponse, Oui, je m'y refuse.

Dove Nécocrariox pE M. Suan@

A la fin de 1904, un mois après que M. Sinart fit le contrat de dix :

avec le syndicat, il résigna sa position sous le Gouvernement ct quelque: maines après il entrait au service de la compagnie, Le fait qu'il envisa quelques changements est démontré par l'extrait suivant de sa déposition. Demande, Quel a été l'or

ne de l'arr

igement entre vous et la come

* dans laquelle vous êtes entré ?

Réponse, Je crois que cela provient ue la ‘rrespondance entre moi

le monsieur dont je parle.

D. Ceci fut la cause que l'on vons employa ?

| R. Oui, je le cmois bien, Je crois que dans une lettre que je Ini rie | vais, je lui disais que je pensais être relevé de mes fonctions dans le dénarte

ment, (Page 64).

A la page 85 M. Smart dit qu'il n'y eut aucune correspondance privéa avec le département avant 1%

I serait intéressant d'avoir sous les yeux les ictrres entre le membre du syndicat et le Député Ministre, ectte correspondance qui amena la résignati de ce dernier ct son acceptation de la position d'agent pour la compagnis Canada; lorsque l'on considère que le nouveau contrat fut fait juste au moment où M. Smart changea ses relations ct après décision prise à ce snjot.

Mais on ne peut pas avoir cette correspondance, et ce qui arriva est expliqué aux page: 86 et 87 de la déposition de M, Smart.

IL BRÔLA LES LETTRES, Demande. Et vons avez résigné le 31 Decembre 190! Réponse. Je crois que j'entretins Mr, Sifton de mon intention « signer, ct }

‘aurais laissé le département pendant l'été de 1901 ou à la fin du

Printemps, n'eut été la session.

D. Avez-vous été en correspondance avec un on plusie

ce syndicat tandis que vous étiez Député Ministre ?

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unes avec gnic, Il ent on viut trouver 1904 et Je

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R. Oui, parfaitement,

D. Cotte correspondance 'act-clle pas été la canse que l'on vous em-

ploya ?

R. Cela se peut,

x LL * * * * *

D. Avez-vous des objections à montrer la correspondance que vous avez eue avec un membre quelconque de ce sYudicat tandis que vous étiez Député. Ministre ?

R. Je’ne puis la produire ne l'avant pas. Je ne l'ai pus conservée, du reste, je ne garde aucunes lettres Privées, je les brûle... je los ni gnrdées nviron un an et avant de quitter mon dépariement je les fis brûler, c'est tout,

D. Pensiczevous à cela la di rnière fois que je vous ai question!

R. Je le savais alors.

D. Vous n'avez pas dit que vous aviez détrnit cette corre pondance R. il n'y avait aucune occasion pour cela, D. Dites-moi précisement quand vous avez détrui: R. Vers le ler Septembre 1905,

D. : Les lettre que vous leur écriviez éluient des copies de lettres ?

R. Je ne puis pas vous dire exactement.

D. Avez-vous brûlé le livre des copies de letires:

R. Oui, j'ai brûlé tout ce que j'avais.

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