‹ Le Procès de Barreau [microforme]Chapitre 6 sur 6 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

ate plaidoirie ques feuillets jous prévaloir 108 confrères :

êtes appelés e des plus imntrées depuis ; crime atroce a barre, et les pagné, on n6 commis un tel sa raison. Âu la preuve qui pouvez faire le prisonnier,

lors de la porpétration du crime, dont il est certainement l'auteur, était attaqué de monomanie, Il y a des personnes qui paraissent douées de toutes les facultés de leur intelligence et qui tout-à coup commettent des crimes, non seulement contre la société, mais contre eux-mêmes, On ne peut penser que ces personnes qui jusqu'alors ont toujours montré de l’inteliigence et ont vécu comme des êtres raisonnables, sont saines d’esprit On doit les considérer comme monamanes.

ot ils lo sont certainement, Ces personnes peuvent arracher la à leur père, à leur mère et aux êtres les plus chers à leur cœur. Et n'en a-t-on pas la preuve dans lattentat horrible qui a jeté dans l’effroi, non seulement le comté de St. Hyacinthe, où il a été commis, mais la province toute entière ? Un homme qui jusqu'alors, avait joui de toute son intelligence, va voir son père et sa mère, passe plusieurs jours au millieu d’eux, témoigne le plus grand amour à celle qui luia donné le jour et ne montre aucun signe de de folie. Mais tout-h-coup, il saisit une hache tue sa mère qu’il à suivie à la laiterio, et s'en revient tranquillement à la maison. Traduie à la barre criminelles, il a été acquitté, parce qu’on a jugé que lorsqu'il avait commis ct meurtre, il était atteint d’aliénation mentale et qu’il ne savait pas ce qu'il faisait, Et bien la cause qui est aujourd'hui devant vous est tout-à-fait semblable, Le prisonnier à la barre serend chez M. Moquin, dans la maison où il a passé son enfence. En entrant, il aperçoit Marie Louise Sauvage, qu'it devait chérir autant que sa mère, elle qui l'avait soigné pendant quatre longs, mois lorsqu'il était couché sur le lit do douleur en proie à une fièvre des plus violentes, elle qui, pour ainsi dire, lui avait donné la vie. Tout à-coup, gans prévocation aucune, après avoir eu un entretien amical, il fait feu sur elle et lui arrache la vie. Peut-on croire qu’un homme sain d’esprit, aurait pu commettre up crime aussi atroce, et répandre le sang de celle à qui il était tant redevable. Il est impossible de le supposer, à moins que cet homme ne soit un démon incarné.

Le prisonnier, lorsqu’il est parti de Montréal avait-il l'intention de voler ? On ne peut, pour un moment, entretenir cette idée, et en suivant la preuve, on ne peuten venir à une conclusion

Lun

autre que lo prisonnier a été poussé au crime par uno impulsion spontannée, irrésistible, à laquelle il devait obéir, et qui se révèle tout a coup chez des personnes atteintes de monomanie, S'il eut traversé à Laprairie dans le dessein de voler l'argent de M, Moquin, il anrait pu le faire, sans diflleulté et sans ôter la vie à deux personnes, lorsque la servante se trouvait dans l'étage supérieur de la maison et que l’autre jeune fille était occupée avec los deux petits enfants. No pouvait-il pas alors entrer dans la chambre, défoncer le cofre, enlever l'argent, sauter par la fenêtre et 8e sauver, Mais non, il ne fait rien de cela; il attend tranquillement que la servaute soit descendur de l'étage supérieur, Alors il prend son fusil, et veut s’en aller, mais la serrante le prie de rester et d'attendre MM. Moquin en disant qu'ils seraient contents de le voir. Il fait quelques remarques sur sa toilette et s’assied sur le lavoir, Soudain, 1l saisit son fusil ot s'écrie : “ Je suis maître ici,” et tire plusieurs coups de pistolet sur la servante,

Eh bien! tout ceci ne montre-il pas que le prisonnier était alors attaqué d’aliéuation mentale, S'il eut eu l'intention de voler, s’il eut prémédité le meurtre dans le cas où quelqu'un le génerait dans l'accomplissement de ses desseins, pourquoi n’a-t-il pas volé lorsque la servante était en haut? pourquoi ne l’a-t-il pas tué en arrivant ? 1l n'avait donc pas l'intention de voler, le meurtre n’était donc pas prémédité et nous en avons la preuve dans le fait qu'il a voulu laisser la maison ; il a donc agi d’après une impulsion commune aux monomanes, ou sous l'empire d’une aliénation mentale soudaine à laquelle il est impossible de résister. Ces cas sont assez communs dans la vie et il se rencontre presque toujours chez des personnes qui sont remplies de tendresse pour leurs malheureuses victimes. Je ne vous en citorai qu’un cas assez rapproché. Vous vous rappelez, sans doute, l'horrible tragédie qui est venue jeter lo deuil dans une famille sur l’autre côte de la montagne. Là vivaient un homme, sa femme et trois enfants en bas âge.

Un jour, le père est obligé de s’absenter pour quelque temps. En laissant sa femme, il ne remarqua rien d’extraordinaire en elle; elle parait avoir toute son intelligence, À son retour qu'aperçoit-il. Quel spectacle affreux vient frapper son regard en entrant dans cette

maison où il axait laissé quatre êtres animés do la vie, Vl voit étendu sur le plancher, le cou à domi tranehé de deux de ses enfants- Prés d'eux æstt assis la mére, un razoir à la main, et sur &ex genoux un Enfant de six moi

le eou aussi trac ll hi avait conduit cette malheureuse à un alu aussi atroce, elle qui jusqu'à ce jour avait sœus cesse manifesté de la tendresse à ses malheureux enfants. Ce n'était autre chose qu'une attaque d’aliénation inentale, Aussi l’a-t-on considérée comme innocente, parcequ'elle ne savait pas ce qu’elle faisait.

Il est permis de douter que le prisonnier n'avait pas sa raison, lorsqu'il a commis le crime qui l'a traduit au banc criminel et qui d'est certainement pas plus atroce que celui nont cette femme s'est rendu coupable.

Ïl arrive quelque fois qu'une personne attaquée de monomanie, nourrit un projet pendant longtemps, étudie tous les moyens de parvenir à son but, s’y applique de toutes ses forces, et eue l'occasion se présente favorable, frappe uw sand coup. On en a la preuve daus la cause du jeune Oxford. En 1340, ce jeune homme vivant à Londres, forme le projet de tuer la reine Victoria, Pendanttrois mois il rôde sans cesse, cherchant toutes les occasions pour satisfaire son coupable dessein. Tous les jours, il s'exerçait au tir du pistolet, afin d'acquérir de l’habileté et de porter un coup mortel À cette souveraine, qui ne règne seulement pas sur l'Angleterre, mais encore sur les cœurs de tous ses sujets. Un jour que Sa Majesté sortait de son Falais, entourée d’une foule immense, Oxford s'avance et tire successivement deux coups de pistolets sur elle. Arrêté et traduit à la barre criminelle, il est acquitté parce que l'on à jugë qu'il agissait sous l'influence de la monomanie et qu'il n'était pas responsable de son acte. Il a avoué luimême son crime et a dit qu'il méritait d'être pendu, mais la loi l'a protégé et l’a renfermé pour sa vie dans une maison pénitenciaire. Le prisonnier n'était-il pas attaqué de la mème maladie mentale, lo” vwil est traversé à La-

prairie.

© Il est encore peris oire ét même tout l'indique. Suivi: apres {& meurtre.

Que fait-il ? Va-t-il pags uux Etats-Unis

dont la route lu est onverie * Vast-il alic chercher un refuge dans co vaste pays qui

offre toujours un asile assuré aux criminels et les dérobe à la justice, Non, au lieu de fuir le danger, il le cherche. Hors de lui, ot ne sachant ce qu'il fait, comme il l’a avoué luimême, il prend machinalement la direction du bois, estamine son pistolet pour se tuer, et le jette apré avoir constaté qu’il n’est par chargé. Il traverse le fleuve dans un canot, et tient pour ainsi se livrer aux mains des autovités. Il va dans une maison de débauche, qu'il sait être sujette aux rechorches de lu police, lorsque des crimes sont commis. De là il se rend à sa maison près de laquelle il devait s'imaginer que des gardes avaient été postées pour l'arrêter dans le cas où il s’en approcherait. Et c’est ce qui serait certainement arrivé sans l’ineptie et ls manque d'habileté des hommes de police, au lieu d’être à une place convenable, se trouvaient dans la maison, près d’une chandelle allumée. Il se rend ensuite à Kingston, ot au lieu G'aller dans un hôtel où sa parfaite connaissance dans la langue anglaise aurait pu éloigner tout soupçou, il se refugie dans une maison de protitution tenue par un homme indigne de ce nom, et où il devait penser que l'on ferait des recherches Il eat facile de voir que si cet homme avait eu toute son inteltigence, il ne se serait pas compromis comme il l’a fait à chaque instant après la perpétration du crime, 1l n'aurait pas à tout instant fait parade de l'argent qu'il possédait, il a’aurait pas étalé aux regards ces piéces d’or qui, par leur ancienneté, devaient nécessairement exciter lessoupçons. Partout la conduite du prisonnier a été celle d’un incensé ; et il est bien permis de le croire tel. Par conséquent il existe un fort doute sur son

intelligence, et vous devez lui accorder le bénéfice de ce doute, Vous C1 1 leg vrais juges de la cause ; les faits sont de votre domaine, et vous devez rendre vcixo verdie: on

conséquence, et ce verdict, je n’en ai aucun doute, sera guidé pas la plus stricte impartialité, In entrant dans cette boîte, vous avez prêté le serment de rendre justice à qui de droit, et pour parvenir à ce but, vous avez dû mettre de côté toute sympathie pour les pauvres victimes qui sont maintenaut couchées dani la tombe, et toute haine et horreur pour le prisonnier. Vous devez le juger avec impartialité. Et rappellez vous que l’homme

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qui est maintonant devant vos regards, qi m’écoute et vous voit, est un de vos semblu bles qu'un seul mot de votre bouche peut faire monter sur l’échafaud, S'ila commis le crime sous l'empire de la folie, et par conséquent dans un état d'esprit qui le rend tout à fait excusable, et que vous le condamniez, la société vous demandera compte de la vie de cette homme, son souvenir vous poursuivra partout ; son fnntôme troublera votre sommt ll et son sang retombera sur vos têtes, (Jue vos cousidérations pésent beaucoup dans votre décision, J'abandonne mainteuant la cause et le sort du prisonnier entre vos mains, ot j'attend de vous un verdict tel que doivont le rendre douze citoyens intelligents qui connaissent ce qu’ils doivent à la société et au prisonnier à la barre, 0 4 Adresse de M, lAvocat de la Couronne Ramsay aux Jures.

Messieurs Les Jurés,—Vous touchez aujourd'hui au terme d’une cause qui vous occupe dejà depuis quatre longs jours ; maïs quelqu’aient été vos fatigues pendant ce temps, je suis bien persuadé que vous ne le regrettorez pas en songeant à l'importance suprême de la cause sur laquelle vous êtes appelés aujourd’hui à prononcer ; car il s'agit pour vous de rendre justice tout à la fois à la société et au prisonnier dont vous êtes les protecteurs.

Pendant ces quatre jours, le prisonnier à la barre à joui de la plus entière liberté dans sa défense, et j'applaudis de grand cœur au noble désintéressement de son défenseur, M. Clarke, qui n’a pas hésité de prendre en mans une cause aussi désespérée. D'un autre côté, sa conduite ne me surprend pas, car le barreau canadien a toujours su fournir des défenseurs aux plus grands criminels, et j'ai l'intime conviction qu’il ne faillira jamais à sa mission philantrophique.

La pensée que le prisonnier a ainsi joui de tous les moyens de défense possibles dans une position aussi malheureuse, doit être pour vous comme pour moi,—à quila tâche pénible de peindre dans toute sa noirceur le crime dont il s’est rendu coupable, a été dévolue,=doit être, dis-je, une bioh grande consolation ; car

elle est de nature à faire disparaître le mom dre soupçon d'erreur quant à Îa preuve produits itre lui.

Maintenant, tüogsieurs, si l'on examine di pres eelto preuve,—et il faut remarquer qu la défense n'a pas un seul instant sayé d'en nier l'authenticité, —ia culpabilité en ressort dans toute son horrible horreur. Aussi, ne m'arréterais-je pas un seul instant À vous en relater de nouveau les terribles phases, si lo savant avocat de la défense n'avait pas eru devoir, dans lintérét du prisonnier, plaider monomanie, Incapable de nior qu'il eut tué Mario Louise Suuvage et l'innocent enfant qu’elle portait dans ses bras; il s'est évertué à vous persuader que le prisonnier était fou lors de la perpétration de son erime, et qu’il n'avait pas conscience de ce qu’il l'aisait,

Eh bien, je dois l'avouer, le savant avocat, malgré son magnifique talent orntoire, a bien maigrement réussi dans ce dernier moyen de défense, D'abord, il s’est sinplement abstenu de faire comparaître devant cette cour les hommes qui auraient pu établir si son client était fou ou non, Et s'il ne l'a pus fait, la raison en est bien simple: c'est qu'il savait tout aussi bien que vous et moi qu’il ne se serait pas trouvé un seul médecin dans toute la province pour appuyer sa prétention dans ce Cas=cl,

Nous n'avons donc que les faits qui se rattachent au crime pour porter un jugement sur cette folie supposée, Si on examine les faits, l'on trouve au lieu d'un m nque d'intelligence, le calcul le pins froid, la préméditation la plus ferme. Le meilleur ivdice de folio, c’est qu’il n'y a pas do suite dans les actes; mais dans la conduite du prisonaier on trouve un plan arrangé avec assez de sagocité pour nous faire voir que s’il eut employé les mêmes talents pour se faire une position honorable dans le monde, il aurait parfaitement réussi, Nous voyons d’abord que plusieurs jours avant le crime, il prépare les meilleures armes, achète Ja meilleure poudre et les capsules de première qualité, et il part la veille du meurtre eu donnant de faux renseignements quant au but de son voyage

I se rend chez M. Moquin et passe la nuit dans une grange. Oa a prétendu qu'il n’avait pas l'intention préméditée de commettre un crime, Comment so fait-il donc qu'il né re

en dE se

soit pas rendu de suite à la maison ? Son plan était done dy arriver pendant l'absence des messieurs Moquin, et c'est pour cela qu'il à attendu le départ de ces derniers et de leurs épouses. Il ne voulait denc trouver à la maison que la servante et les enfants ? On nous a dit que l’idée du vol ne luiest venue qu'au moment où ila tiré sur Marie-Louise Sauvage et l'on donne pour raison qu'il aurait pu enlever l'argent lorsque la servante se trouvait à faire le lit dans le grenier. Cette raison n6 vaut rien, car l’on voit de suite que s’il eût enlevé l'argent, sans tuer tous ceux qui se trouvaient présents, son vol aurait été connu. Son objet était donc de voler l'argent et de faire disvaraître tous ceux qui pouvaient le dénoncer. Pour lui, le nombre des victimes n'était rien ; pour s'approprier une misérable somme de #00, il était prêt à arracher la vie à quatre personnes innocentes. Ce n'est pas là une supposition que je fais. Je dis ces choses d'après les propres aveux du prisonnier. Ila avoué à M. Bissonnette qu'il voulait faire disparaître les traces de son crime. Îlest vrai qu'il a dit qu'il ne voulait pas tirer sur l’enfant. Cela peut être ; mais il n'hésitait pas à faire brûler vives ces deux jeunes filles renfermées dans la chambre, les deux servantes étant déjà mortes.

Ensuite nous avons les circonstances de sa faite, S'il ne savait pas distinguer le bien du mal, pourquoi s'est-il enfui ?

L'éloquent défenseur du prisonnier nous dit que ceux qui Sont atteints de monomanie et dont l'idée est de tuer quelqu'un, s’attaquent de préférence aux êtres qui lui sont les plus chers, et il nous a cité le cas d'une femme devenue folle qui a coupé la gorge"*à ses trois enfants. Mais cette femme ne s'est pas sauvéo après cette horrible attentat. Ille est demeurée sur les lieux et les signes de sa folie ont été établis et prouvés hors de tout doute,

On à voulu vous donner comme un acte de folie le fait que le prisonnier s’est rendu à Montréal le lendemain du crime. En réflcchissant vous verrez que cela était dans ses plans. Jusqu'à ce qu'il fat entré dans l’auberge, il pensait Délima Duquette morte, mais ayant appris par les jnurnaux qu'il était découvert, 1} prend les moyens de se soustraire [Lentre dans une boutique de

à la justice:

barbier, so fait raser les moustaches, et pendant huit jours, se soustrait aux recherches de la police et se trouve tout à coup à Kingston dans le moment même où l’on pensait l'arrêter à chaque instant dans cette ville, Cette fuite méditée avec soin et exécutée ayec un rare succès, prouve que le prisonnier à agi avec toute l'intelligence possible.

Il serait inutile de vous parler plus longtemps sur une cause aus claire ; vous n'avez que deux questions À VOUS faire, Le prisonnier a-t.il assassiné Marie Louise Sauvage ?Eteil Pa fait, avait-il assez d'intelligence pour distinguer le bien du mal?

La première question esè résolue par Îles aveux du prisonnier et l'admission de son conseil. Pour résoudre la deuxième, vous n'avez qu'à vous demander pourquoi lo prisonnier s'est enfui après avoir commis le crime, s’il ne savait pas qu’il eut violé la loi de Dieu, de la nature et des hommes ?

Son Honneur le Juge s'adresse an Jury dans les termes suivants :

La preuve contre le prisonnier est accablante. Nous avons non-seulement le témoi-

gnage d’un témom oculaire, mais même encore

sa déclaration volontaire qui nous à été rapporté par cinq témoins. Jamais depuis que j'ai été appelé À agir comme juge dans les Cours Oriminelles, soit ici ou à Québec, je n'ai rencontré dans une cause un enchainement de preuves aussi fortes contre un prisonnier.

La défense a voulu faire croire que le prisonnier, lors de la perpétration du crime, était attaqué d’aliénation mentale, mais pourquoi n’a-t-elle pas amené des médecins au soutien de cette assertion. Elle n’en a rien fait, I faut done croire que le prisonnier avait toute son intelligence.

Votre devoir maintenant est de délibérer ensemble sur le verdict qu'il vous convient de rendre. On vons a dit que si VOUS COndamniez le prisonnier, en conservant le doute qu'il était atteint de folie, vous seriez sans cesse poursuivis par l'idee que vous êtes ses meurtriers, moi je vous dis que ai après la preuve qui à été faite, vous donnez la iberté à cet homme, vous vous Île reprocherez tonte votre vie.

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