Notaire apostolique (v. p. suivante
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.péché, la procédure fut encore remise. Enfin, le lundi 14 avril, nquête fut transférée à Troyes. L'évêque avait d'abord répondu 'il verrait s'il devait s'y transporter en personne ; mais il se ;ida à ne pas comparaître et envoya son procureur en son m. En cinq jours, du lundi au vendredi, les enquêteurs examinent, à Troyes, soixante et onze témoins, au nombre desquels utier de la Porte, ancien prévôt, chargé eu 1302 d'informer ître Guichard, et Hermand de Vertus, curé de Bergères, qui lit été mêlé à l'évasion de Jean de Calais. Le lundi suivant,
avril, les prélats étaient à Provins : en cinq séances, du idi au samedi, cinquante-quatre témoins furent produits, et 'mi eux le curé de Barbonne, l'abbé de Nesle, Jacquette de îets, concubine de Guichard, M° Jean de la Tannerie, méde-
de la reine de Navarre, M c Jacques de Bolay, son chapea.
Le 2 mai, à Sainte-Geneviève, on exhiba encore par devant 'êque trois pièces : d'abord certaine lettre qui semblait avoir
close, puis ouverte, scellée au dos d'un petit sceau qu'on ntra à Guichard sans ouvrir la lettre : il reconnut l'impression son propre contre-scel qu'il avait perdu depuis six ans envii ' ; puis deux autres lettres, scellées du sceau de Jean de ais : l'évêque avoua les avoir eues entre les mains, croyant elles étaient authentiques et que le contenu en était vrai •. ..es commissaires, après avoir prévenu l'évêque qu'ils n'avaient s que deus témoins a produire, offrirent de lui fixer un jour ir répondre aux témoignages portés contre lui. Depuis près a siècle, la papauté, dans les causes d'hérésie, avait établi le ret de l'enquête 3 : pour que les témoins pussent déposer ement, sans crainte des vengeances, leur audition était [■ète ; l'inculpé lui-même n'y assistait pas. Toutefois les parties
Il doit s'agir ici de la lettre adressée par Guichard n Cassinno, rspporp. il ; c'était en effet une lettre close, et elle porte encore au dos la e du contre-sceau.
C'étaient les lettres au roi et à la reine rapportées pp. 37 et 38.
Fournier, out>. cit., pp. 190-192.
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dans la maison *. C'était commune renommée au pays. Guichard était né h Villemaur, dans une maison en face du prieuré de Saint-Flavit, lequel dépendait deMontier-la-Celle 2 : on appelait la maison de son père la maison du diable 3 ou la maison du neton 4 . A l'abbaye, quand il était moine, et, quand il était devenu prieur de Saint- Ay oui, à Provins, les moines racontaient que Guichard était fils de neton, qu'un neton avait fréquenté dans la maison de sa mère, avant et après sa naissance, que sa mère avait peine à trouver des domestiques, pour la crainte qu'ils avaient du diable ; sur cette publique renommée, Nicolas, alors évêque de Troyes, était venu à Villemaur, à la maison infestée, avec de l'eau bénite, pour en chasser le démon; on disait enfin que Jean Guichard, le mari, quand il vivait, ne pouvait pas voir l'enfant, bien que sa femme, Agnès, passât pour une honnête femme 5 . A Montier-la-Celle, ses camarades évitaient le jeune moine : on l'appelait « netonat », fils de neton 6 . Lui-même ne doutait point de toutes ces choses ; il les tenait de sa mère 7 , et maintes fois on les lui avait entendu raconter 8 : il disait que le neton, jour et nuit, infestait invisiblement sa mère et les autres habitants de la maison; il n'avouait point toutefois que ce fût avant sa naissance 9 ; et, loin de s'effrayer de son cas, il ajoutait complaisamment que les netons aimaient à fréquenter les femmes qui ont de belles tresses de cheveux, et que sa mère en avait de très belles 10 . Il fallait qu'il fût fils du diable, disaient les
1. Agnès la Basine, d'ap. Geoffroy, curé de Maisoncelles, cousin germain de l'évoque, mort au moment du procès.