‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313) (volume 2)Chapitre 104 sur 208 · Prieur de S. Ayoul · texte numérisé non relu

Prieur de S. Ayoul

6. Philippe, prieur de llimiillv. — D'np. G. Pastou prieur de Sainle-Croii de Provins.

avait répondu que Guichard était encore trop jeune, mais que, lorsqu'une autre occasion s'offrirait, il aurait ce prieuré *. Or le prieur était mort vingt jours après son élévation ; pendant qu'il était malade, comme il envoyait chercher à Troyes un médecin pour le visiter, on avait entendu Guichard qui disait : — « Il « envoie chercher un médecin..., mais ce sera un bon médecin « s'il peut le guérir 2 ! » On pensa alors qu'il Favait fait empoisonner 3 . Guichard lui succéda : quinze jours après il fut fait prieur 4 .

III e ARTICLE

Des démons qui, sous forme de cendres, sortirent de son

capuchon et de ses cheveux 5

(8 témoins)

C'était entre la Toussaint et Noël de 1275, après souper, avant le couvre-feu. Guichard, alors prieur de Saint-Ayoul, accompagné d'un jeune moine de dix-sept ans, Pierre, aujourd'hui prieur de Nesle, quittait la salle pour aller dans sa chambre. Comme il en montait les degrés avec Jacquet de Villemaur, son clerc, il enleva son froc, et le petit moine allait le lui prendre des mains, mais, en regardant la tête du prieur, il vit tout autour un cercle : c'était comme du feu de cendre tout ardent et cela ressem-

1. Prieur de S. Ayoul. — D'ap. G. Pastourel, c'est au moment d'une visite de l'abbé à Saint-Ayoul que Guichard, prieur de Sainte-Croix, lui aurait demandé de renvoyer Buretel, le prieur, et de lui conférer le prieuré : l'abbé lui aurait promis son élévation à la prochaine vacance.

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