‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313) (volume 2)Chapitre 108 sur 208 · Bernardin l'Allemand : a ... cum · texte numérisé non relu

Bernardin l'Allemand : a ... cum

■ vere, sicut dicebatur, regine Fran

■ sione factï Johannis de Calcsio...

3. Bernardin l'Allemand. Ce lé moi tefois qu'il n'a jamais entendu de ge retenu quelque chose, et qu'il en a prieuré.

4. Prieur de Ponts, Raoul de Sup[ 9. Jean Bouteiller, Girard de Belle 6. Jean Bouteiller.

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LGS DÉPOSITIONS

Bandoret 1 , que Guichard accusait d'avoir joué aux dés 3 , imena devant l'abbé, a Montier-la-Celle. Guichard leur « Est-ce que je ne vous avais pas défendu de jouer aux ■) Ils l'avouèrent. — « Vous êtes des dépravés et des lar-

•>dit l'abbé. « Par saint Ayoul, vous n'aurez plus désir de ijuand vous sortirez de mes mains ! Mettez les aval au fond fosse ! » Et il les lit jeter dans une prison souterraine de • 3 : c'était, disait-on, une basse fosse dans une tourelle

4 , un nouveau cachot, et l'abbé avait dit « qu'il vouair ce que savait faire sa nouvelle prison -•. » La mère ou ie de l'un des deux hommes et le père de l'autre vinrent

l'abbé, et, voyant qu'on ne reprochait que le jeu aux iers, offrirent de payer une amende pour les libérer 6 . Guiîfusa : — « Ne me parlez pas de cela plus longtemps :

châtierai de telle façon qu'ils ne joueront plus! » Il

tous ceux, grands ou petits, qui lui parleraient encore iélivrer, de les jeter en prison avec eux 7 ; et, comme il l'abbaye, il ferma la porte de la prison et emporta la clef . Quand on ouvrit la porte, à son retour, au bout de s jours, on trouva les deux hommes suffoqués, morts de qui se tenaient embrassés 8 . A l'abbaye, dans l'entourage hard, on disait qu'ils étaient morts par sa faute, de la e la prison, du manque d'air et de nourriture 9 . D'aucuns encore qu'après les avoir laissés longtemps au pain et h uichard les avait fait tirer de la basse-fosse et leur avait ner à manger beaucoup de bonnes choses, à boire du bon

. 438, n" 4, Peiraut Blanchart : l'un d'eux était son père, Jchanergnat, l'autre son beau-frère, Jchannot la Tannoïse. ent de Ruvigny. D'aucuns pourtant disent que les deux hommes lupçonnés de vols.

•ent de Ruvigny.

Quarrez, Jacquelte de Viuels.

ent de Ruvigny, Henri Forrez. ent de Ruvigny. Cf.J. 438, u" 4, Jean Dorin.

re de Villy, Laurent de Ruvigny.

uette de Vinets, Lauréat de Ruvigny.

LES DÉPOSITIOSS

icliard avait eu cet enfant d'une nonne de Foîcy, et que le é n'avait pas voulu le baptiser si on ne lui nommait le père et nère '. Un greffier, au moment de l'enquête, entendit quatre nmes de Moussey déposer que l'abbé avait fait des menaces chapelain et lui avait dit : — « Vous n'avez pas voulu baptier (ou inhumer} l'enfant à ma requête : en vérité, vous vous en epentirez et me le paierez d'ici peu 3 ! » Tout en colère, il dît à •rinet de la Planche et à ses familiers, « qu'il arriverait mal

ceux qui mangeaient de son pain s'ils ne le vengeaient du uré 3 ! » Le curé fut tué quelques jours après, la veille des m eaux *, Un homme qui allait au marché de Bar-sur-Aube it rencontré sur la route, entre Troyes et Laubressel, Perri-

de la Planche et Becart à cheval avec deux valets à pied h : étaient armés, et avaient leurs épées sous leurs surcots. Ils rèrent dans une taverne, chez Herbelaut, et se firent servir à re 6 . Le fils du cabaretier les aperçut qui buvaient dans maison de son père : ils semblaient être des écuyers de la înée de l'abbé et ils avaient ses robes. Peu après, comme il endait crier dans Laubressel, on lui dit qu'ils étaient sortis, ils étaient allés chez le curé et qu'ils l'avaient tué 7 . j» maison du curé était pldne de monde : on pouvait le r, les jambes et les bras coupés et la tète fendue ; à ceux

lui demandaient qui lui avait fait cela, il déclara, « sur le éril de son âme, que c'étaient Perrinet de la Planche et (écart, les « neveux >> de l'abbé, ses familiers, et Pierre

Curé de Cor félût. (Foicy, c" de S. -Parre-1 es-Tertres, bit. de Troyes.) . Robin Didier. D'ap. lui, l'enqu£te de Pierre de Villy et de Gautier de la te aurait eu lieu en 1300, . Curé de Corfélii, Girard de Vauehassis.

. Jean de Saintes Vertus.

. Jean Garnier l'aîné. Cf. Robin Didier : le maire de Laubressel recon- Perrinet et Gui dit Quatre Sols, écuyers el familiers de l'abbé. Cf. J. . n" 4, dépos. de Jean Trivalle, qui dit que le curé fui tué par Perrinet a Planche, et par le Roussel, écuyer de l'abbé. . J. 438, n° 4, Constant de Laubressel.

. Jeannet Herbelet; cf. Constant de Laubressel : selon lui, le curé lit refusé de rien dire qu'en confession.

l'abbaye, sinon « il le ferait excommunier en telle manière que les « chiens ne voudraient pas manger de lui. » Et comme l'abbé était conseiller et quasi le premier des conseillers du comte *, Garnot dit à l'abbé : — « Messire, vous êtes si puissant que je ne pour- « rais pas me défendre contre vous : je vous les laisse, mais « prenez garde à votre conscience ! » M c Jean n'avait pas ouï dire que l'abbé lui eût jamais rendu son droit. Il avait pourtant vu pendant deux ans Garnot percevoir ces mesures d'avoine dans une grange à champarts de l'Epine, et il avait lu certaines lettres contenant que le père de Garnot avait acheté les deux mesures en mouvance du comte de Champagne *.

XVP ARTICLE

Des usures qu'il exerçait depuis quil avait été prieur

(102 témoins)

Guichard était usurier, soit qu'il vendît ses biens plus cher à terme, soit qu'il eût de l'argent chez les changeurs des foires. Il vendait son blé à terme aux Garnier 3 : étant abbé, il en avait ainsi vendu à Jean Garnier pendant six ans, pour la somme totale de six mille livres ; Garnier pavait le setier à l'abbé trois ou quatre sous plus cher qu'il ne valait au marché en argent comptant. A chaque marché, Guichard lui promettait, sur parole de prêtre et la main sur la poitrine, que s'il perdait en revendant son blé, il lui rendrait la moitié de ce qu'il perdrait : mais bien que Garnier eût perdu, en tout, bien six cents livres, et qu'il eût réclamé plusieurs fois l'indemnité promise, jamais Guichard ne la lui avait payée. Il fit avec d'autres des con-

4. « Consiliarius et quasi major omnium consiliariorum dicti comitis. »

2. M e Jean de Gié. — Pierre de Villy déposa encore à l'instruction (J. 438, n° 4) que l'abbé s'était approprié, au nom de son couvent, une ruelle qui allait à Chichère, avec la rivière et la pêcherie bordant ladite ruelle. Tout le pays s'en plaignait (Cf. ibid., Jean Villede).

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