‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313) (volume 2)Chapitre 115 sur 208 · Pierre de S. Nizier · texte numérisé non relu

Pierre de S. Nizier

Mtm. et doc. de l'Ér. des Chartes. 10

' l'.Cr.

contraire, qu'il donnait cet argent aux Lombards pour en faire usure, et qu'il en retirait grand profit *. Il ne rougissait pas de ses relations avec ces usuriers. Jacquette de Vinets avait dit une fois à son chambrier : — « Cet homme se honnira pour donner « ses deniers à de telles gens 2 ! » Quand on l'avait arrêté, l'évêque avait bien deux mille deux cents livres au seul comptoir des Cavassolle 3 .

XVII e ARTICLE

Des témoins qu'il a corrompus et des pièces quil a faussées

(41 témoins)

Guichard, étant prieur de Saint- Ay oui, avait voulu faire témoigner à Jean li Forneraz qu'il avait vu certain garde de la Tour de Provins prendre la femme de Félix Mignot et la connaître charnellement, bien quelle fût mariée ; le prieur promettait à Jean de le faire sergent de la commune de Provins. Jean refusa, disant qu'il n'en savait rien : Guichard le fit mettre à la Tour du Roi à Provins par le sergent du bailli, et l'y fit rester vingt-deux semaines, pour avoir refusé de porter faux témoignage 4 .

Vers Pâques 1302 (22 avril), Pierre de Saint-Nizier, qui était alors clerc de l'évêque, avait fait certaines lettres relatives à une mutation de revenus entre l'évêque, d'une part, l'abbé et . le couvent de Montier-la-Celle d'autre part ; il avait écrit à un endroit les mots : decimam de Gillanis, et, à la suite, un certain chiffre de revenus que l'abbaye donnait à l'évêque. L'abbé avait

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