‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313) (volume 2)Chapitre 126 sur 208 · Hugue Morsel · texte numérisé non relu

Hugue Morsel

3. Pierre de S. Nizier précise : entre le Petit Pont et la maison des frères Prêcheurs, près de la maison de Mortemer. C'est aujourd'hui une partie de la rue Saint-Jacques. (Voy. Géraud, Paris sous Philippe le Bel.)

4. ... « Archidiaconus Vindocinensis, qui tune erat, et Noffus, qui prose- « quti fuerant negocium dicte regine... »

5 « quem dicebant esse amicum dicti Trecensis episcopi in dicto

« negotio et aliis... »

n viendrait à sa fin, que Dieu le voulût, ou le diable '. » Pierre rière et le doyen retournèrent auprès de l'évêque de Meaux,

les écouta volontiers et leur dît « qu'il ferait tout son posîble pour que Pierre et les autres témoins qui voudraient se étracter eussent leur sûreté de la reine pour le faire et qu'ils issent entendus en secret. » Ils montrèrent à l'évêque une lettre la main de Noffo Dei : l'évêque la garda et dit qu'il la ferait • à la reine.

Cependant, le doyen et le procureur confiaient è Pierre Bare que l'évêque de Troyes avait d'autres grands seigneurs à cour du roi, qui pousseraient l'affaire quand elle serait en n' 2 ; Pierre Barrière leur dit que, pour la bien conduire, — ime elle était de la plus grande importance et qu'elle présen-

du danger, touchant à la personne de la reine, — il fallait ix choses : d'abord avoir pour soi à la cour du roi de hauts sonnages qui fussent amis de l'évêque de Troyes; ensuite en rcher d'autres qui fussent ennemis de Noffo Dei pour les er s , en sorte que leur action fût concertée ; il fallait encore que

êque, le doyen et le procureur eussent les mains larges, et ! l'affaire fût menée sans bruit, par gens de secret et par conteurs. Us répondirent qu'ils étaient pourvus de tels personnes, et que l'évêque de Troyes ne regarderait pas à ce qu'il >enserait dans cette affaire, pourvu qu'il en vînt à la fin qu'il limitait 4 .

?ierre Barrière s'aboucha alors avec Adam Bolard et Francesco

. Pierre de Saint-Nizicr. Cf. Pierre Barrière. Ici encore, le manque de ;s précises peut faire croire à une contradiction : tandis que Pierre de ut-Nizier déclare que les agents de Guichard furent mal reçus par êque de Meaux, d'après Pierre Barrière, ils reçurent un bon accueil. Il : sans doute penser (Guichard ne s'élant pas décourage que P. Barri t-re le d'une deuxième entrevue.

. « ... dictus episcopus Trecensis habebal alios ma £ nos dominos in uria régis qui sustinerent dictum ncgoliuni ex quo esset inceptum. » . » ... et alios qui casent inimiei dicti Nofti requircrent ut juvarent

. » ... quod de talibus personis benc erant fundati et munit i, et qtioddîcis episcopus Trecensis non curabat quantum expenderet in isto facto um ta me a veniret ad finem optatuin » (Pierre Barrière).

DEUXIÈME SÉRIE : ARflCLE XVlI l6i

Ferratoni. Hugue Morsel vit un des témoins de la reine causer avec le cardinal qui était alors en France, en présence de l'é vêque de Meaux et du doven *. Mais la tentative vint aux oreilles de la reine. Pierre Barrière, soupçonné, fut saisi par ordre de Tofficial de 'Paris; le doyen et le procureur, voyant qu'ils ne pouvaient rien faire, ou comprenant que l'é vêque les avait trompés, quittèrent Paris : mais, poursuivis par six sergents du Châtelet, ils furent arrêtés dans les bois de Tournan 2 et conduits dans la prison de l'évêque de Paris 3 . Des auditeurs désignés par le roi et siégeant en la cour de l'official 4 reçurent les aveux des témoins que l'évêque avait tenté de suborner : Gui de Cas et plusieurs autres déclarèrent que l'évêque de Troyes leur avait fait des promesses et des présents pour les faire revenir sur leur premier témoignage. Pierre Barrière avoua qu'il était convenu avec Guichard de mener l'affaire, à condition que des personnages de la cour du roi voulussent s'entremettre pour l'évêque ; qu'on lui en avait nommé quelques-uns, mais qu'il ne les avait pas trouvés suffisants ; on lui en avait nommé d'autres : alors, il s'était engagé, s'ils voulaient l'entreprendre, à poursuivre la négociation avec ferme espoir de la faire aboutir 5 . Toutefois, Pierre disait qu'il avait été abusé, et qu'il n'avait su qu'à la fin que l'évêque payait les témoins qu'il voulait amener à rétractation 6 . Noffo Dei lui-même vint déclarer que Guichard avait

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