Schwandtner, Scriptores rerum Hungaricarum, III
3. Theiner, ibid., p. 457. « Ecclesias et personas ecclesiasticas regni tui <( habebis, ut condecet, in honore, ab eorum gravaminibus et oppressioni- « bus quibus in partibus illis multipliciter impeti et enormiter molestari « feruntur, nedum penitus temporalibus, quin etiam eis adversus quoslibet « opprimentes et gravantes easdem in libertatibus suis et juribus, efficaci « presidio régie tuicionis assistes, ac illas in suis bonis, possessionibus, « rébus et juribus manutenere curabis. » (7 juillet 1317).
4. Schwandtner, ibid., liv. IV, ch. 13. Mladin était lui-même un protecteur des hérétiques (Schmidt, ouv. cit., I, 125), et la Bosnie avait été au xm e siècle un des foyers du catharisme. Boniface VIII y avait porté l'inquisition en 1299.
5. Theiner, ibid., p. 463 « Sepe namque non absque gravi turbatione mentis relatione ûde digna percepimus quod terra Bosnensis ejusque patria, hereticorum ob rectorum negligentiam longo tempore ibidem degentium tanta sit infidelitatis labe poilu ta, quod ibi desolentur ecclesie, clérical i s ordo sit extirpatus radicitus et Christi sacra irrisione pestifera conculcentur, non ibi crucis reverentia... non viviûci sacramenti communie», ipsius etiam baptismi nomen in plerisque partibus ignoretur a gentibus.... »
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DERNIÈRES ANNÉES DE l'ÉVÈQUE 225
que la terre de Bosnie, par la négligence des prêtres hérésiarques qui y sont installés depuis longtemps, est à ce point souillée de la peste infidèle, qu'on y voit les églises désolées, Tordre du clergé entièrement déraciné : les choses sacrées du Christ y sont l'objet d'une dérision sacrilège, on n'y respecte plus la croix, on n'y croit plus au vivifiant sacrement de la communion, et le nom même du baptême est presque partout ignoré des peuples *. »
Le clergé lui-même, dans ce milieu d'inconvertis et d'hérétiques, laissait tomber sa foi et son orthodoxie 2 .
C'est là que fut transféré Guichard : il est difficile de croire que la requête de Marigny lui fût favorable. L'évêque d'ailleurs n'aurait pas accepté sa nomination :
N'aultre eveschié il ne vaul prendre,
Combien que une on lui donna
Qui est es terres par delà :
Mais ne l'accepta ne ne tint,
Ne n'en rechut ne quart ne quint 3 .
S'il occupa jamais son nouveau siège, il ne tarda pas à le résigner 4 . Il mourut peu après, le 22 janvier 1317 5 .
1. Cf. Theiner, ibid. y p. 456 (Du registre de la collecte faite en Hongrie dans les bénéfices vacants : 1317) : « In civitate et diocesi Boxinensi, nichil « vacavit quod ascenderet ultra VI marchas.... quia illa civitas et diocesis « ejus sunt prope scismaticos et sunt quasi destructe. »
2. Ibid. y p. 458. Lettre de Jean XXII au roi de Hongrie : « Inter cetera « quibus in Strigoniensi provincia décor ecclesie dehonestatus esse dinos- « citur, pudicicie lapsus graviter deploratur, dum ecclesiastici viri, eciain « sacerdotes, servituti carnis expositi et motum sequentes ipsius, concubi- « nas, ymmo foccarias tcnere publiée non verentur. » (10 juillet 1317).