Ibid., IV
6. Ibid., IV, 616. — C'était le cas en Champagne pour les religieux de Tordre de Saint-Benoit.
7. Dépos., 11,1, Jean Dorin : « habundabant ei divicie de quibus curiali- « tates faciebat pluribus de majoribus dicti monasterii. »
8. L'élection est postérieure au mois d'août 1283 (v. plus haut, p. 4, note 5) et antérieure au 26 avril 1284 : à cette dernière date, Guichard est mentionné comme abbé de Montier-la-Celle dans un acte relatif au droit de pâture sur des terres de l'abbaye à Ruvigny (Inventaire de Montier-la-Celle, Archives de l'Aube, 7 H. 1-2, fol. 394).
9. Gall. christ., XII, 546 : « Guichardus anno 1284 cum priore S. Aigulû
8 AYANT i/ÉPISCOPAT
Cette année même, la fille de la reine Blanche, héritière de la Champagne, entrait dans sa douzième année et devenait majeure : un traité mit fin, le 17 mai 1284, à la régence de Blanche et d'Edmond de Lancastre en Champagne *, et, le 16 août, Philippe, fils aîné du roi de France, épousa la jeune comtesse . Jeanne. Philippe étant devenu roi le 6 octobre 1285, la Champagne entra dans le domaine royal. Toutefois, le roi laissait à sa femme l'administration de sa dot; et, comme le traité du 17 mai avait réservé à la reine Blanche le douaire qu'elle avait eu du comte Henri, son premier mari 2 , comme le roi de France, au nom de Jeanne, avait renoncé à élever aucune prétention sur les acquêts de communauté d'Henri III, sur les acquêts faits par Edmond et Blanche, et sur le mobilier 3 , le comté restait en fait aux mains des deux femmes 4 : et, la reine de France étant à peine adulte, ce fut la reine douairière de Navarre, sa mère, qui garda le soin de ses intérêts et la véritable influence en Champagne.
L'abbé Guichard, son familier, en profita : il fit les affaires de son abbave, et sans doute aussi les siennes.
Pour son couvent, comme pour lui-même, il se montra inté-
€ scribit ad Gilonem archiepiscopum Senonensem » (abbés de Montier-la- Celle).
i. D'Arbois de Jubainville, ouv. cit., IV, 452. — Edmond et Blanche prétendaient garder l'administration de la Champagne jusqu'à ce que Jeanne eût atteint 21 ans, âge auquel la coutume de Champagne fixait la majorité. Mais Philippe III déclara le bail terminé (Arch. Nat., J. 199, n" 36, 37) : Edmond et Blanche consentirent à l'émancipation de Jeanne moyennant le payement de 60.000 liv. t. et la confirmation du douaire delà reine Blanche. Edmond de Lancastre n'avait d'ailleurs jamais été qu'un lieutenant de Philippe.
2. Le douaire comprenait d'ordinaire les prévôtés de Méry, Pont, Nogent, Sézanne, Chantemerle, Vertus, Épernay et quelques autres villes (A. Lefèvre, Les finances de la Champagne, p. 16-17).