Ibid.y art. III (ob predicta reputans se confusum
7. Pour établir les faits qui vont suivre, nous avons dû nous servir des témoignages de l'article 17 de la 2 e série d'accusations, maigre leur caractère quelquefois suspect : mais nous n'en avons retenu que les faits patents et pour ainsi dire officiels.
AKKaihe de jeas de calais
évéque mena secrètement une double série de négociations : rance, pour obtenir des témoignages favorables et fournir, au ;s, une sorte de contre-preuve qui devait détruire les alléga- ; des témoins de la reine; — en Italie, pour amener Jean de is à le disculper auprès du roi et de la reine de France, la cour du roi, l'évêque se savait appuyé par des amis à lui, >ersonnages, qui soutiendraient l'affaire quand elle serait en ; il avait aussi pour lui les ennemis de son principal accusateur, a Dei '. Il semble que l'évêque de Meaux, Jean de Monïb, un des principaux conseillers du roi, ait été. sinon son jlice, du moins son auxiliaire et son intermédiaire dans tentative secrète 2 . On voit également que Guichard compsur l'entremise du cardinal Lemoine pour produire sa justîion auprès de la reine s .
est au commencement de Tété de 1803 qu'il fit le suprême L qui devait » renverser et retourner tout le procès » machiné ^e lui. Après Pâques, il envoya à Paris Uegnaud, doyen Saint-Urbain 4 , et Pierre de Saint-Xizier, son procu-
Dépos., II, 17, Pierre Barrière. Toutes ces machinations feraient croire ■ intrigue de cour, peut-être a une lutte d'iulluences, dont en partie échappent et les détails et les causes et les acteurs. Ihid., Pierre Barrière, Pierre de S. Ni/.icr. Nous avons vu plus haut, que Guichard, étant abbé" de Montier-la-Celle, s'était trouvé en rapavec les cvèqucs de Meaux, et que ces relations semblaient avoir été [«"officielles. Lév. de Meaux était alors Jean de Montrolles, ou Jean intcrolc, ancien chantre de l'église de Baveux, nommé par Boniïïll évèque de Meaux le 3 octobre 1208 \lletj. de Bonifnce VIII, i8), m. le 12 ou le 18 février l:J03 \Gatl. christ. VIII, 1«32). Ibid., Hugue Morsel; dépos., III, 7, Jean de Langres. Nous ignorons lent et & quel moment se nouèrent ces relations de Guichard avec le îal. Le cardinal Lemoine, envoyé alors par Boniface VIII auprès du >ur tenter une conciliation, était Français d'origine et ami personnel
!*,e Uegnaud semble être le personnage indiqué par les autcura du Gairhtinna comme étant, dès 1296, doyen de S. Urbain, mort le 29 nov.
Le Gallia l'appelle lienatus de Cotumlit et dît qu'il fut chanoine de ?s. Lalore mentionne en 1314-17 (C.arlul, de Saint-1'ierre, pp. XV,
I un Renaud le Diable (Henaudui Diaholi) doyen de Saint-Urbain et iinc de Troycs. Selon Méchin (Documents inéd. pour servir à rhistoire
Affaire de jean de calais 31
feur 1 : il s'agissait, les témoins recrutés et préparés, de les faire parvenir à frère Durand, le confesseur de la reine 2 ou à la reine elle-même par l'intermédiaire de l'évêque de Meaux 3 . Le doyen s'était logé, pour rendre les relations plus faciles, dans une maison de la Grand-Rue, près de celle de l'évêque 4 . L'affaire semblait marcher : on vit un des témoins qui avaient autrefois déposé pour la reine, causer avec le cardinal, alors à Paris, en présence de l'évêque de Meaux et du doyen de Saint-Urbain 5 . Mais les soupçons furent éveillés : la tentative de l'évêque vint aux oreilles de la reine, qui s'en montra très irritée 6 .
. La cause à ce moment n'était r plus entre les mains du seul archevêque de Sens : elle avait été portée devant Tofficial de Paris, assisté d'auditeurs à ce députés par mandement du roi 7 : M e André Porcheron 8 , chanoine dWrras, Pierre de Grès 9 ,
de la collégiale de Saint-Urbain, p. 104), le doyen Renauld de Colombiers fonda la chapelle Notre-Dame, donna plusieurs revenus à l'église et mourut en 4336. Ces trois noms s'appliquent vraisemblablement à un personnage unique, Rcgnaud ou Renaud de Coulommiers, celui-là même qui nous occupe. Surles relations de Guichard avec Saint-Urbain, v. Lalore, Chartes de S. Urbain, p. 316.
1. Pierre était un des familiers de révoque : ancien notaire en l'officiaUté deTroyes, sépare de sa femme, puis « bigame », il n'en avait pas moins été ordonné par Guichard et bénéficié d'une cure (Dépos., III, 3).
2. C'était frère Durand de Champagne, de l'ordre des Mineurs, dit de Folesio ou de Froleyo dans les dépositions du grand procès. Voy. la notice de Léop. Delislc, Hiat. litt., XXX, 302 et suiv.