Reg. Vatican, 54, fol. 20 v° (pièce justif., n° XI
5. Chron. rimèe attrib. à Gefîroi de Paris [Histor. de Fr., XXII, 117); cf. Ane. chron. de Flandre [ibid., 389).
6. Con tin. de Nangis. Cf. Chron. abrégée de G. de Nangis (Histor. de Fr., XX, 591 et 652); Jean de S.Victor (ibid., XXI, 644); Contin. de Girard de Frachet (Ibid., XXI, 47. — Les noms de ses exécuteurs testamentaires sont mêlés au procès de Guichard ; c'étaient : Etienne Becart, archevêque de Sens; Gilles, abbé de S. Denis; Gui de Châtillon, comte de Saint-Pol et bouteiller de France; M e Martin de Hat Chambre, chancelier de Champagne ; Simon Festu, archidiacre de Vendôme ; frère Durand, son confesseur ; Enguerrand de Marigny, chambellan du roi; frère Jean Granger, son aumônier (J. Launoi, ouv. cit., p. 21).
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LA TRÊVE : (illCHARD DAX8 SON DIOCÈSE
fois, de retourner les témoins jadis avancés contre lui '. Aun d'août i30ti. Noffo Dei se trouvant à Troyes. gravement mali et croyant sa fin proche, Guîchard obtint de lui qu'il déclara vérité par devant notaire sur le fait de Jean de Calais et qui fît rédiger un instrument secret; la pièce fut remise à un ti frère Jean de l'Isle, prieur des Jacobins de Troyes. C'était, disant, une rétractation où le Florentin avouait qu'il avait p faux témoignage, suborné par Jean de Calais; elle aurait montrée a l'évêque, mais ne devait lui être délivrée qu'à de taines conditions qui ne se réalisèrent pas *.
D'ailleurs le compromis qui avait suivi la mort de Jeai Calais n'était qu'un accord momentané et partiel, une satisfa< pécuniaire donnée à la reine ; il ne pouvait être le dernier d'une affaire qui avait excité et laissé au fond des cœurs tar rancunes et de défiances. Noffo Dei ne mourut pas : il res avec l'archidiacre et les autres ennemis de Guichard, pr raviver les accusations tombées, mais mal étouffées, à parti de la mort de la reine de France, comme on avait fa celle de la reine de Navarre, en excitant chez le roi et les enl de la reine défunte des soupçons contre l'évêque. Guichard tait autour de lui cette animosité sourde et vivace ; il voyait anxiété grandir l'héritier de la reine, à qui revenaient la Cl pagne et la Navarre 3 : car il savait qu'il n'avait rien à espén (ils non plus que de la mère ».
1. Dépos., 11,17, GiacopovlWn^i, Jean de l'Isle, Jean dé Hancy : <!'■ dernier témoin, Guichard se serait occupé de sa réhabilitation dès VA sion de 1305 (28 mai).
2. Dépos., II, 17, Jean de l'Isle, Jean Larmtiricr. — Quelle foi ajoi cette rétractation? Noffo Dei, pour ne point compromettre l'archidiaci risquait rien a accuser un mort.
3. Louis, le fils aine de Philippe IV et de Jeanne de Navarre, étail sa seizième année à la mort de sa mère en 1303.
i. Dépos., I, Regnaud de Langrcs.