Bibl. Nat., ms. franc
'A.\ï--i>IUJI'OS
comme une impression fraîche el la couleur a choses, nous avons essayé de restituer la vie
et cette figure personnelle de prélat grand seillure mondaine, dont la fortune fut un roman, êque nous apparaît avec des traits plus nets, si
pu, mieux que nos devanciers, approfondir ieux procès, — nous ne craignons point de nigme toujours nous échappe. De ce drame hist enveloppé de silence, l'intrigue nous arrive iloutfée, comme une rumeur trop lointaine ; sur é que l'on sent si agitée, si passionnée, si p de temps et d'oubli a passé : trop de noms iconnus, trop d'autres sont effacés, trop peu nous ligures animées; et plus d'un même, des prennages, serait encore à connaître : Jeanne, la ance, sa mère, la reine Blanche de Navarre, et dont le rôle étrange et obscur n'a jamais été Fo Dei.
n'avons pu réussir à le reproduire avec son ein relief, du moins avons-nous mis au jour ce îux qui nous fait connaître, avec la vérité de la a saveur de la vie intime, les personnages 1 , les
croyances d'une société.
pouvions, sans donner à ce travail un volume apporter intégralement les dépositions des it la masse emplit un rouleau de cinquante-trois longueur. D'autre part, les témoins, interrogés même formulaire, ne font souvent que se >us avons cru pouvoir, pour chaque article d'ac-
AVANT-PROPOS XI
cnsation, condenser et fondre les témoignages pour en faire une suite et un tout, en nous bornant d'ailleurs à urie traduction stricte : le récit, sans perdro de sa couleur, ne fait que gagner en intérêt à cette concentration, et le rapprochement facilite la comparaison et le contrôle des témoignages les- uns par les autres. Nous avons eu soin, par nos références, de distinguer les témoignages dans le corps d'un article ; et quand l'expression latine nous a paru particulièrement intéressante ou lorsqu'elle restait douteuse, nous l'avons maintenue dans le texte ou ajoutée en note. Nos renvois aux dépositions sont ainsi donnés : le chiffre romain indique trois séries de dépositions sur les trois séries d'articles proposés contre l'évêque ; le chiffre arabe indique le numéro de l'article ; suit enfin le nom du témoin.
La graphie des noms de personnes italiens que nous rencontrions en latin nous offrait une difficulté que nous n'avons pas résolue. Il eût été délicat d'italianiser ces noms comme de les traduire en français. Ces noms se trouvaient quelquefois francisés dans le texte : nous avons alors gardé la forme française. Quand ils étaient en latin, nous avons traduit le prénom et laissé le second nom en italique avec sa forme latine (Jacobus Aringi : Giacopo Aringi).
Ce mémoire est une thèse de l'Ecole des Chartes. C'est à M. Ch. -Victor Langlois que nous en devons l'idée : il fait partie d'un ensemble de travaux relatifs à l'époque de Philippe le Bel dont il a conçu le plan et dont il dirige l'exécution dans ses conférences de la Faculté des Lettres. Nous remercions vivement notre savant maître des conseils qu'il nous a donnés pour cette étude; c'est à lui qu'en revient
AVANT-PHOPOS
mage. Nous remercions également M. Auguste ier, professeur à l'École des Chartes, qui a mis tout in à revoir les épreuves et à qui nous devons maintes liions; M. Francisque André, archiviste de l'Aube; la Société de l'École des Chartes, qui a bien voulu irer avec notre travail une nouvelle série de Mémoires zuments.