‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313) (volume 2)Chapitre 9 sur 208 · AVANT L ÉPISCOPAT · texte numérisé non relu

AVANT L ÉPISCOPAT

■e haute situation, Guichard s'entoura des siens. 11 avait des eux et des cousins dont il fit ses familiers ou <jui entrèrent s les ordres '.

L la naissance de Guichard, le bruit aurait couru dans le pays la maison de son père était hantée du démon, et Nicolas, juede Troyes, serait venu à Villemaur asperger les lieux d'eau île et exorciser la mère - : si douteuses que soient les aflîrmas de témoins suspects, produits soixante ans après les faits. >toire n'a rien de trop étrange, et les dires rapportés au procès vaient reposer sur quelque fond.

>e l'enfance de Guichard, on ne sait rien. D'abord clerc sécu- 3 , il fut ensuite moine de l'abbaye de Montier-la-Celle-lezyes*, dont dépendait le prieuré de Saint-Flavit de Villeir°, en face duquel il avait sans doute été élevé. La réputation ia naissance l'y aurait suivi et l'aurait exposé aux railleries de camarades fi . L'abbaye de M on tier-la-Celle était une des plus sidérables du diocèse de Troyes, el avait été au Xli' siècle une ade école monastique 7 : on ignore toutefois quelle éducation ;çut le jeune moine,

Garnicr, Perrinet de la Planche, Becart (Dépos., II, 22, Hermand de .us; [I, 14, Jean des Sa in tes- Vertus). Un autre, Guichard, fut moine de tier-la-Celle (Dépos., H, 22, Hermand de Vertus). Un cousin germain, Troi, fut curé de Maisoncelles (Dépos., II, 1, Agnès la Basine). On ve encore mention d'une cousine excommuniée qu'il aurait eue pour ubine (Dépos., II, 14, Jean Patriarche). Le père de Guichard avait ; frères (Dépos., Il, I, Jacques Quarrei).

Dépos., 11, 1. — Nicolas de Brie, cvêque de Troyes de 1233 à 1269.

D'après le clerc de Troyes, auteur du Renard contrefait.

Aujourd'hui faubourg de Troyes, c" s de Saint-André.

Dépos., II, I, G. Pastourel.

Ibld., G. Pastourel, Prieur de Saint-Ayoul.

L'un des élèves du couvent avait été Pierre de Celle, qui fut abbé de tier-la-Celle et évéque de Chartres. L'abbaye avait servi d'asile à ;de Salisbury. On v enseignait alors la théologie, la philosophie, l'his- • et même le droit civil. Voy. liai, lit!., IX, 102-10:1; XIV, 237 cl suiv.

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