Au dos, on lit
Informalio sécréta [contra Guichar]dum episcopum Trecensem* Nous donnons la concordance avec les articles des pièces n os 5 et 9, que
nous indiquons en chiffres arabes :
I (1); — Il (2) : l'accusation ne concorde pas : il s'agissait d'abord d'un
enfant vivant à baptiser ; — III (néant) ; — IV (3) ; — V (4) ; — VI (5) ; —
VII (néant); — VIII (6); - IX (7); — X (10); — XI (8).
l02 POURSUITE DE L INSTRUCTION SÉCULIÈRE
accusations portées contre l'évêque, à fournir aux juges les pièces du procès fâcheusement arrêté en 4301 et qu'il avait à ce moment devers lui 1 . En rencontrant ces deux hommes à cette heure, en retrouvant parmi les articles de cette accusation nouvelle les mêmes griefs dont l'évêque avait été chargé jadis au cours de l'affaire de Jean de Calais, on ne peut s'empêcher de soupçonner qu'ils étaient au fond les inspirateurs de cette série d'accusations, sinon les instigateurs du procès tout entier 2 .
Sceau de Simon Festu, évoque de Meaui (1310) (Arch. N&t., J. 158, n° 8)
Ainsi, c'étaient les vieilles haines, un temps comprimées, qui se ranimaient contre l'évêque : la mort de la reine de France n'avait été que l'occasion attendue, et le procès qui s'engageait allait être une reprise sur nouveau fonds des anciennes charges abandonnées. Mais, aujourd'hui l'accusation était plus grave et plus compliquée, elle était mieux conçue et devait être mieux soutenue. Ce n'était plus cette fois une intrigue de cour, simple question d'intérêts ou d'influence sourdement débattue entre