‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 142 sur 267 · Pierre de S. Nizier · texte numérisé non relu

Pierre de S. Nizier

Mém. et doc. de l'Ec. des Chaitts. 10

LES DÉPOSITIONS

contraire, qu'il donnait cet argent aux Lombards pour en faire usure, et qu'il en retirait grand profit ^. Il ne rougissait pas de ses relations avec ces usuriers. Jacquette de Vinets avait dit une fois à son chambrier : — « Cet homme se honnira pour donner « ses deniers à dételles gens' ! » Quand on l'avait arrêté, l'évêque avait bien deux mille deux cents livres au seul comptoir des CavassoUe

XVIP ARTICLE

Des témoins quil a corrompus et des pièces qu'il a faussées

(41 témoins)

Guichard, étant prieur de Saint-Ayoul, avait voulu faire témoigner à Jean li Forneraz qu'il avait vu certain garde de la Tour de Provins prendre la femme de Félix Mignot et la connaître charnellement, bien qu'elle fût mariée ; le prieur promettait à Jean de le faire sergent de la commune de Provins. Jean refusa, disant qu'il n'en savait rien : Guichard le fit mettre à la Tour du Roi à Provins par le sergent du bailli, et l'y fit rester vingt-deux semaines, pour avoir refusé de porter faux témoignage ^.

Vers Pâques 1302 (22 avril), Pierre de Saint-Nizier, qui était alors clerc de l'évêque, avait fait certaines lettres relatives à une mutation de revenus entre l'évêque, d'une part, l'abbé et ^le couvent de Montier-la-Celle d'autre part ; il avait écrit à un endroit les mots : decimam de Gillanis, et, à la suite, un certain chiffre de revenus que l'abbaye donnait à l'évêque. L'abbé avait

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