‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 184 sur 267 · Curé de Corfélix · texte numérisé non relu

Curé de Corfélix

LES DÉPOSITIONS

« sons bonne fête, la reine de Navarre est morte ^ ! » et : — « Voilà, une de mes ennemies de morte, meurent ainsi tous les (( autres - ! »

Pourtant, au milieu de cette joie, les bruits d'empoisonnement qui couraient ne laissaient pas de lui causer quelque appréhension. Il manda près de lui, à Auzon M® Jean, le médecin de la reine : — « Madame est morte, lui dit-il ; j'en suis fâché. Dit-on « qu'elle a été empoisonnée? » L'évêque était assis ; le médecin, mettant genou en terre devant lui, répondit qu'on le disait à Paris. Guichard lui dit qu'il l'avait mandé pour le garder, comme médecin. Deux jours après, à Troyes, il le prit en secret : — « M" Jean, on m'a raconté que vous aviez dit que la reine avait « été empoisonnée et que c'était moi qui l avait fait. » Le médecin répondit que non. L'évêque ajouta : — « Comment l'aurais-je (( pu faire, étant si loin d'elle? Je ne ferais rien de tel, quoi qu'elle m'ait fait, »

Tenaille n'était pas moins soulagé que lui : sa grande ennemie était morte. Il fît grande chère. — « Grâce à Dieu et à Gassiano, (( s'écria-t-il, elle est morte ! Elle ne me fera plus de mal ! ^ »

Contre-sceau de Blanche d'Artois

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