‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 234 sur 267 · Dépos., II, art · texte numérisé non relu

Dépos., II, art

8. Dupuy, Preuves, p. 241 (art. VU) et p. n2. — Pour les criiuos attribués à Guichard, v. la 2" série d'accusations.

(( et un incorrigible ^ , » dit Nogaret de Boniface ; « il disait que la (( fornication n'était pas un péché, sicut nec fricationem « manuum-. » Saisset prétendait aussi que la fornication n'était pas un péché chez les prêtres 3. L'accusation fut essayée contre Guichard : on prétendit d'abord, comme pour Boniface, qui, tra- A^aillé, disait-on, du A^ce de sodomie, gardait des femmes avec lui ^, que Guichard, pour couvrir son crime, entretenait une concubine-''. Mais le grief fut atténué dans sa brutalité, et réduit à une simple accusation d'incontinence et de concubinage ^.

Après la sodomie, la simonie. Boniface avait été traité de simoniaque manifeste et détestable, qui ne laissait rien d'invendu', et, comme pape, il avait été qualifié de « source et fondement « de la simonie s ». Guichard n'avait pas failli à l'exemple : il avait vendu les charges, les bénéfices, les cures, il avait fait des moines et des clercs moyennant finance 9.

Puis l'usure, déjà défendue aux laïques, crime encore plus grave chez les clercs : comme les Templiers, Tévêque s'enrichissait par tous les moyens Enfin, c'étaient la mauvaise foi dans les engagements les violences envers les personnes ecclésiastiques ^2 ; et, après une récapitulation véhémente de ces vices et de ces infamies la conclusion s'imposait que l'amendement

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