‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 56 sur 267 · Arch. départ. Aube, G. 3387 (p. justif., n»VlI · texte numérisé non relu

Arch. départ. Aube, G. 3387 (p. justif., n»VlI

3. L'évêque avait sans doute négligé d'appliquer ce règlement à ceux de ses familiers qui étaient pourvus d'une chapellenie et qui se dispensaient de leur service dans réglise.

LA TRÊVE : GLlCIIAftD DANS SON DIOCÊSË

Il restituait au chapitre les moulins et les droits usurpés en son nom par le religieux qui gérait pour lui le prieuré de Saint- Mesmin, et désavouait cette usurpation. Il promettait de rendre sous quinze jours et d'affecter à des œuvres pies la valeur du bois qu'il avait tiré de la forêt d'Otlie pour refaire ses moulins de Saint-Mesmin. Il confessait qu'il n'aurait point dû, comme il avait fait, sans le su ni le consentement de son chapitre, s'engager de 40.000 livres tournois vis-k-vis de la reine, ni les lui payer, et assurait que son église n'en souffrirait aucun dommage. Il s'obligeait à payer dans huit jours aux chanoines la somme de 191 livres pour une croix d'or perdue par la négbgence de ses marguiUiers ; — à reconstruire à ses frais, dès l'Assomption prochaine, le presbytère de Sogny qu'il avait fait détruire; — à veiller à la discipline de ses quatre marguillers laïques ; — à revenir sur l'accord qu'il avait fait avec Saint-Etienne sans l'aveu de son chapitre, en sorte que l'église n'en souffrît aucun préjudice. 11 se déclarait prêt enfin à rétablir dans leurs droits et à dédommager les clercs qu'il avait lésés en percevant les revenus des églises vacantes contre la coutume du diocèse ou en faisant desservir des églises déjà conférées; il s'engageait à faire régulièrement aux chanoines les versements qui leur étaient dus aux anniversaires, et reconnaissait que la juridiction des quatre chanoines de Notre-Dame dans la cathédrale appartenait au doyen et au chapitre.

Tous les différends étaient clos. Le 8 juillet 1304, Guichard avait même donné au chapitre de sa cathédrale, en les amortissant, les rentes qu'il avait à Pouilly i, à charge d'une messe annuelle du Saint-Esprit à célébrer pour lui pendant sa vie, d'un anniversaire après sa mort ~. Déjà en 1301, par une libéralité de même nature, il avait partagé entre l'abbaye de Montier-

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