‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 58 sur 267 · Reg. Vatican, 54, fol. 20 v" (pièce justif., n" XI · texte numérisé non relu

Reg. Vatican, 54, fol. 20 v" (pièce justif., n" XI

5. Chron. rirnée attrib. à Geffroi de Paris {Ilistor. de Fr., XXII, 117); cf. Ane. chron. de Flandre (ihid., 389).

6. Contin. de Nangis. Cf. Chron. abrégée de G. de Nangis [Histor. de Fr., XX, 591 et 652) ; Jean de S. Victor {ihid., XXI, 644) ; Contin. de Girard de Frachet (Ihid., XXI, 47. — Les noms de ses exécuteurs testamentaires sont mêlés au procès de Guichard ; c'étaient : Étienne Becart, archevêque de Sens; Gilles, abbé de S. Denis; Gui de Châtillon, comte de Saint-Pol et bouteiller de France; M" Martin de Bat Chambre, chancelier de Champagne ; Simon Festu, archidiacre de Vendôme ; frère Durand, son confesseur , Enguerrandde Marigny, chambellan du roi; frère Jean Granger, son aumônier (J. Launoi, ouv. cit., p. 21),

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fois, de retourner les témoins jadis avancés contre lui ' . Au mois d'août 1306, Nofï'o Dei se trouvant à Troyes, g-ravement malade, et croyant sa fin proche, Guicliard obtint de lui qu'il déclarât la vérité par devant notaire sur le fait de Jean de Calais et qu'il en fît rédiger un instrument secret; la pièce fut remise à un tiers, frère Jean de l'Isle, prieur des Jacobins de Troyes. C'était, soidisant, une rétractation où le Florentin avouait qu'il avait porté faux témoignag-e, suborné par Jean de Calais ; elle aurait été montrée à l'évêque, mais ne devait lui être délivrée c[u'à de certaines conditions qui ne se réalisèrent pas

D'ailleurs le compromis qui avait suivi la mort de Jean de Calais n'était qu'un accord momentané et partiel, une sa tisfaction pécuniaire donnée à la reine ; il ne pouvait être le dernier mot d'une affaire qui avait excité et laissé au fond des cœurs tant de rancunes et de défiances. Noffo Dei ne mourut pas : il restait, avec l'archidiacre et les autres ennemis de Guichard, prêt à raviver les accusations tombées, mais mal étouffées, à tirer parti de la mort de la reine de France, comme on avait fait de celle de la reine de Navarre, en excitant chez le roi et les enfants de la reine défunte des soupçons contre l'évêque. Guichard sentait autour de lui cette animosité sourde et vivace ; il voyait avec anxiété grandir l'héritier de la reine, à qui revenaient la Champagne et la Navarre 3 : car il savait qu'il n'avait rien à espérer du fils non plus que de la mère

1. Dépos., II, 17, Giixcopo Aringi, Jean de l'Islc, Jean cle Hancy : d ap. ce dernier témoin, Guichard se serait occupé de sa réhabilitation dès FAsceusion de 1305 (28 mai).

2. Dépos., II, 17, Jean de l'Isle, Jean Larmurier. — Quelle foi ajouter à cette rétractation? Noffo Dei, pour ne point compromettre l'archidiacre ne risquait rien à accuser un mort. '

Louis, le Ris aîné de Philippe IV et de Jeanne de Navarre, était dans sa seizième année à la mort de sa mère en 1303. 4. Dépos., I, Regnaud de Langres.

Mèm. cl dur. de l'Èc. des Chiiilcs.

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