Lettre de Jean de Gray, greffier dans l'enquête au pape
En outre, dans le carton J. 206, se trouve une pièce qui nous a paru distraite du dossier d'un procès mené contre l'évêque antérieurement au grand procès de 1308 : c'est une lettre personnelle de Guichard à un « épicier » florentin.
Les renseignements que nous a procurés le dépouillement de celte longue enquête sur la période de la vie de Guichard
YIII
AVANT-PROPOS
antérieure au procès sont fort nombreux et circonstanciés : c'estgrâceà eux particulière ment que nous avons pu connaître cette mystérieuse affaire de Jean de Calais qui précéda le grand procès et qui n'en fut, selon nous, que le prélude ; mais ces renseignements portent aussi sur la carrière de l'évêque, depuis sa naissance jusqu'au jour où il fut arrêté, sur son élévation successive aux dignités de prieur, d'abbé, enfin d'évêque, sur son rôle en Champagne, sur tout ce que l'on pourrait appeler d un mot, ses antécédents.
Les Archives de TAube nous ont fourni en quelque sorte la contre-preuve de ces renseignements : elle nous en ont permis la confirmation et le contrôle. Du fonds de l'évêché, du fonds du chapitre, de celui de Montier-la-Celle dont Guichard fut abbé, nous avons tiré un certain nombre d'actes qui nous ont servi à fixer des dates, à préciser des faits. Deux actes des plus importants relatifs à cette période avaient déjà été publiés : Camuzat avait édité, à peu près correctement, le grand règlement de 1304 entre Févéque et son chapitre 1 ; l'abbé Lalore avait publié, avec sa fantaisie habituelle, l'enquête relative au palefroi de Tévêque Guichard, dans l'affaire de Notre-Dame-aux-Nonnains^. Nous avons collationné et réédité le premier de ces actes à cause de son importance pour l'histoire de l'évêque; nous nous contentons de signaler la mauvaise édition du second. L'abbé Lalore a encore tiré des Archives de l'Aube ou de la bibhothèque de la ville de ïroyes quelques pièces ou mentions que leur publication ne nous a pas dispensé de revoir et de reproduire après lui.