Une douleur
2. Selon Pierre de Grancey, il ne s'en alla qu'à la nuit. Cf. Feliset.
3. Entre Pouy et l'emplacement de S. Flavit, il y a encore un lieu dit : « Buisson du Paraclet. »
LES DÉPOSITIONS
trouvé dans le bois, sur la route qui va de l'ermitag-e à Aix, un cheval attaché à un chêne, et, près du cheval, un valet qui dormait; puis il avait rencontré un homme qui venait de l'ermitage, vêtu d'un rochet grossier, et qui monta sur le cheval ; il lui semblait que cet homme, ainsi vêtu comme un bouvier, était l'évêque de Troyes ; il demanda à l'ermite ce qu'il était venu faire chez lui :
— « Tais-toi, lui dit Regnaud, laisse-moi la paix, et occupe-toi « de tes affaires. »
Le dimanche ou le lundi suivant, le chevalier mourut à a Le Motai 1 », et l'ermite pensa qu'il était mort des prunelles qu'il avait mangées.
Environ huit jours après, le jeudi avant les Ordres ~, l'évêque vint à l'ermitage, comme évêque, en habits épiscopaux, avec une grande suite : il venait de Trancault ^ et il allait à Aix.
— « Qu'est-ce que vous allez me donner? » dit-il à Regnaud.
— « Je vous satisferai », répondit l'ermite. Et ils se mirent à causer ensemble, à part. — « Regnaud, demanda l'évêque, (( dit-on que Jean Boursaud a été empoisonné ?» — « Certes non, « répondit l'ermite ; mais on s'étonne qu'il soit mort si vite. » Guichard ajouta : — « Regnaud, je ne veux pas que mes gens (( sachent que je me suis conseillé avec toi : je ferai ajourner « devant moi ton compagnon, n'en sois pas étonné. »
Il s'en alla avec ses gens et fit citer frère Pierre, par son chapelain, messire Guillaume de Coulommiers, pour le vendredi. Le lendemain, frère Pierre alla trouver l'évêque à Villemaur; Guichard lui demanda si Regnaud confessait, prêchait et donnait des bénédictions nuptiales à l'ermitage ; le clerc répondit que oui, et que l'ermite disait en avoir la permission de l'évêque 4.
Cependant, l'ermite, pensant que le chevalier était mort empoi-