de Méry-sur-Seine
8. Saint-Denis était un bourg réuni à la ville de Troyes depuis le xin" siècle.
POURSUITE DE l'iNSTRUCTÏON SÉCULIÈRE
aidié a faire toutes les mauvescs besoingnes de l'evesque, et par eus sauroiz vous ou Tevesques ha son trésor^, et par Lorin son chambellanc, qui sot trestouz ses secrez : mes que il soient tantostpris et tenuz si que nus ne puisse parler a eus -.
Qu'était-ce que ces nouvelles propositions, conçues non plus dans la forme officielle des articles du bailli de Sens, mais d'un caractère personnel et comme secret ? Quand et par qui avaientelles été rédig-ées pour être ensuite transmises k Nog'aret? C'étaient évidemment des articles destinés à être finalement proposés aux commissaires ecclésiastiques, mais dont la forme n'était pas encore définitive. On peut croire qu'ils avaient été composés dès le mois d'août, avant l'arrestation de l'évêque et de ses gens 3; les retouches, la forme personnelle qu'on y remarque plusieurs fois feraient supposer qu'on est en présence d'une ébauche d'accusation préparée par le promoteur ou par l'un des instigateurs du j)rocès. La nature des charges et le ton de l'accusation, ces procédés hardis et violents ne nous sont d'ailleurs pas inconnus : ce sont ceux de l'époque ou plutôt d'une école ; et l'on songe que l'évêque avait pour ennemi l'un de ces maîtres accusateurs, celui-là même qui venait, si l'on en croit Villani, d'inventer et de dénoncer les crimes écrasants qui pesaient sur les Templiers. On lit en effet, en tête d'un nouvel acte d'instruction, le nom de Noffo Dei.
Le l*^"^" décembre 1308, alors que l'enquête ecclésiastique, ouverte depuis deux mois, portait seulement encore sur les crimes d'envoûtement et d'empoisonnement, avant qu'aucune autre charge eût été produite officiellement contre l'évêque, — à Troyes, des agents du roi étaient occupés secrètement à recher-