SCENE IV
Les Mêmes, SANSVOIX.
{L'Orchestre joue l'air : Serviteur à Monsieur Lnjîeur. Les Jeannes d'Arc se placent à droite de Bétejbrt. Sansvoix arrive et se met à gauche f en attitude.)
•ANSroiX.
w Avant que tous lei Grecs vous parlent par ma voix, u Souffrez, «...
BÉTEFORT.
Un instant , vous vo^is trompez ; il ne s'agit point d'An-
^rotnaque ici... Diable, c'est bien différent..; Seigneur, il es'' très honorable pour moi do recevoir l'illustre Sansvoix, ' rilicr des talens des Mole , des liarive,
SAMSVOIX.
« De Larlve et Mole, moi, je suis l'héritier ! « Aurait-il le dessein de me mystifier? »
Air : Un homme pour faire un tableam
Cessez un éloge atissi grand ; Il me fait rougir, je vous jure , Je ne suis point au premier rangj £t ma place est assez obscure^ Mais légitimé chaque jour Par le talrnt qui clufz moi brille ^ Je ne suis qu'un fils de TAnour.
bêtefort.
. II n'a pas un air de famille.
Qu'y a-t-il pour votre Service ?
SANSVOlX.
« Nous venons réclamer une illustre bergère , » Nous Tenons réclamer une jeune guerrière. »
BETEFORT.
Eh bien 3 mais est-ce qu'elle n'a pas d'autre nom ?
SA.NSV01X.
rt Seigneur, dans notre camp , parfois il nous arrive « De la nommer encore une illustre captive. »
BÊTEFORT.
I C'est très-lDien , mais avec ces noms-là, on ne vous déh*ifrerait pas à la municipalité son extrait de bajDlême.
SANSYOÎX.
Eh bien , elle s'appelle Jeanne d'Arc,
BETEFORT.
A la bonne heure! il fallait donc le dire tout de Suite.
SANSVOIX.
Au moment oii elle se rendait à la rc'pe'lifion, on l'a arrêtée au •ié])ris de la liberté individuelle. On a vn des gens de mauvaise n'ne qui ressemblaient bien à des Ang-Jais, la forcer d'entrer ans un cabinet de lecture des galeries de Bois.
Elle est ir'
wm
SANSVGIX.
Ah î Seigneur, daignez la rendre aux \ Air : T^nudeville de Tuien
Ici je vous la redemande; En sa faveur je viens vous implor Si nous faitions une perle aussi g Nous ne pouriions la réparer, Ne désoif z pas sa famille , Car Melponiènc , dès lonç;-tcm Dans le nombre de %e% enfans, Ke compte qu'une srule fille.
BÉTEFORrJ Oui , mais elle a des garç-^ns.
SANSTOIX.
rc II en est jusqu'à deux que Tod pot
JiAVNE FLO^FL
Monsieur Sansvoix^ vous n'êtes pas b<
SA>SVOIX.
Je ne me croîs pas mauvais, mais...,T prix de voire capture, et nous vous ofTr